Gaz de Houille en Lorraine

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Thématique environnementale: 

Gaz de couche à ZIMMING (Moselle Est), AVIS DÉFAVORABLE !



Communiqué MIRABEL-LNE du 25 janvier 2016

 

Gaz de couche à ZIMMING (Moselle Est),

AVIS DEFAVORABLE !

 


L’avis défavorable du commissaire-enquêteur de Zimming fait écho aux autres avis réservés et refus des conseils municipaux de cette industrie polluante.

 

Un public mal informé

La commune de Boucheporn située à 300 m du projet de plateforme de forage n'a jamais été consultée pendant l'enquête publique et le dossier déposé par la société EGL/Française de l'énergie a été présenté tardivement avec des pièces manquantes.

 

En outre, le commissaire-enquêteur estime que des informations complémentaires auraient dû être apportées par le pétitionnaire : la société n’a ni répondu aux recommandations de l’hydrogéologue agréé, ni estimé les incidences du projet en phase d’exploration. Plus encore, il réclame le recours à un organisme indépendant pour confirmer l’absence de recours à la technique de la fracturation hydraulique et assimilée.

Enfin, l’opposition des riverains, des associations et du conseil municipal de Zimming a encouragé le commissaire-enquêteur à formuler cet avis défavorable.

 

 

La balle est dans le camp de la préfecture

Le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques de Moselle (CODERST) sera amené à se prononcer sur les nouveaux projets de forage le 10 mars 2016. Ce n'est qu'après la réunion que le préfet pourra rendre son verdict.

 

Pour autant, malgré la demande officielle de MIRABEL-LNE, l’Etat refuse toujours de nous communiquer les résultats et informations sur des forages précédemment réalisés en Moselle par la société EGL/Française de l’Energie. Nous avions notamment demandé l'ensemble des documents remis à l'Etat depuis 2006 par la société gazière dans le cadre de l'article 44 du décret 2006-648. Ces documents publics et communicables sont donc passés sous silence. L'Etat voudrait-il cacher des informations gênantes qui démontreraient que la ressource est inexploitable sans recours à la fracturation hydraulique ? Ou alors, peut être que ces documents n'existent simplement pas ce qui attesterait d'un laxisme inacceptable de la part des administrations !

En l'absence de réponse, la fédération MIRABEL-LNE saisira la commission d'accès aux documents administratifs (CADA) pour exiger la communication de ces éléments essentiels à l’appréciation du dossier.

 


Contact presse : Nicolas CORREA – juriste MIRABEL-LNE – 09.81.98.30.17


Notre dossier complet sur les gaz de houille :

http://mirabel-lne.asso.fr/dossier/gaz-houille-lorraine





Moselle
Date: 
Lundi, 25 Janvier, 2016 (Jour entier)

Gaz de couche en Moselle Est, LONGEVILLE – Un Avis « très favorable » du commissaire enquêteur !

Communiqué MIRABEL LNE du 01/12/2015


 Gaz de couche en Moselle Est,

 LONGEVILLE – Un Avis « très favorable » du commissaire enquêteur !

 Venez tous manifester demain, mercredi 02 décembre 2015, à Metz !   infos sur la manifestation

 

La COP21, c'est maintenant ! Mais pour la Lorraine, fervente défenderesse de l'énergie carbonée et nucléaire, le changement, c'est pas pour demain….Le projet de développement de l'exploitation des gaz de houille en Moselle Est en est un cuisant exemple.


Des travaux préparatoires à une exploitation déguisés en travaux de recherche

Suite à l'enquête publique qui s'est déroulée entre le 21 septembre et le 22 octobre 2015, le rapport du commissaire enquêteur de Longeville conclut à un avis favorable pour l'implantation de 3 paires de forages sur la commune. Dans les réserves un peu vagues qu'il émet, le commissaire enquêteur s’inquiète des « projets à venir » qui font partie d'un « projet industriel global » et demande de préciser « les conditions techniques et administratives de l'exploitation éventuelle du gaz ».

Paradoxalement, le même commissaire enquêteur insiste dans son rapport sur le fait qu'il s'agit « d'un programme de recherche de gaz opérationnel ».

On ne va pas se mentir : les prétendues recherches menées par la société australienne EGL/Française de l'Energie en Moselle ne sont que des travaux préparatoires à une mise en exploitation de cette ressource qui, de surcroît, ne pourrait certainement pas être rentable sans recours à la fracturation hydraulique, comme c'est le cas pour 90 % des exploitations de ce type dans le monde.


Une population très majoritairement opposée

Tous les conseils municipaux concernés par les 3 enquêtes publiques récentes (Longeville, Zimming, Lachambre) ont voté contre le projet. Malgré une intensification de l'intérêt porté par des collectifs locaux, le commissaire enquêteur a refusé notre demande de prolongation de l'enquête publique invoquant une « mobilisation modérée du public » et le « peu d'intérêt pour la lecture du dossier ». Pourtant, dans son rapport, le même commissaire enquêteur fait état de 73 contributions (dont un seul avis en faveur du projet !), d'une pétition de 1017 signatures et admet que le projet présenté au public « a suscité une mobilisation limitée dans un premier temps, beaucoup plus importante par la suite ». A noter également que les membres du Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux du bassin houiller émettent un avis réservé et s'interrogent sur les « risques élevés » pour la nappe.

Dans son rapport, le commissaire enquêteur nous paraît outrepasser largement ses compétences et se placer en qualité d'expert en considérant « que le projet global d'EGL constitue un investissement important sur la Moselle Est avec une perspective de rentabilité et de création d'emplois », que le gaz « est l'énergie fossile la plus propre dans son usage, la plus à même de permettre une régulation de la puissance en compensation des énergies renouvelables dont la puissance est aléatoire » que ce projet permettrait de diminuer « notre dépendance et notre déficit extérieur », que le gaz produit « ne générerait pas de CO2 supplémentaire » et que les impacts sur l'environnement sont « limités ».


Un projet bien trop opaque pour être acceptable

Hélas, le débat a été tronqué par le refus de prolongation et de nombreuses questions sont restées sans réponse...Quels résultats ont donné les forages effectués depuis 2006 dans le secteur ? Que sait-on réellement, après 10 années de recherche, des possibilités d'exploiter cette ressource sans avoir recours à la fracturation hydraulique ?

Les conclusions des commissaires enquêteurs de Zimming et de Lachambre seront prochainement publiées. Le préfet prendra ensuite ses responsabilités pour autoriser (ou pas?) les forages.

Au vu des trop nombreuses zones d'ombre, la fédération MIRABEL LNE demeure opposée à ce projet et appelle à rejoindre la manifestation* organisée par les collectifs locaux, demain, mercredi 02 décembre 2015 à Metz.

 

* Malgré l'état d'urgence, la préfecture de Moselle a décidé de ne pas interdire la manifestation contre les gaz de couche en Moselle-Est qui aura donc bien lieu (rdv à 14h à Metz - colonne Merten - en Face de la République, à l'entrée Serpenoise)


Ce communiqué au format pdf ICI


Annexe :

- Télécharger le rapport du commissaire enquêteur du 18 novembre 2015 (rapport d'enquête n°E15000167/67)

Contact :

http://mirabel-lne.asso.fr

Notre dossier complet sur les gaz de houille :

http://mirabel-lne.asso.fr/dossier/gaz-houille-lorraine

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorraine

MANIFESTATIONS CONTRE LE GAZ DE HOUILLE EN MOSELLE

Malgré l'Etat d'urgence, la préfecture de Moselle a décidé de ne pas interdire la manifestation contre les gaz de couche en Moselle Est qui aura donc bien lieu : le Mercredi 02 décembre 2015 à 14h à Metz (rdv colonne Merten - en Face de la République, à l'entrée Serpenoise)

 

Gaz de couche en Moselle Est : La Lorraine ne peut pas accepter!


Après plusieurs tentatives infructueuses de forages en Moselle Est, à Diebling et Folschviller, l'entreprise EGL/Française de l'Energie s'obstine : Trois enquêtes publiques sont en cours. (voir notre communiqué de presse du 14 octobre 2015)

L'entreprise australienne "EGL" alias "Française de l'Energie" déclare** qu'elle utilise un procèdé d'extraction qui ne fait pas intervenir la fracturation hydraulique. Mais ces demandes d'autorisations successives malgré l'absence de résultat laissent présager le pire en cas de revirement législatif vis à vis de l'interdiction de ce procèdé dangereux pour les nappes d'eau.

Voir la vidéo : 
"Octobre 2015 - Gaz de houille en Lorraine. Fracturation hydraulique et stimulation ? Le consultant d'EGL/Française de l'Energie s'embrouille face au conseil municipal de Longeville"


Gaz de houille en Lorraine. Fracturation... par mirabel-lne

 

A l'heure de la COP21, alors que tous les conseils municipaux (Longeville, Zimming, Lachambre) consultés dans le cadre de l'enquête publique en cours viennent de voter contre le projet, alors que les forages précédents (Freybouse, Tritteling, Redlach, Pontpierre et Loupershouse) ont été autorisés en 2012 sans enquête publique bien qu'elle était nécessaire, alors que les commissaires enquêteurs ont refusé de prolonger ces enquêtes malgré les nombreuses questions restées sans réponse...

Venez tous dire votre indignation et soutenir le collectif local contre les gaz de houille qui organise cette manifestation le mercredi 02 décembre 2015 à 14h à Metz (rdv colonne Merten - en face de la République, à l'entrée de la rue Serpenoise).

Notes :

**

Dans ce document officiel à destination du ministère de l'environnement, EGL affirme en conclusion que : "La fracturation hydraulique n’a pas été utilisée dans les travaux conduits par la Compagnie, et les plans de travail qui seraient mis en place sur le permis de Bleue Lorraine Nord ne considèrent pas l’utilisation de cette technique." Ces affirmations incluent les forages réalisés en 2006 et 2008 (Diebling/Folschviller) par la compagnie.

Rapporté dans cet article de presse on peut lire (2008) : "« Nous utilisons des techniques de forage horizontales et de fracturation », explique la géologue Virginie Poirier. « Celles-ci consistent à faire craquer la couche de charbon pour libérer le gaz et permettre la migration du méthane vers la surface », précise-t-elle."

Et là (2006) : "« Si les résultats sont probants - ce dont nous ne doutons pas -, nous engagerons l'exploitation en utilisant les techniques de forages horizontaux et de fracturation pour optimiser la migration du méthane », explique Gilbert Clark."

Lors d'une réunion au conseil municipal.(cf video vers 22:30) M.Sutter, consultant EGL a réaffirmé qu'il n'y avait pas eu recours à des fracturation dans le cadre des travaux d'exploration de gaz de houille menés par EGL. Selon lui "La fracturation, dans les charbons Lorrains ne marche pas, je l'ai pratiqué au houillères, à Merlebach et à la Houve. On injectait...des trous...aussitôt..on arrivait à augmenter un peu la taille des fissures, aussitôt qu'on relâchait la pression les fissures...se refermaient, ça ne marche pas dans le charbon Lorrain."

Moselle
Date: 
Mercredi, 2 Décembre, 2015 - 14:00

Exploration du gaz de houille en Lorraine, Pas de résultats sur les derniers forages autorisés… On continue quand même ?


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Communiqué de presse du 14 octobre 2015


Exploration du gaz de houille en Lorraine,

Pas de résultats sur les derniers forages autorisés…

On continue quand même ?



'La Française de l'Energie' anciennement 'EGL'vient de déposer des demandes d'autorisation de forages sur les communes de Longeville, Zimming et Lachambre en Moselle. La société souhaite réaliser 16 forages profond (8 doublets, env 1000 m de profondeur). 3 enquêtes publiques sont en cours.


Le gaz de houille Lorrain est il exploitable ?

Par le passé, des forages ont déjà été réalisés en 2006 notamment à Diebling et à Folschviller. En 2011, EGL avait publié une note (1) sur ses méthodes d'exploration. En 2013, d'autres forages ont été autorisés à Tritteling, Freybouse, Pontpierre et Loupershouse. Pour l'heure, 'EGL/Française de l'Energie' n'a pas implanté le tiers des forages autorisés. Le service des mines de la DREAL nous affirme n'avoir aucun résultat permettant d'appréhender l'exploitabilité de cette ressource. Pourtant, mi septembre 2015, selon 'EGL/Française de l'Energie', la finalisation de cette étape de test « devrait permettre de confirmer le lancement d'une production effective à partir de 2017».


Pas de fracturation hydraulique mais de la 'stimulation'

'EGL/Française de l'Energie' explique sur son site web que : « le gaz de houille présente, selon les experts du BRGM et de l’INERIS (www.ineris.fr/centredoc/note-brgm-ineris-gaz-de-charbon-finale-29-05-13-fin-unique-1382978611.pdf ), un potentiel extraordinaire qui lui permettra de devenir une variable clé de l’équation énergétique française. ».

Or le rapport BRGM / INERIS cité en référence ne dit absolument pas cela. En conclusion de ce rapport (page 65), on peut lire : « En raison de l’absence d’expériences industrielles abouties en France, le BRGM et l’INERIS n’ont à ce jour que peu ou très peu d’expérience opérationnelle sur la mise en œuvre des technologies utilisées pour la production de gaz de houille, ainsi que sur les impacts réels que ces technologies pourraient avoir sur l’environnement souterrain, la biosphère, voire l’atmosphère. »

Ce rapport met également en évidence que, dans presque tous les cas d'exploitation de gaz de houille de par le monde, le recours à la fracturation hydraulique a été nécessaire. Le procédé développé par EGL se prévaut de ne pas utiliser la fracturation hydraulique mais explique depuis peu qu'elle aurait recours à des 'stimulations'. Contrairement à la fracturation hydraulique, la stimulation n'est pas interdite par la loi. La fracturation hydraulique consiste à des injections à haute ou très haute pression de fluides contenant des agents chimiques (gélifiants, biocides, hydrocarbures, acides, amines…). Le terme 'stimulation' regroupe des techniques moins agressive : injection d'eau, de « mousses » émulsifiantes ou de gaz (CO2, N2).


On continue quand même à faire des trous ?

En tout état de cause, sans résultat probant, il est difficile de continuer à croire aveuglément à l'El Dorado (2) publicité par 'EGL/Française de l'Energie'. S'agit-il simplement de recherches expérimentales pour une éventuelle exploitation locale? Ou effectivement de travaux préparatoires à une exploitation à grande échelle d'envergure nationale envisagée pour 2017 ? Comment le public peut-il, dans ces conditions, appréhender l'impact potentiel du projet sur son environnement ? Quelle serait l'ampleur des installations en surface ? Quelles quantités d' eaux d'exhaure y aurait il à gérer ? Quels seraient les risques de pollution des eaux souterraines (3) dans le cas d'une exploitation à grande échelle ? Ainsi, MIRABEL LNE demande une prolongation d'un mois des enquêtes publiques en cours ainsi que la publication par 'EGL/Française de l'Energie'et/ou par l'Etat d'un point d'étape précis des recherches effectuées depuis 2006 en Lorraine et des résultats obtenus sur la question de l'exploitabilité du gaz de houille en Lorraine.


Pour aller plus loin :

http://mirabel-lne.asso.fr/dossier/gaz-houille-lorraine


Contacts presse : juridique – 09 81 98 30 17 ; technique – 09 81 98 30 12

Notes et références :

(3) La nappe des Grès du Trias inférieur, concernée de près par les travaux d’EGL, est une ressource stratégique pour la Lorraine avec un volume d’eau douce exploitable de 150 Milliards de m3, dont 100 Milliards de m3 sont utilisés annuellement pour l’alimentation en eau potable et l’industrie.


Retrouvez ce communiqué au format pdf


Lorraine

Contribution à l'enquête publique sur les gaz de houille - forages EGL en Lorraine

 

Enquête publique relative à la demande d’autorisation présentée par la Société European Gas Limited (EGL) dans le cadre de travaux miniers sur permis exclusif de recherche de mines d’hydrocarbure liquides ou gazeux, dit « permis de Bleue Lorraine »

 

Contribution de MIRABEL - Lorraine Nature Environnement

20 octobre 2015

 

'La Française de l'Energie' anciennement 'EGL' vient de déposer des demandes d'autorisation de forages sur les communes de Longeville, Zimming et Lachambre en Moselle. Les projets soumis à enquête publique soulèvent plusieurs interrogations. En effet, il y a lieu de relever des carences d'information inacceptables. Il n’est alors pas possible d’appréhender l'objectif et l’impact véritables de ces forages.


L’insuffisance des données des précédents forages

Par le passé, des forages ont déjà été réalisés en 2006 notamment à Diebling et à Folschviller. En 2013, d'autres forages ont été autorisés à Tritteling, Freybouse, Pontpierre et Loupershouse, sans enquête publique. Pour l'heure, 'EGL/Française de l'Energie' n'a pas implanté le tiers des forages autorisés. Le service des mines de la DREAL nous affirme n'avoir aucun résultat permettant d'appréhender l'exploitabilité de cette ressource. Pourtant, mi-septembre 2015, selon 'EGL/Française de l'Energie', la finalisation de cette étape de test « devrait permettre de confirmer le lancement d'une production effective à partir de 2017».


Au vu du peu de données disponibles sur l'exploitabilité de la ressource, et ce malgré près de 10 années d'exploration, il est impossible aujourd'hui pour le public de savoir si les travaux envisagés concernent des recherches expérimentales ou des travaux préparatoires à une exploitation prochaine, à grande échelle et d'envergure nationale. Comment le public peut-il, dans ces conditions, appréhender l'impact potentiel du projet sur son environnement ?

 

Les procédés d’extraction du gaz

'EGL/Française de l'Energie' explique sur son site web que : « le gaz de houille présente, selon les experts du BRGM et de l’INERIS (www.ineris.fr/centredoc/note-brgm-ineris-gaz-de-charbon-finale-29-05-13-fin-unique-1382978611.pdf), un potentiel extraordinaire qui lui permettra de devenir une variable clé de l’équation énergétique française. ».

 

Or le rapport BRGM / INERIS1 cité en référence ne dit absolument pas cela. En conclusion de ce rapport (page 65), on peut lire : « En raison de l’absence d’expériences industrielles abouties en France, le BRGM et l’INERIS n’ont à ce jour que peu ou très peu d’expérience opérationnelle sur la mise en oeuvre des technologies utilisées pour la production de gaz de houille, ainsi que sur les impacts réels que ces technologies pourraient avoir sur l’environnement souterrain, la biosphère, voire l’atmosphère. »

 

Ce rapport met également en évidence que, dans presque tous les cas d'exploitation de gaz de houille de par le monde, le recours à la fracturation hydraulique a été nécessaire. Le procédé développé par EGL se prévaut de ne pas utiliser la fracturation hydraulique mais explique depuis peu qu'elle aurait recours à des 'stimulations'. La fracturation hydraulique consiste à des injections à haute ou très haute pression de fluides contenant des agents chimiques (gélifiants, biocides, hydrocarbures, acides, amines…). Le terme 'stimulation' regrouperait des techniques moins agressives : injection d'eau, de « mousses » émulsifiantes ou de gaz (CO2, N2). Contrairement à la fracturation hydraulique, la stimulation n'est pas interdite par la loi, mais ses contours sont assez peu définis juridiquement.


MIRABEL-LNE craint que derrière la manipulation sémantique autour du terme de ‘‘fracturation hydraulique’’ ne se cache un procédé au pire identique à celui de la fracturation, au mieux aux effets encore méconnus sur l’environnement et la santé des riverains. Dès lors, en l’absence de précisions empiriques, nous ne pouvons avaliser l’utilisation d’un tel procédé.

 

Le risque de pollution de l’eau

Plusieurs gaz sont naturellement présents dans le sous sol (CH4, N2, CO2, H2S, CO, O2, 222Rn). Une fraction minime des gaz d’un charbon est contenue dans les fractures qui recoupent le charbon, la majeure partie est adsorbée dans les micropores, la pression exerçant une forte influence sur la quantité de gaz adsorbé. Ainsi, une diminution de la pression favorise la désorption et l’émission de gaz depuis le charbon dont les sites d’adsorption sont saturés. C’est sur ce principe qu’EGL base son projet d’exploration. Enfin, la quantité d’eau présente dans les fractures et dans les pores de la roche charbonneuse est un paramètre important qui influence l’adsorption et la désorption du gaz ainsi que ses capacités de migration sous différentes formes (gazeuses sous forme de bulles ou dissoutes) en fonction notamment de la pression, de la température et de l’état de saturation du milieu aquifère. 


A l’issue des phases d’exploration, dans le cas d’une mise en exploitation intense de cette ressource, le risque de contamination de l’aquifère principal (nappe des Grès du Trias inférieur) par le méthane augmenterait fortement. La surveillance vis-à-vis de ce risque serait problématique puisqu’il existe également un risque similaire lié au passé minier de la région. Vu le passé géologique tourmenté des formations cibles, l’utilisation de la fracturation hydraulique pour l’exploitation des gaz de houille dans le bassin houiller Lorrain présenterait des risques importants de migration du méthane vers la nappe des grés du Trias inférieur.


Sur l’information du public

MIRABEL-LNE déplore que sa demande de prolongation de l’enquête publique n’ait pas été suivie. En effet, la complexité et la technicité du sujet traité ne permettent pas, dans un délai d’un mois, au public concerné de s’approprier suffisamment les questions qui peuvent se poser et de réagir de façon adéquate. Par ailleurs, la mise à disposition par le pétitionnaire de documents en cours d’enquête ne facilite pas la tâche. Conclusion générale et point de vue de MIRABEL LNE : L’exploitation du gaz de houille du bassin houiller par le procédé expérimental développé par EGL n’est pas acquise. En parallèle, l’utilisation de la fracturation hydraulique, ou d’une technique s’en approchant fortement, pour l’exploration et l’exploitation des gaz de houille dans le bassin houiller Lorrain présenterait des risques importants de migration du méthane vers la nappe des grés du Trias inférieur.


Par ailleurs, MIRABEL-LNE craint également :

- Une atteinte avérée aux paysages ;

- Des risques d’affaissement des sols ;

- Une pollution des nappes phréatiques ;

- Une destruction de terres agricoles ;

- Une augmentation de l’artificialisation des sols.

 

MIRABEL-LNE défend la sobriété et l’efficacité énergétique ainsi que le développement des énergies renouvelables. Dans ses objectifs de lutte contre le réchauffement climatique, MIRABEL-LNE n’encourage pas les investissements qui feront encore augmenter l’effet de serre. Et s’il y a une ressource, pourquoi ne pas la conserver pour les générations futures qui en manqueront ?

 

Par conséquent, la fédération MIRABEL-LNE émet un avis défavorable à ce projet.

 

Référence : 

1 « Synthèse sur les gaz de houille : exploitation, risques et impacts environnementaux », BRGM et INERIS, octobre 2013

Lorraine
Date: 
Mardi, 20 Octobre, 2015 (Jour entier)

Gaz de houille, 3 nouvelles enquête publique pour forage d'exploration

Après Tritteling-Redlach, Pontpierre, Loupershouse, Freybouse, où des permis ont déjà été accordés et des forages en cours sur les deux premières, c'est maintenant au tour de Longeville les Saint-Avold, Zimming, Lachambre.


ARRETES PREFECTORAUX D ENQUETE PUBLIQUE ICI


AVIS d'enquête et avis de l'autorité environnementale :

Lachambre,près de Valmont et Altvillerdu, enquête publique du 2 octobre au 2 novembre 2015
Zimming, près de Boucheporn, enquête publique du 28 septembre au 29 octobre 2015
Longeville, enquête publique du 21 septembre au 22 octobre 2015


Notre dossier complet sur les gaz de houille en Lorraine :

Moselle
Date: 
Jeudi, 22 Octobre, 2015 - 14:00

Reportages vidéos sur le Gaz de Houille en Lorraine

BrHouillard : un webdoc pour comprendre les enjeux du gaz de houille lorrain


BrHouillard est un webdocumentaire universitaire, réalisé par des étudiants en journalisme numérique de l'université de Lorraine à Metz (Moselle). Il propose de comprendre les enjeux tournant autour de l'extraction éventuelle de Gaz de Houille dans notre région.








Brhouillard - en immersion sur le forage de Tritteling-Redlach
 
Les riverains de Tritteling
 
Brhouillard - que pensent les hommes politiques du gaz de houille ?
 
À la rencontre de la société EGL
 
Interview Christian Bataille, député du Nord, favorable au gaz de houille
 
Brhouillard - la localisation du puits de Tritteling
 
Brhouillard - pourquoi les opposants n'ont pas souhaité se présenter à l'élection municipale ?
 
Brhouillard - le gaz de houille divise les écologistes
 
Brhouillard - le "délaissé de Tritteling"
 
Brhouillard - un géologue peu convaincu par les forages
 
 
Brhouillard - les impacts économiques du gaz de houille selon un spécialiste de l’industrie Lorraine
 
Brhouillard - les 6 avantages du gaz de houille selon EGL

Brhouillard - interview de Sylvain Lapoix, journaliste indépendant
 
Brhouillard - les opposants ne croient pas à l'eldorado du gaz de houille
 
Brhouillard - souvenirs de la mine
 
Brhouillard - le procès de France nature environnement contre l'administration française


Gaz de houille en Lorraine : nouveau Qatar ou nouveau Traquenard ?



Communiqué de presse

Jeudi 31 octobre 2013



« Gaz de houille en Lorraine : nouveau Qatar ou nouveau Traquenard ? »


 

Alors que le Conseil constitutionnel a confirmé début octobre la validité de la loi interdisant la fracturation hydraulique, certains industriels ne se laissent pas abattre et ont d’autres cartes que les gaz et huile de schiste à jouer. Ainsi, les gaz de houille sont depuis quelques années l’objet de la convoitise de la société EGL en Lorraine, entre autres. France Nature Environnement et Mirabel réitèrent leur opposition à l’exploration et exploitation de ces gaz fossiles qui n’ont pas leur place au sein de la transition énergétique.


La Lorraine n’est pas le Far-West : FNE demande l’annulation des forages illégaux

Avec une réserve potentielle estimée entre 50 et 350 milliards de m3, le bassin minier de la Lorraine est très convoité pour son gaz de houille (aussi appelé gaz de couche, ou Coal Bed Methane). La société European Gas Limited (EGL), y détient deux permis exclusifs de recherches en Moselle (Bleu lorraine, Bleu Lorraine Sud) pour l’exploration des gaz de couche. Les dernières autorisations accordées en 2012 pour la réalisation de 4 forages auraient dû être soumises à enquête publique d’après le décret du 29 décembre 2011[1]. Mais EGL s’est dépêché de déposer un dossier (incomplet) avant la date d’entrée en vigueur de ce décret (1er juin 2012) afin d’échapper à cette procédure. Cette situation est contraire au droit de participation du citoyen à l’élaboration des projets qui impactent son environnement. C’est pourquoi France Nature Environnement vient de déposer un recours pour annulation de ces autorisations de forages illégales.


Une nappe phréatique sous haute surveillance

Le bassin houiller Lorrain est une zone géologiquement très fracturée : de nombreuses failles et fractures mettent en communication la nappe et les couches qui renferment le méthane. Or, la nappe des Grès du Trias inférieur, concernée de près par les travaux d’EGL, est une ressource stratégique pour la Lorraine avec un volume d’eau douce exploitable de 150 Milliards de m3, dont 100 Milliards de m3 sont utilisés annuellement pour l’alimentation en eau potable et l’industrie. Pour Romain Virrion, directeur de Mirabel « Pour l’instant, les travaux de recherche d’EGL n’utilisent pas la fracturation hydraulique qui est utilisée dans 90% des gisements de gaz de houille dans le monde car c’est la technique qui permet d’augmenter le rendement de l’exploitation. Le recours à la fracturation hydraulique n’est donc pas exclu si jamais elle est autorisée un jour en France. Qu’en serait-il alors de la protection de la nappe des Grès ? »


Les gaz de houille ne sont pas compatibles avec la transition énergétique

France Nature Environnement et MIRABEL Lorraine Nature Environnement plaident pour une mise en œuvre concrète de la sobriété, de l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. Dans leurs objectifs de lutte contre le réchauffement climatique, ces associations jugent incohérents avec la transition énergétique les investissements dans des énergies du passé qui ne feront qu’aggraver les dérèglements climatiques. Pour Bruno Genty, président de FNE : « La France va se retrouver dans une posture délicate si demain elle massifie l’exploitation des hydrocarbures alors qu’elle accueillera en 2015 tous les pays du monde pour parler de climat. Difficile alors de se poser en exemple.»



Lorraine