L'économie circulaire, qu'est ce que c'est?

L’économie circulaire, qu’est ce que c’est?




On entend de plus en plus parler de l’économie circulaire. En effet, le ministère de la transition écologique et solidaire est en train de travailler à l’élaboration de sa feuille de route “Économie circulaire”:  Pour participer à la consultation.

 

Sortir de l’ancien modèle pour se réinventer

 

Le modèle linéaire actuel : « Extraire, Fabriquer, Jeter » repose sur la consommation de matériaux et d’énergie peu chers et accessibles. Il conduit à une production de déchets et à une sur-consommation (infinies) des ressources naturelles et matières premières (finies et limitées pour la grande majorité).

Le modèle de l’économie circulaire est né de la volonté de réinventer cela.


Il nous invite à réfléchir à l’impact des objets de notre quotidien, bien avant qu’ils soient jetés à la poubelle. C’est à dire, concevoir un produit de manière à ce qu’il ne devienne jamais un déchet.


L’objectif de l’économie circulaire est de produire des biens et des services en limitant l’utilisation de matières premières et d’énergies, tout en diminuant la production de déchets.


On distingue ensuite le cycle de vie des produits organiques (ex :nos aliments) de celui des produits non-organiques (ex : un téléphone portable).

 

La théorie de l’économie circulaire

 

Ce concept a commencé à être théorisé dans les années 70, il s’inspire de la nature. C’est tout simplement le cycle naturel de nos éco-systèmes que l’on tente d’imiter (ou de respecter/rétablir dans le cas des produits organiques).


Pour mieux comprendre :


 

Vidéo explicative: https://www.youtube.com/watch?v=evjGT35-4LU

 

La Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte (LTECV) de 2015 a inscrit le concept dans le code de l’environnement (Article L110-1-1 du code de l’environnement). L’économie circulaire repose sur trois grands principes :

  • une consommation sobre et responsables en ressources

  • la réduction des déchets

  • la valorisation maximale des déchets en matières premières secondaires

Cette définition est ambitieuse mais demeure assez vague, attention aux interprétations!

 

L’Ademe (l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a schématisé l’économie circulaire en:


3 domaines:

  • L’offre des acteurs économiques

  • La demande et le comportement des consommateurs

  • La gestion des déchets

 

Et 7 piliers:


  • Un approvisionnement durable : Fournir de l’énergie ou des matières renouvelables avec le moins de dommages irréversibles pour l’environnement;

  • L’éco-conception: Concevoir un produit qui minimise les impacts sur l’environnement pour sa fabrication, à son utilisation et qui améliore la réparabilité et le recyclage;

 

  • L’Ecologie Industrielle et Territoriale (EIT): Échanger ou mutualiser des ressources entre acteurs d’un même territoire (matières, infrastructures, équipements, services) pour les économiser ou en améliorer l’utilisation;

 

  • L’économie de la fonctionnalité: Développer une offre proposant d’utiliser un service plutôt que de posséder un produit;

 

  • La consommation responsable (achat - consommation collaborative - utilisation): Intégrer dans le processus d’achat des critères environnementaux et sociaux;

 

  • L’allongement de la durée d’usage: Réemployer, réparer, réutiliser au maximum avant de jeter;

 

  • La transformation des déchets en matières réutilisables.

 

 

 

 


Attention aux dérives et au greenwashing !

 

Si l’expression de développement durable s’est banalisée, il est important que le concept d’économie circulaire ne devienne pas à son tour une notion “fourre - tout”.

C’est une priorité qu’il ne soit pas employé à toutes les sauces et utilisé comme manoeuvre de greenwashing.


On parle souvent d’économie circulaire à partir du moment où le déchet est ré-utilisé. Le recyclage et même la valorisation énergétique deviennent alors synonymes d’économie circulaire. Mais ce n’est pas aussi simple que cela, et le recyclage n’est pas LA solution miracle !


L’économie circulaire vise à produire le moins de déchet possible. Ainsi présenter Coca-Cola comme un “acteur et militant” de l’économie circulaire, lorsque la compagnie ouvre une usine de recyclage n’est peut être pas des plus opportuns. Surtout quand celle-ci tire à boulets rouges sur la consigne (système permettant la réutilisation des contenants plutôt que leur destruction). (Source: “Déchets, les gros mots” - Zéro Waste France).


Pour ne pas être manipulé et influencé,  se renseigner, se documenter et  se faire sa propre idée critique est indispensable.

C’est pourquoi, dans le cadre de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets, les associations Mirabel - LNE et Les P’tits Débrouillards, le groupement citoyen Zéro Déchet Metz et l’entreprise locale DELLECTABLE, vous feront découvrir un pilier de l’économie circulaire par jour en suivant un fil rouge à travers 2 exemples :

  • non organique : le cycle de vie d’un smartphone

  • organique : l’alimentation

 

Nous tenterons par ce biais de vous donner des pistes pour agir au quotidien et réduire vos déchets.


En attendant, n’hésitez pas à aller voir les animations sur la réduction des déchets proposées près de chez vous!

 

Pour aller plus loin:


Page de l’Ademe dédiée à l’économie circulaire: http://www.ademe.fr/expertises/economie-circulaire

Site internet de la fondation Ellen McArthur  avec une autre vidéo explicative.

Site internet de l’Institut de l’économie circulaire: http://www.institut-economie-circulaire.fr/

Article sur le paquet Economie circulaire de la commission européenne http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-parlement-europeen-adopte-le-paquet-economie-circulaire,80460

Expo « Vies d’ordures » : ce que les déchets disent de nos sociétés: https://reporterre.net/Expo-Vies-d-ordures-ce-que-les-dechets-disent-de-nos-societes

L’économie circulaire : changement de paradigme ou grande esbrouffe ? https://reporterre.net/L-economie-circulaire-changement-de-paradigme-ou-grande-esbrouffe

Vers une économie authentiquement circulaire: https://www.cairn.info/revue-de-l-ofce-2016-1-page-91.htm

Les difficultés de l’économie circulaire: https://www.lenouveleconomiste.fr/lesdossiers/les-difficultes-de-leconomie-circulaire-16259/




Thématique environnementale: 

1er pillier - L'approvisionnement durable

Suite de cette série d’articles écrits et diffusés durant la SERD 2017 de façon collaborative entre l’association Mirabel LNE, l’association les Petits Débrouillards de Moselle, l’entreprise locale DELLECTABLE et le groupe facebook Zéro Déchet Metz.


Samedi vous avez découvert la SERD, Dimanche l’économie circulaire.

Abordons ensemble le premier pilier de l’économie circulaire : L’approvisionnement durable.




Pour illustrer nos propos, nous continuons notre fil rouge tout au long de la semaine:
- pour les objets organiques : la nourriture
- pour les objets non organiques : le cycle de vie d’un smartphone.

De plus en plus de demande mais moins en moins de matières premières

Avant d’être un déchet, notre objet est un produit. L’objectif de l’économie circulaire est de faire en sorte que cet objet tout au long de son cycle de vie génère le moins de déchet possible.

L’approvisionnement durable est une réflexion en amont de la conception de l’objet (ce point sera abordé dans un autre article à venir).

Ce n’est plus un secret. Les ressources de la planète sont limitées et diminuent chaque jour. Pour autant, les demandes des consommateurs et des industries, elles ne cessent de grandir chaque jour. Le pilier de l’approvisionnement durable est une des réponses pour trouver une solution à cette équation déséquilibrée.

La définition de l’ADEME, communément admise, pour l’approvisionnement durable est “ ce qui concerne le mode d’exploitation/extraction des ressources visant une exploitation efficace des ressources en limitant les rebuts d’exploitation et en limitant l’impact sur l’environnement, notamment dans l’exploitation des matières énergétiques et minérales (mines et carrières) ou dans l’exploitation agricole et forestière tant pour les matières/énergies renouvelables que non renouvelables.”


Réfléchir en terme d’approvisionnement durable c’est donc :

  • Réduire la consommation globale de ressources naturelles et donc redéfinir ses besoins

  • Réutiliser en priorité les matières premières ayant déjà été extraites

  • Favoriser l’utilisation de matières premières renouvelables ;

  • Réduire l’impact environnemental et ne pas gaspiller les matières, dans le cadre de l’exploitation des gisements en cours;

  • Remettre en état les gisements de matière première après leur exploitation;

  • Utiliser des matières premières non entachées de drames sociétaux (il est important de s’intéresser à l’impact sociétal intimement lié à l’impact environnemental).

 

Application à la nourriture et au cycle de vie d’un smartphone

Suivons notre fil rouge et voyons comment l’approvisionnement durable peut être répercuté dans notre quotidien.

Approvisionnement durable et alimentation

L’impact environnemental du cycle de l’alimentation débute avec l’exploitation des ressources naturelles que sont l’air, l’eau, les sols et les matières premières .


Quelques idées au quotidien :
- Favoriser un producteur et les marques qui s’engagent à protéger les sols et la biodiversité. C’est à dire encourager l’agriculture biologique et la permaculture, et si possible des filières agricoles locales.
- Favoriser les marques qui n’utilisent pas d’emballage pour leur produits, ou qui utilisent des emballages réutilisables

- Avoir sur soi un sac pour le transport, pour ne pas utiliser de sacs en plastiques et donc des matières premières non durables




Approvisionnement durable et smartphone


L’approvisionnement en terre rares, éléments indispensables pour la création des smartphone est un enjeu considérable. Outre l’aspect économique de ces matières, l’aspect humain est un sujet particulièrement sensible.

Selon l’ADEME la seule fabrication d’un smartphone serait responsable de ¾ de son empreinte environnementale.

Pour rappel depuis 2010, c’est plus de 7 milliards d’appareils qui ont été vendues à travers le monde. Selon un rapport de Greenpeace la quantité d’énergie pour fabriquer ces appareils est équivalente à une année de consommation électrique en Inde.

Il faut 70Kg de matières premières pour réaliser 1 appareil.


Pour agir concrètement :

- Apportez vos anciens appareils que vous n’utilisez plus, dans des associations comme ENVIE ou les ateliers du Bocage, afin qu’ils puissent leur donner une deuxième vie.
- Le label Ange Bleu. Ce label européen dresse une liste de critères de respect de l’environnement (en terme d’exploitation des gisements) de durabilité, et d’éthique (vigilance sur les conditions de travail des ouvriers de la chaîne de production)

- La certification TCO prévoit également des critères en terme de durabilité et des critères environnementaux (notamment des engagements sur la non utilisation de minerai extraits en zone de conflits)



 




Pour aller plus loin :


Dossier réalisé  par France Nature Environnement sur l’impact environnemental des smartphones: https://ged.fne.asso.fr/silverpeas/LinkFile/Key/784c9b6d-ac63-49d5-b437-4b59ceddf931/Note_FNE_empreinte_cachee_smartphones_sept2017.pdf


La croissance verte est une mystification absolue: https://reporterre.net/La-croissance-verte-est-une-mystification-absolue


Label TCO: https://www.infolabel.be/label/multimedia-communication-tco 


Le fairphone se veut être une alternative aux smartphones "conventionnels" et tente de réduire son impact environnemental et sociétal dans les différentes étapes de fabrication du téléphone, il est également plus facilement réparable qu'un téléphone classique: https://shop.fairphone.com/fr/

 

Thématique environnementale: 

2ème pilier - L'éco-conception

L'éco-conception est le 2ème pilier de l'économie circulaire. C'est le sujet abordé aujourd'hui dans ce fil rouge d'articles coécrits par l'Association Mirabel-LNE, l'association Les Petits Débrouillards, DELLECTABLE (entreprise locale) et le groupe facebook Zéro Déchet Metz.

 

Des produits qui vivent longtemps


L’éco-conception consiste à concevoir un produit de manière à réduire son impact environnemental tout au long de sa durée de vie (fin de vie inclue) et à allonger la durée de vie:


On cherche alors à:

  • Concevoir des produits plus solides et de meilleur qualité afin d’allonger la durée de vie d’un produit. Plus l’utilisation est longue, moins il y a de besoin de le remplacer. Donc moins on consomme de produits de substitution.

  • Privilégier la réparabilité. Les pièces détachées de ce produit doivent être faciles d’accès.

  • Faciliter la réutilisation des matériaux composants le produit. Les différents composants doivent être modulables et récupérables.

  • Favoriser les matières biodégradables ou recyclables. Pour maîtriser la fin de vie du produit lorsqu’il devient un déchet.

 

En bref l’éco-conception c’est la conception du produit de manière à ce qu’il soit plus durable (durée de vie), plus facilement réparable et au moment de s’en débarrasser: biodégradable, recyclable, récupérable…


Obsolescence programmée : stratégie visant à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un nouvel achat prématurément. (Définition issue du site http://obsolescence-programmee.fr/).


L’éco conception est donc le contraire de l’obsolescence programmée qui est la parfaite illustration de notre économie linéaire : “extraire, produire, consommer, jeter”.






Des produits pauvres en emballages


Un produit éco-conçu n’a pas ou peu d’emballages. Un point d’honneur est mis pour que ces derniers soient adaptés et facilement réemployables, réutilisables et recyclables.


Selon la classification de l’Ademe (présentée dans l’article sur “l’économie circulaire”), l’éco-conception se situe dans le domaine d’action des acteurs économiques. Mais rien n’empêche les citoyens, via leur choix de consommations, de favoriser tel ou tel produit éco-conçus. Les pouvoirs publics doivent également agir via des politiques incitatives (législation, fiscalité etc…). La Recherche & Développement (R&D) a également une grande part de responsabilité dans l’avenir des techniques d’éco-conception de nos produits.


 

Eco-conception et alimentation:


Les supermarchés regorgent de produits emballés voire sur-emballés. Toutefois des efforts ont été faits ces dernières années par les industriels en matière d’éco-conception.


Des exemples d’éco-conception :
- Les sacs en amidon de pommes de terre des rayons fruits et légumes. (Attention, il y a des controverses quant au caractère compostable ou biodégradable de ces sacs!)

- Les emballages à base d’algues


L’idéal est encore de réduire sa consommation d’aliments emballés et d’utiliser des sacs en toile ou autre emballages et récipients réutilisables (plus d’éléments sur ce point dans un prochain article).

 

L’Eco-conception des smartphones:


L’industrie des smartphone est encore loin d’être un exemple en la matière, toutefois il existe des initiatives qui méritent d’être saluées. Ainsi le Fairphone, (cité précédemment dans l’article dédié à l’Approvisionnement durable’) est à ce jour le seul exemple connu de téléphone qui donne un accès à ses pièces détachées.


Un autre exemple évoqué en 2013, qui n’a pas encore connu de suite est le blockphone ou téléphone légo. Un appareil dont les pièces seraient interchangeables et modulables. Si la vidéo est en anglais les images parlent d’elles même.


Si des progrès existe, ils sont loin d’être significatifs comme en témoigne ce rapport mitigé: http://www.ecoguide-it.com/fr/news/les-nouveautes-smartphones-du-moment-ou-en-est-le-green-it-dans-les-devices-de-grande-consommation


 

Pour aller plus loin:


Sur l’éco-conception:


Les réseaux REGAL de lutte contre le gaspillage alimentaire: https://www.fne.asso.fr/actualites/charte-d%E2%80%99identit%C3%A9-des-regal-r%C3%A9seaux-pour-eviter-le-gaspillage-alimentaire


On a trouvé un téléphone écolo, enfin presque https://reporterre.net/On-a-trouve-un-smartphone-ecolo-enfin-presque  

 

Sur l’obsolescence programmée:


Le site de l’association Halte à l’Obsolescence Programmée HOP: http://www.halteobsolescence.org/


Le documentaire “prêt à jeter”  libre d’accès: https://www.youtube.com/watch?v=5eSoBBapXCg



Thématique environnementale: 

3ème pillier - L'écologie industrielle et territoriale (EIT)

L'écologie industrielle et territoriale (EIT) est le 3ème pilier de l'économie circulaire. C'est le sujet abordé aujourd'hui dans ce fil rouge d'articles coécrits par l'Association Mirabel-LNE, l'association Les Petits Débrouillards de Moselle, DELLECTABLE (entreprise locale) et le collectif Zéro Déchet Metz.

 

Mes déchets sont ta matière première : symbiose industrielle


L’écologie industrielle et territoriale s’intéresse au flux des déchets et ressources sur un territoire. Elle s’intéresse également à une mise en commun des ressources, des infrastructures pour créer une véritable symbiose.

L’objectif de l’EIT est d’aboutir à une gestion optimisée des ressources des territoires et de réduire les impacts environnementaux des systèmes de production industriels. Les stratégies d’EIT peuvent se traduire généralement par des démarches de circuit courts, de mutualisation (d’équipement, de ressources etc…) ou encore par la réduction des rejets de polluants et de déchets dans les installations industrielles.


Pour résumer l’idée : Mon industrie utilise des matières premières et rejette des déchets. Ta collectivité a besoin de ressources qui se trouvent dans mes déchets pour fonctionner. “Le système industriel peut être considéré comme une forme particulière d'écosystème” comme le dit l’association OREE.


Alors entendons-nous pour réutiliser ce qui est déjà disponible, tout le monde est gagnant.



Pour une illustration concrète, voici une vidéo de l'ADEME expliquant l'EIT de Dunkerque pour des co-bénéfices Air – Energie - Climat:

http://www.dailymotion.com/video/x4xyk2d


A l’heure actuelle, plus de 60 projets d’EIT sont présents sur le territoire. En lorraine, peuvent être cités :
- Florange e2i http://www.fe2i.fr/ptce-florange-e2i/
- DEI Terres de Lorraine : http://www.dei-terresdelorraine.com/
- Green Valley : http://www.oree.org/nos_adherents/the-green-valley-epinal.html

Maintenant que la notion d’EIT est un peu plus claire, voyons comment elle pourrait être abordée pour une filière organique et pour une filière non organique.

Selon la classification de l’Ademe (présentée dans l’article sur “l’économie circulaire”), l’Ecologie Instrustrielle et Territoriale se situe dans le domaine d’action des acteurs économiques. Mais rien n’empêche les citoyens, via leur choix de consommations, de favoriser tel ou tel produit éco-conçus. Les pouvoirs publics doivent également intervenir via des politiques incitatives (législation, fiscalité etc…).



La symbiose industrielle dans l’alimentation


On pourrait imaginer plusieurs cycles vertueux :


    - un producteur cultive des légumes et a besoin de fertilisant pour son sol - les légumes sont achetés par une collectivité qui se retrouve alors avec des épluchures - les épluchures sont transformés en compost dans une usine de retraitement - le compost est redonné au producteur de légumes pour qu’il puisse fertiliser son champ.

    - un producteur de légume utilise un tracteur - les légumes sont achetés par une collectivité - les épluchures sont transformées en biogaz - la collectivité utilise le biogaz pour faire rouler ses bus et chauffer la piscine - le biogaz est aussi revendu au producteur pour son tracteur.


- La mise en place de réseau de glanage pour collecter les surplus de produits agricoles et les orienter vers des filières de don ou de transformation ressemble à une logique d’EIT. (Vie et paysages http://www.vie-et-paysages.org/  (02) et CREPAN http://www.crepan.org/ (Normandie).

A plus petite échelle c’est ce qu’essaient de mettre en place les associations de compostage collectif on parle également de compostage de proximité. (Le site internet de l’association des guides composteurs de Lorraine http://www.guidescomposteurslorraine.fr/  pour connaître leurs actions sur le territoire et animations).

 

La symbiose industrielle dans la vie d’un smartphone

A priori il n’existe pas encore d’EIT se basant sur des smartphones, tout est donc à imaginer et à inventer ! Les industries nécessaires à la chaîne de vie d’un téléphone ont des besoins en matière et en énergie, elles peuvent donc en théorie trouver leurs places dans les symbioses industrielles.

 

Pour aller plus loin:


Outil ACTIF des CCI qui cartographie et géolocalise les ressources des industries et organisations du territoire afin d’identifier les différentes synergies possibles: http://actif.cci.fr/


Le site internet de l’association OREE http://www.oree.org/ecologie-industrielle-territoriale/presentation.html


Proche de nous, l’association IDEE Alsace met en relation les acteurs économiques d’un même territoire http://www.ideealsace.com/

Thématique environnementale: 

4ème pilier- Economie de la fonctionnalité


L'économie de la fonctionnalité est le 4ème pilier de l'économie circulaire. C'est le sujet abordé aujourd'hui dans ce fil rouge d'articles coécrits par l'Association Mirabel-LNE, l'association Les Petits Débrouillards de Moselle, DELLECTABLE (entreprise locale) et le collectif Zéro Déchet Metz.



L’économie de la fonctionnalité, c’est lorsqu’on privilégie l’usage à la possession d’un bien.


On parle aussi de mutualisation des biens et services, de consommation collaborative ou d’économie partagée.


En effet, est-ce réellement utile d’acheter une perceuse si on ne l'utilise qu'une fois par an? Pourquoi ne pas plutôt en emprunter une à son voisin ou la louer?

Acheter l’usage d’un bien plutôt que sa possession


L’exemple le plus courant d’économie de la fonctionnalité est le covoiturage.


Il y a d’autres exemples:

  • L’auto-partage, ou le fait de posséder une voiture pour plusieurs familles et d’en partager les usages.

  • Une entreprise qui vend les services d’une photocopieuse avec un certain nombre de photocopies et pas le photocopieur lui même.

  • Michelin ne vend plus des pneus mais des kilomètres parcourus.

 

Une telle logique incite les entreprises à travailler sur l’allongement de la durée de vie de leurs produits étant donné qu’elles en garde la propriété. Le but est de vendre un maximum d’usage à partir d’un même objet.


Voir la vidéo explicative de la Fondation Ellen McArthur.


Cette économie est parfaitement adaptée aux circuits courts, ainsi elle privilégie l’entraide, la collaboration et le partage. Ainsi on voit apparaître diverses plateformes pour:

- Prêter, donner, des services, des cours etc à ses voisins

- Prêter et emprunter gratuitement les objets

- Donner des objets 

 

Attention cependant aux effets rebonds, un tel fonctionnement augmentant le pouvoir d’achat ne doit pas conduire à consommer plus ailleurs. Dans une logique environnementale, le but de cette économie est bel et bien une certaine sobriété.




Economie de la fonctionnalité et alimentation


Dans une économie classique, dite “linéaire”, le maraîcher vend sa production au supermarché.


Dans l’économie de la fonctionnalité: le maraîcher intègre sa production de légumes dans une offre qui vise le bien être et la santé. Il coopère avec d’autres acteurs publics et privés et avec les bénéficiaires. On peut citer les Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP). 

 

Economie de la fonctionnalité et smartphones


Il existe déjà des plateformes de location de smartphones, reste à espérer que celles-ci permettent d’allonger la durée de vie de ces objets via la maintenance et la réparation 

 

Pour aller plus loin:


Etude sur la capacité de “faire” de L’obsoco.

Le site de l’économie de la fonctionnalité.


D’autres plateformes d’autopartage:

- Lorraine Citiz

- Ouicar

 

 

Thématique environnementale: 

5ème pilier - La consommation responsable ou l'éco-consommation


La consommation responsable ou l'éco-consommation est le 5ème pilier de l'économie circulaire. C'est le sujet abordé aujourd'hui dans ce fil rouge d'articles coécrits par l'Association Mirabel-LNE, l'association Les Petits Débrouillards de Moselle, DELLECTABLE (entreprise locale) et le collectif Zéro Déchet Metz.


Quand le consommateur devient Consomm’Acteur

La consommation responsable vise avant tout le comportement des consommateurs. Il s’agit d’un mode de consommation où l’acheteur tient compte du caractère limité des ressources dans son comportement d’achat. On appelle également cet acheteur le consomm’Acteur.
Cette démarche relève autant du comportement individuel, que de l’action civique.

En d’autre terme, c’est faire attention à ce que l’on achète et essayer de trouver un compromis entre son besoin individuel et l’intérêt collectif.

Cette démarche va de paire avec la prise de conscience et la volonté de s’informer. Même si parfois trouver des informations peut relever du parcours du combattant.

Prenons un exemple de la consommation courante : les microbilles exfoliantes en plastique dans les cosmétiques.

Le 8 mars 2017, le décret précisant l’interdiction des microbilles en France est paru. Il s’agit du décret interdisant les microbilles exfoliantes dans les cosmétiques. Ces billes facilitaient l’élimination des peaux mortes.

Avant que la loi n’intervienne, le consommateur devait choisir entre son besoin personnel (la volonté d’avoir une peau douce et propre) et l’intérêt collectif. En effet, le rejet continu de plastique dans l’eau a des conséquences dramatiques, comme la création du 7ème continent.

Pour une preuve de la présence de plastique dans les gels douches du commerce : voir la vidéo réalisée par Les petits débrouillards.


Un autre exemple qui tombe à pic. Aujourd’hui c’est le blackfriday, une journée très attendue aux Etats Unis car synonyme de soldes. C’est l’occasion d’acheter sans compter pour nombre de personnes à travers le monde. Pour contrebalancer, et amener à la réflexion sur nos modes de consommation, l'entreprise d'insertion ENVIE lance le Green Friday.


 

Mieux consommer ce n’est pas si compliqué


Une prise de conscience est en train de voir le jour. Et la consommation responsable fait de plus en plus entendre sa voix. En terme de production des déchets plusieurs gestes sont ainsi faciles à mettre en place, et ont un impact important.

Ces petites gestes sont de plus en plus relayés sur la toile, grâce notamment à des influenceurs d’un nouveau genre qui savent rendre l’écologie praticable au quotidien. Ainsi ce sont des milliers de famille qui à travers tout l’hexagone suivent les aventures de la famille zérodéchet.

Quelques astuces pour limiter les déchets au quotidien :

- Privilégier les achats en vrac. De plus en plus de magasin acceptent que les consommateurs viennent avec leurs propres contenants;
- Refuser les sacs en plastique. Avoir toujours sur soi un sac en tissu permet de refuser les sacs en plastique dans les boutiques, c’est toujours ça en moins;
- Acheter uniquement ce dont vous avez besoin. Faire une liste de course, permet souvent de limiter le gaspillage alimentaire. Moins d’aliments dans une poubelle = moins de déchet, et votre porte-monnaie vous dit merci.
- Préférer les cosmétiques solides. Déodorants, shampoings, savon, et même dentifrice. Tous ces produits sont emballés voir sur emballés. En préférant leurs homologues solides, les bouteilles, flacons et tubes en plastiques sont remplacés par des boîtes en carton voire par aucun emballage, pour une efficacité similaire.





Suite de notre fil rouge sur la réduction des déchets en alimentation et les smartphone

Pour l’alimentation

L’un des gestes les plus connus est l’achat en vrac. Que ce soit sur l’étal d’un marché, chez un producteur ou même dans un magasin, le vrac permet de supprimer les emballages. L’intérêt principal étant d’apporter son propre emballage. Le vrac permet également de réduire le gaspillage alimentaire, car le consommateur n’achète que la quantité dont il a besoin.

Un autre geste est en train de revenir au goût du jour. Il s’agit du système de consigne délaissé par nos grands-parents. Le principe est simple, on achète un produit dans un contenant. Une fois le produit terminé, le contenant vide est rapporté au magasin, soit pour le faire remplir à nouveau, soit pour récupérer l’argent correspondant au contenant vide. Ainsi le consommateur ne paie que le produit et non l’emballage, et l’emballage est réutilisé et ne devient donc pas un déchet.

Pour le smartphone


Les téléphones actuels sont généralement vendus sous emballage. L’une des façon de contourner cela est d’acheter votre appareil d’occasion ou reconditionné.

Pensez à ne pas garder vos vieux appareils dans des tiroirs mais à les apporter en déchèteries pour notamment permettre la récupération des terres rares qui pourront être utilisé dans d’autres appareils.


La consommation responsable d’un smartphone consiste à orienter son choix d’achat en fonction de critères environnementaux et sociétaux, et à réfléchir à nos attitudes et habitudes de consommations. Saviez vous que l’on passe en moyenne une journée par semaine sur notre smartphone?

Pour aller plus loin:

L'étude de l'Ademe sur les changements de comportement et l'évolution des pratiques sociales pour plus de durabilité

Pourquoi la gratuité d'un bien n'entraine pas son gaspillage?

Ils sont interdits, mais pourquoi trouve t-on encore des sacs plastiques chez nos commerçants?

Allez-viens, on crée notre supermarché

Le Black Friday veut faire son trou en France

 

 

 

 

 




Thématique environnementale: 

6ème pilier - L'allongement de la durée d'usage

L'allongement de la durée d'usage est le 6ème pilier de l'économie circulaire. C'est le sujet abordé aujourd'hui dans ce fil rouge d'articles coécrits par l'Association Mirabel-LNE, l'association Les Petits Débrouillards de Moselle, DELLECTABLE (entreprise locale) et le collectif Zéro Déchet Metz.


Pourquoi ne pas s’amuser à garder ses objets le plus longtemps possible plutôt que de les renouveler prématurément? C’est ludique, bon pour la planète et notre porte-monnaie.

 

Donner une seconde vie aux objets


Allonger la durée de vie de ses produits revient à consommer de façon plus responsable en adoptant les bons gestes d’entretien et en évitant les renouvellements prématurés.


Cela consiste à optimiser les usages et favoriser les activités permettant de donner une seconde vie aux produits.


Réemployer, réparer, réutiliser au maximum avant de jeter afin d’allonger la durée de vie/ d’usage de ses objets est une des clés pour réduire ses déchets.


  • Réemploi: lorsque l’on fait un usage identique d’un même objet, c’est le cas de la vente/achat d’occasion ou dite de “seconde main” chez Emmaüs , dans les fripperies, les vide-dressing, vides greniers et autres magasins d’occasion etc.


  • Réutilisation: Les ressourceries fabriquent de nouveaux objets à partir d’objets abandonnés.



Encore faut-il être en capacité de distinguer les produits facilement réparables des autres lors de l’achat. La disponibilités des pièces détachées doit être clairement affichée. Ce n’est malheureusement pas encore le cas, comme en témoigne les recours contre le décret d’application de la loi de consommation par les associations HOP et UFC Que Choisir concernant l’affichage et l’information de la disponibilités des pièces détachées.


Dans le cadre de cette semaine européenne de réduction des déchets, l’Ademe a publié plusieurs études autour du comportement des Français face aux déchets : elle note une augmentation de 30 % d’objets réutilisés ou réemployés depuis 2014, avec la création de 6.700 structures et de 34.000 emplois équivalent temps plein dans ce secteur.





Des produits conçus pour durer

Au delà de l’offre d’activités liés à la seconde vie des produits, l’allongement de la durée d’usage dépend de la conception des produits. Un produit pourra être plus facilement utilisé, réparé ou bien réutilisé s’il a été conçu pour durer. (Vous n’avez plus qu’à aller relire l’article sur l’éco-conception, le 2ème pilier ;) )



Allongement de la durée d’usage et alimentation:


Saviez vous que la plupart des vitamines et fibres sont concentrées dans la peau des fruits et des légumes? Alors ne les jetez plus! Cuisinez et mangez-les! Cela évitera le gaspillage alimentaire, vous réaliserez des économies et en plus, c’est bon pour la santé.




Allongement de la durée d’usage et smartphone:


On ne le répètera jamais assez, la plupart des bugs de smartphones sont liés à l’écran et donc réparables. Aussi, la majorité des personnes abandonnent leur téléphone au moindre dysfonctionnement. Cessez le gaspillage, réparez votre téléphone avec l’aide de l’association Repair Café la plus proche de chez vous! Ou alors faites le vous même.

Pour aller plus loin:


La consommation collaborative, le covoiturage courte distance et le réemploi sont les plus écolo

 

Le panorama de l'Ademe sur l'offre de réparation en France


Le panorama de l'Ademe sur la deuxième vie des produits en France


On parle beaucoup de nos déchets ménagers, mais on oublie souvent que le secteur des Bâtiment et Travaux Publics représentent environ 70% des déchets produits en France, il y a donc une grande marge de progression.


Sur la différence entre Ressourcerie et Recyclerie.

 

Thématique environnementale: 

7ème pilier - Le recyclage

Le recyclage est le dernier pilier et sujet abordé dans le cadre de cette SERD 2017, article coécrits par l'Association Mirabel-LNE, l'association Les Petits Débrouillards de Moselle, DELLECTABLE (entreprise locale) et le collectif Zéro Déchet Metz.

Le recyclage tout le monde connaît, cela fait plus de 20 ans que le tri a fait l'apparition dans notre quotidien. Poubelles vertes, sac jaune, à chaque ville son mode de fonctionnement.


Mais êtes vous sûr de tout connaître de ces rouages ? Nous vous proposons de découvrir 4 idées reçues sur le recyclages.

 

 

 

 

Idée reçue n°1 : Le plastique c'est recyclable


FAUX ! L'une des grandes justifications de l'utilisation du plastique et donc des matières fossiles, c'est le fait qu'il soit recyclable. Tous les plastiques ne sont pas identiques et ils ne réagissent pas tous de la même manière.

En effet, il existe une classification des plastiques allant de 1 à 7. Les seuls plastiques recyclables sont les :

- PET. Classification 1. Il est transparent. Il sert à fabriquer les bouteilles d'eau et de soda.

- PEHD. Classification 2. Il est opaque et plus rigide. On le retrouve dans les grand bidon de lessive, les bouteilles de ketchup, les bouteilles de lait.

- PP. Classification 5. C'est un plastique dur. Il sert à fabriquer les barquettes de frites ou pour les contenants d'aliments gras, comme la barquette pour la margarine.

(source : Un blog pour la terre)


Dans tous les cas, le recyclage du plastique n'est pas éternel. En effet, le recyclage du plastique ne peut pas se faire indéfiniment, il finit donc en déchet inévitablement.


Alors avant de jeter votre pot de yaourt dans la poubelle jaune, renseignez vous sur les consignes de tri propres à votre communauté de commune.


 

Idée reçue n°2 : Il y a le point vert ! C'est recyclable !


FAUX ! Il s'agit de l'une des idées reçues les plus répandues.

Le point vert présent sur les emballages ne signifie pas que le produit est recyclable. Ce petit logo, atteste que l'entreprise qui produit l'emballage a payé sa contribution financière auprès de CITEO (fusion d’ECOEMBALLAGE et ECOFOLIO), Eco-organisme qui prend en charge la fin de vie des matériaux plastique, papier et cartons. Cette contribution financière appelée aussi éco-contribution est obliga

toire et est calculée en fonction du poids du matériau utilisé par l'industriel et de la quantité d'unité mise sur le marché. Depuis 2012, les entreprises qui ajoute une consigne de tri sur les emballages à côté

du point vert, bénéficient d'une tarification avantageuse.

 

 

 

 

Idée reçue n°3 : Il y a l'anneau de Möbius, c'est recyclé !


FAUX ! Ce symbole est régulièrement retrouvé sur les emballages. Il signifie que l'emballage est recyclable. Pour autant, si vous le mettez dans votre poubelle de recyclage, il peut terminer à l'incinérateur ou à l'enfouissement.

La chaîne de recyclage est la suivante. Vous achetez votre produit, vous l'utilisez, et vous le mettez dans la poubelle de tri. Vous avez fait votre action. Mais le chemin de votre déchet n'est pas terminé. Il est récupéré et envoyé en centre de tri. Dans ce centre, des personnes et des machines s’occupent de séparer les différents matériaux recyclés qui sont entassés en balles. Ces énormes balles sont ensuite envoyés vers les usines de recyclage spécialisées. Les autres déchets, ceux qui sont jetés dans la poubelle “ordures ménagères résiduelles” (généralement grise ou noire) sont envoyés dans des Installations d’incinération ou des centres d’enfouissement des déchets.


L’importance du geste de tri réside donc là. C’est un vrai gaspillage d’enfouir sous terre ou d’incinérer des matériaux dont on peut encore utiliser la matière pour des cycles de production supplémentaires.


Idée reçue n°4 : Le recyclage est une panacée.


FAUX !  Trier ses déchets, c'est une belle étape.


Le recyclage est une des solutions adoptées pour répondre à l'existence grandissante de déchet. Il ne soigne pas les causes de l'existence du déchet, il réagit pour limiter les dégâts une fois que le déchet est créé.


Rappelons que dans les stratégies zéro déchet et même dans l'économie circulaire, le recyclage est le dernier échelon à mettre en place. On ne le répétera jamais assez, le meilleur déchet est celui qui n’existe pas.

 

Toute l'industrie du recyclage repose sur l'existence même du déchet. S'il est indéniable que le traitement du symptôme est indispensable, l'idéal est tout de même de traiter en amont afin que le symptôme n'apparaisse pas.


L'objectif de l'économie circulaire est d'agir en préventif, c'est ce que nous avons essayé de vous montrer au fil des articles de cette semaine. Arrêtons de mettre des pansements sur des jambes en bois, faisons en sorte que nous ne perdions pas notre jambe.

 

Recyclage et alimentation


Ne jetez pas vos déchets d’aliments dans la poubelle noire! Essayez plutôt le compostage!

Le processus biologique de décomposition des déchets d’aliments (les biodéchets) permet d’obtenir un terreau, le compost, très bon pour améliorer la fertilisation des sols pour les plantations et les cultures.


Si vous n’avez pas de jardin pour composter vos déchets, d’autres solutions de compostage de proximité existent:

  • compostage partagé (de quartier, en pied d’immeuble etc)

  • compostage collectif de petite taille (dans une ferme par exemple)

  • compostage autonome en établissement (maison de retraite, école, hôpital etc…)

 



Recyclage et smartphone


Si malgré toutes vos tentatives de réparation votre smartphone ne fonctionne plus, ne le mettez surtout pas dans un tiroir! Votre téléphone et les matériaux qui le composent ont encore d’autres usages et peuvent être récupérés pour la fabrication d’autres téléphones. Il serait malheureux de devoir extraire de nouveaux matériaux rares alors qu’ils sont encore disponibles dans nos petits appareils du quotidien.


Ne le jetez pas non plus dans les poubelles de la maison! Les smartphones hors d’usages sont des Déchets d’Equipement Electriques et Electroniques (DEEE). Ces déchets sont considérés comme dangereux (pour la santé et l’environnement) et doivent donc être jetés dans des poubelles dédiées pour une prise en charge spécifique à ce type de déchet.


Comment est ce que je me débarrasse de mon smartphone alors?

  • Les grandes surfaces près de chez vous ont généralement des points de collecte spécifique où l’on peut y laisser ses piles, ampoules, et petits appareils électroniques;

  • Les déchetteries reçoivent également vos téléphones portables:

  • On trouve les points de collecte les plus proches de chez nous sur les site internet des deux organismes en charge de cette filière de déchets: Eco-Systèmes et Ecologic;

  • Des entreprises spécialisées dans la récupération d’objets et vente d’objets d’occasion sont aussi repreneuses des smartphones. Souvent, ceux-ci peuvent être reconditionnés: Ateliers du Bocage, Envie, Emmaüs etc…

 

Lorsque le smartphone ne peut être reconditionné, celui-ci est démantelé, et les différents matériaux sont séparés (éléments ferreux, non ferreux, plastiques) pour ensuite être recyclés.


Vidéo d’Actu-environnement sortie récemment sur le recyclage et reconditionnement des smartphones.



Pour aller plus loin:


Un nouvel indicateur pour mesurer le recyclage en Europe


Applications smartphones sur le compostage Compost Challenge (à destination du grand public) et le tri des déchets Game of Tri (application à destination des collectivités et entreprises pour leurs usagers),sont de bons moyens d'apprendre les techniques de compostage et consignes de tri en s'amusant.

 

Vous voulez vous débarrasser d’un objet mais vous ne savez pas dans quelle poubelle? Le site de l’Ademe "Bien jeter" vous indique le meilleur éxutoire pour vos déchets.


Le sujet de l’impact environnemental du smartphone vous a intéressé? Vous pouvez en apprendre plus avec le document de synthèse élaboré par FNE

 

Le compostage qu’est ce que c’est? Par France Nature Environnement

 

 

Thématique environnementale: