Bure : projet CiGéo d'enfouissement des déchets nucléaires

 

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Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires français

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BURE/Cigéo - Débat public : arrêtez-tout

 

 

Thématique environnementale: 

Article - Projet Cigéo - L'accident tragique du 26 janvier au laboratoire de Bure révèle la problématique de la zone endommagée par les creusements (EDZ)

Article - Projet Cigéo d'enfouissement des déchets radioactifs HA - MAVL à Bure - L'accident tragique du 26 janvier au laboratoire de Bure révèle la problématique de la zone endommagée par les creusements (EDZ)...lire l'article complet

A l'heure où certains parlementaires proposent de débattre au plus vite de la 'réversibilité' du stockage géologique, des éléments techniques de bases ne sont pas éprouvés. L'accident tragique du 26 janvier 2016 montre que la faisabilité de cet ouvrage souterrain n'est pas acquise. Plus généralement, cet accident révèle l'instabilité mécanique de la formation argileuse. Le modèle théorique de confinement de la radioactivité à long terme dans le massif argileux est mis à mal par les circulations de fluides consécutives aux perturbations engendrées par l'intervention humaine dans ce massif, interventions concrétisées essentiellement par les opérations de creusement. Les « scellements » sensés empêcher la migration rapide de la pollution radioactive en dehors du confinement demeurent théoriques. Comment à terme, redonner aux voies de passage privilégiées que constituent galeries et éléments jour – fond (descenderies et puits) leur faible perméabilité d'origine ? Les tentatives de modifications législatives récentes au sujet du projet Cigéo semblent insister pour que cette question essentielle puisse échapper peu à peu aux voies réglementaire et législative. Pourtant, sans validation pratique préalable de la possibilité de fermeture, le projet Cigéo serait semblable à un avion qu'on lancerait du haut d'une falaise sans savoir s'il dispose d'un train d'atterrissage. lire l'article complet

 

Lorraine

CIGEO / BURE : Un accident tragique qui remet en cause le projet d'enfouissement des déchets nucléaires

 

Communiqué de presse FNE/MIRABEL LNE du 03/02/2016 - version pdf


CIGEO / BURE :

Un accident tragique qui remet en cause le projet d'enfouissement des déchets nucléaires

 

L'ANDRA, maître d'ouvrage du projet, vient d'être auditionnée par l'Assemblée nationale ce matin. L'Agence a botté en touche sur les conséquences de l'accident tragique du 26 janvier dernier survenu à Cigéo, qui, il faut le rappeler, est déjà le 2è accident mortel de ce site. Banalisant l’événement qui a coûté la vie à un travailleur suite au glissement d'un front de taille et à un éboulement dans le laboratoire souterrain de Bure, l'agence voudrait déjà enfouir cette affaire gênante. Pour France Nature Environnement et Mirabel Lorraine Nature Environnement, au contraire, toute la lumière doit être faite sur cet événement qui pourrait remettre en cause le projet. Explications.

 

L'ANDRA persiste à faire l'autruche

Pour l’ANDRA, ce malheureux accident de chantier ne remet pas en cause les suites à donner au projet. Pourtant, selon l'ANDRA « il s'agit d'un accident de chantier qui s'est déroulé sur un chantier de creusement ». L'ANDRA ajoute : « nous ne redémarrerons pas des opérations similaires de creusement tant que l'analyse n'aura pas été faite des causes de l'accident » (1). En effet, cet éboulement de galerie interroge sur les bases même de la conception de Cigéo.

 

L'architecture souterraine a été bouleversée à la hâte sans réaliser les tests nécessaires

Pour réduire les coûts, l'architecture de Cigéo validée en 2005 a été bouleversée en 2013 (2). Sous la pression des producteurs de déchets, ces modifications hâtives ont eu lieu juste avant le débat public sans prendre le temps de tester les méthodes de creusement associées. « Comme l'argile est fragile, les tunneliers endommagent la roche et perturbent fortement ses propriétés mécaniques et hydrogéologiques » explique Romain Virrion, directeur de MIRABEL LNE. Ainsi, de nombreux essais restent à réaliser. Notamment pour démontrer « la constructibilité du tunnel de stockage et l’extension limitée de l’EDZ* », l’ANDRA prévoit « de construire au Laboratoire souterrain en 2018-2019 une galerie de dimension représentative». (3)

 

Il ne faut pas voter une loi 'bricolée' en 2016 sans savoir

De la même manière que les tentatives de modifications législatives introduites via la loi Macron et retoquées par le Conseil constitutionnel l'été dernier et avant cela dans la loi sur la transition énergétique, la récente proposition de loi déposée par le Député Le Déaut (4) est précipitée. Cette loi vise à reporter le débat sur la réversibilité après l'autorisation de création de Cigéo et après la mise en œuvre d'une phase industrielle « pilote ». Cette phase pilote serait en réalité la première tranche de Cigéo. D'après les estimations de l'ANDRA de 2014, le coût de cette phase pilote serait de 7 Milliards d'euros d'ici 2034 (5).

Selon Maryse Arditi, référente sur le dossier nucléaire à FNE : « Pour l'heure, il n'y a pas de dossier validé par l'ASN. Il n'y a donc pas de base solide pour engager un débat parlementaire de cette importance. »

L'heure n'est donc certainement pas à voter une loi. FNE et Mirabel LNE demandent que toute la lumière soit faite sur les raisons et les circonstances de l'accident tragique du 26 janvier dernier et ses liens avec la question de la stabilité de l'argile et des méthodes de creusements. Dans cette attente, le projet Cigéo ne doit plus faire un pas.

 

Notes et références

* La zone fragilisée par le creusement des galeries est aussi appelée 'EDZ' (Excavation Disturbed or Damaged Zone)

(1) Sur l'accident, audition de l'ANDRA à l'Assemblée Nationale le 03/02/2016, en retranscription MIRABEL LNE du 03/02/2016 ici

(2) Dossier chiffrage ANDRA – octobre 2014, Tome 1 - « Estimation du coût de base , Liaisons surface-fond et ouvrages souterrains (SS4)  » - ref CG-TE-F-NTE-AMOA-EEE-4000-14-0063/B, page 5 et 6

(3) Dossier chiffrage ANDRA – octobre 2014, Tome 1 – « Déclinaison suivant l'échelle TRL (ISO 16290:2013) » ref. CG.PDD.ADPG.14.0031/A, pages 28 à 40

(4) communiqué de presse du 10/11/2016 – coordination BURESTOP : Cigéo / Bure, 'nouvelle' proposition de loi par Le Déaut : flagrant délit de plagiat!

(5) communiqué de presse du 31/01/2016 - MIRABEL LNE : La phase pilote du projet Cigéo coûterait 7 Milliards d'euros d'ici 2034

 

Contacts presse :

MIRABEL LNE : Romain Virrion, 09 81 98 30 12

FNE : Maryse Arditi, 06 78 79 39 70


 

illustration, l'argilite en cours de creusement au laboratoire de Bure - IRSN

Lorraine

Éboulement à Bure et coûts de Cigéo : de nombreuses associations locales et nationales et locales interpellent Ségolène Royal et demandent l’arrêt du projet

 

   ASODEDRA


COMMUNICATION COMMUNE DES ASSOCIATIONS RÉSEAU "SORTIR DU NUCLÉAIRE", LES AMIS DE LA TERRE FRANCE, FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT, COORDINATION BURE-STOP (BURESTOP 55, EODRA, BURE ZONE LIBRE, HABITANTS VIGILANTS, MEUSE NATURE ENVIRONNEMENT, MIRABEL - LORRAINE NATURE ENVIRONNEMENT), CEDRA, ASODEDRA.

Communiqué du 2 février 2016


 

Éboulement à Bure et coûts de Cigéo : de nombreuses associations locales et nationales et locales interpellent Ségolène Royal et demandent l’arrêt du projet

 

 

 

À la suite de l’éboulement mortel survenu au laboratoire de Bure, les associations interpellent Ségolène Royal pour exiger l’arrêt de Cigéo, ainsi que la publication de documents sur les coûts du projet qui ont vocation à être portés à la connaissance du public.

 

Suite à l’éboulement survenu le 26 janvier 2016 dans une galerie du laboratoire de l’Andra situé à Bure, les associations viennent d’écrire à Ségolène Royal pour lui demander de faire toute la lumière sur cet accident.

À la veille de l’audition de l’Andra par la Commission Développement Durable de l’Assemblée Nationale, les associations rappellent que cet éboulement illustre la fragilité de la roche souterraine dans laquelle cette dernière souhaite enfouir les déchets radioactifs les plus dangereux. Cet événement démontre également l’impossibilité technique d’un stockage sûr et "réversible".

Les associations demandent à Ségolène Royal de stopper le projet Cigéo ainsi que les procédures règlementaires et législatives destinées à accélérer son autorisation.

Cet accident est survenu en pleine polémique sur les coûts du projet Cigéo. Alors que l’Andra venait de rendre publique une estimation de 34 milliards d’euros qui, selon l’Autorité de sûreté nucléaire, était probablement sous-évaluée, Ségolène Royal a choisi de fixer les coûts de Cigéo à 25 milliards d’euros, une valeur plus proche des 20 milliards d’euros revendiqués par EDF.

Les associations s’inquiètent que la ministre ait pu céder aux demandes des producteurs de déchets et soulignent qu’un projet "low-cost" s’avèrerait encore plus dangereux. Alors que trop d’éléments sur les coûts de Cigéo ont été dissimulés, les associations demandent également à Ségolène Royal la publication de l’intégralité des documents ayant servi de base au chiffrage des coûts de Cigéo. Elles demandent également de faire toute la lumière sur le lien éventuel entre cet accident mortel et certaines techniques de recherches utilisées au laboratoire de Bure visant à faire baisser les coûts de Cigéo.

Lire la lettre adressée à Ségolène Royal

Contacts :

  • Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" :

06 64 66 01 23 - 02 43 94 72 88

  • Pour France Nature Environnement :

06 78 79 39 70

  • Pour la Coordination BureStop :

06 86 74 85 11

Lorraine

Loi Cigéo/BURE et Sénat, M. Michel Raison a tort En édulcorant totalement son rapport, il tronque à nouveau le débat

COMMUNIQUE 16 mai 2016 - version pdf ici

Coordination BURESTOP (Burestop55, BZL, EODRA, Mirabel Lorraine Environnement, MNE, Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château)
/ des opposant-es et habitant-es en lutte contre Cigeo de Bure et d'ailleurs


 

Loi Cigéo/BURE et Sénat, M. Michel Raison a tort

En édulcorant totalement son rapport, il tronque à nouveau le débat


La proposition de loi Longuet relative à Cigéo, examinée le 17 mai 2016 au Sénat, vise à donner le feu vert au stockage nucléaire souterrain, sous couvert de "phase-pilote". Le sénateur Michel Raison, rapporteur, vient d'effectuer un rapport express et tronqué. Comment les parlementaires peuvent-ils statuer sur un projet aussi démesuré avec aussi peu d'informations ?

La Coordination Burestop lance un appel à refuser cette proposition de loi car elle est dangereuse – tant vis-à-vis de la sûreté nucléaire que du point de vue éthique et démocratique. L'acceptation d'une telle proposition serait, pour la France, un pas de trop dans le vide.


Une loi de façade et une fausse phase-pilote
Cette proposition de loi est une arnaque montée de toutes pièces bien avant le débat public de 2013 (1). La « phase pilote » proposée par l'ANDRA n'est pas un nouveau laboratoire ou une prolongation des recherches. C'est bien la première tranche du projet Cigéo (2). D'après les dossiers de l'ANDRA (3), pendant cette soi-disant phase de test (4) entre 2018 et 2034, l'essentiel des infrastructures de Cigéo serait construit et 2 800 m3 de déchets hautement radioactifs seraient enfouis... Cette première tranche coûterait à elle seule 5,7 milliards d'euros (hors recherche) soit 95 % des provisions actuelles censées financer l'ensemble du projet Cigéo *. A charge pour nos descendants de trouver le complément, sans doute plusieurs dizaines de milliards d'euros...

Ces parlementaires déguisent leur proposition en loi sur la réversibilité (5) alors que ce débat serait repoussé en 2034, après la réalisation de cette première tranche industrielle (2). De plus la question centrale du projet Cigéo n'est pas la réversibilité, mais bien la faisabilité même du projet.


Des années de "labo" à Bure mais toujours autant d'inconnues majeures

Au laboratoire de Bure, un accident tragique a coûté la vie à un salarié suite à un éboulement au fond d'une galerie lors de tests destinés à valider des méthodes de creusement (6). Pour l'instant, le laboratoire de Bure comporte 1,6 km de galeries de petites dimensions sans aucun déchet stocké. Cigéo, ce serait 300 km de galeries bourrées d'un cocktail radioactif inflammable et explosif. Les 18 ans passés dans le laboratoire souterrain de Bure démontrent que les principaux problèmes scientifiques et techniques n'ont pas de solution. Autoriser les travaux de construction de Cigéo et de sa première tranche en 2018, comme le proposent ces parlementaires, serait pure folie.


Un rapport tronqué, faisant l'impasse sur les risques
Le Sénateur Michel Raison a produit un rapport dont l'édulcoration est inquiétante. Les auditions ont été menées en un temps record. Des informations essentielles apportées par un expert indépendant, Bertrand Thuillier, sur les principaux risques notamment, n'y figurent pas. De même pour des éléments communiqués par des opposants à Cigéo, relatifs au grave accident survenu dans le centre d'enfouissement américain WIPP, au bout de 15 ans de fonctionnement (7). Le Sénateur invite finalement "à adopter la proposition de loi permettant la poursuite du projet Cigéo dans des conditions garantissant à la fois la sûreté des installations (...)" (8) .


Faire, de la mort annoncée d'un territoire, une aubaine
L'auteur de la proposition de loi, Gérard Longuet a annoncé dans la presse locale 1500 à 2000 emplois et la "renaissance économique du département", opérant ainsi une incroyable opération de communication. Pourtant la région de Bure joue bien son avenir, sa sûreté, sa qualité de vie et ses véritables atouts, pour des siècles...


Stop à la fuite en avant !
Le projet Cigéo est dimensionné sur l'hypothèse de prolongation de la durée de vie des réacteurs nucléaires jusqu'à 50 ans. Cette fuite en avant multiplierait par trois le stock des déchets déjà produits à l'heure actuelle. En pleine déroute financière, la filière électro-nucléaire est dans une situation très préoccupante. Au lieu d'engager un débat national, légitime, responsable et global sur cette filière en implosion, une poignée de parlementaires pro-nucléaires persiste à ne pas tirer le bilan des erreurs passées et à entraîner le pays délibérément dans le mur, tête baissée.


 
Des actions d'interpellation ont eu lieu devant des permanences de parlementaires ce week-end.
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Notes et références :


* le financement de Cigéo est basé sur l'hypothèse d'un rendement (ou taux d'actualisation) des actifs dédiés aux provisions de 4,8 % par an (inflation comprise) pendant 144 ans, entre 2012 et 2156.
 
(1) Article MIRABEL LNE du 05/05/2014 « Cigéo / Bure Débat public 2013 : BILAN DE L’ARNAQUE », - http://pandor.at/fr/democratie
(2) Chronologie du processus d'autorisation pour l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure, Projet Cigéo (ici)
(3) http://www.developpement-durable.gouv.fr/Le-processus-d-evaluation-du-cout.html
(4) fiche phase pilote RSN/coordination BureStop
(5) http://mirabel-lne.asso.fr/f/CP_proposition_loi_le_deaut_cigeo_bure_10112015.pdf
(6) http://pandor.at/p/fichiers/Article_eboulement_Bure_25022016.pdf
(7) fiche WIPP RSN/coordination BureStop
(8) rapport du sénat n°594


Lorraine

Condamnation de l'ANDRA par le TGI de Bar-le-Duc pour ses travaux illégaux dans le bois Lejuc!

L'ANDRA est condamnée par le TGI de Bar-le-Duc !

 

Les travaux de CIGÉO sont stoppés !

 

 

 

Un rappel à l’ordre cinglant et historique pour l’ANDRA, faisant suite à deux mois de mobilisation sur le terrain

 

Le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc vient de donner raison aux huit associations et aux quatre habitants de Mandres-en-Barrois qui, dans un référé déposé le 25 juillet, exigeaient l’arrêt des travaux effectués par l’Agence pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) dans le Bois Lejuc, en vue de la construction de CIGÉO, ce projet de centre de stockage en profondeur des déchets radioactifs les plus dangereux. Ces travaux sont bien illégaux : l’ANDRA doit les suspendre et est condamnée à la remise en état du site.  

 

Pour rappel, 7 hectares de feuillus avaient déjà été détruits, dont des chênes quasi centenaires, le sol avait été arraché et recouvert de gravier et l’édification d’un mur de 2m de haut et 3 km de long avait commencé, alors même que l’ANDRA ne disposait pas des autorisations nécessaires auprès des autorités compétentes et n’avait même pas envisagé qu’une étude d’impact puisse être nécessaire ! Lors de l’audience, qui s’était tenue le jeudi 28 juillet, l’ANDRA s’était surpassée dans la mauvaise foi et les contradictions : tout en reconnaissant effectuer ces travaux dans la perspective de la construction de CIGÉO, elle prétendait n’effectuer que des travaux destinés à une gestion durable de la ressource forestière du Bois Lejuc ! Par ailleurs, arrivée en cours d’audience, l’ANDRA a sorti un pitoyable lapin de son chapeau, un arrêté municipal daté du jour même, signé du maire de Mandres-en-Barrois et autorisant les travaux de construction du mur commencés illégalement depuis plusieurs semaines !

 

Rendu le 1er août à 14h, le délibéré du tribunal est formel : il ordonne la suspension des travaux de défrichement jusqu’à ce que l’ANDRA obtienne une autorisation (sous astreinte provisoire de 10 000 euros par are nouvellement défriché). Il enjoint de même à la remise en état des lieux sauf autorisation obtenue par l’ANDRA dans un délai de 6 mois.

 

D’après la décision du tribunal, "cette remise en état des lieux doit être entendue comme une restitution de l’état boisé de l’ensemble des parcelles défrichées, nécessitant la suppression du géotextile, de l’empierrement et de la clôture en murs de béton – au vue de l’importance de son emprise – et la replantation dans le respect du plan d’aménagement forestier du bois Lejuc arrêté par l’Office National des Forêts pour 2007-2018".

 

Travaux illégaux, embauche de mercenaires pour "protéger" le mur : les manoeuvres et manipulations de l’Andra pour imposer CIGÉO sont maintenant exposées au grand jour. Cette décision marque également le bien-fondé et la légitimité de la mobilisation de plusieurs centaines de personnes et des habitants qui s’opposaient depuis plusieurs semaines aux travaux de l’ANDRA.

 

Les associations, habitants et opposant-e-s à CIGÉO se réjouissent de cette décision historique du tribunal et ne comptent pas en rester là. D’autres recours et actions sont en préparation pour enfin rendre le Bois Lejuc aux habitants de Mandres-en-Barrois et donner un coup d’arrêt au projet CIGÉO. Un nouveau temps fort de manifestation est prévu du 13 au 15 août 2016.



Contacts presse :

Avocat Étienne Ambroseli : 06 09 30 80 67

Pour les opposants et associations :
06 88 27 16 06
06 73 49 33 84
06 85 23 05 11

Chargée de communication : 06 64 66 01 23

Meuse

Encore une proposition de loi pour autoriser au plus vite le projet Cigéo / Bure

 


COMMUNIQUE 12/04/2016 - Coordination Burestop (Burestop55, BZL, EODRA, Mirabel Lorraine Environnement, MNE, Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château)
/ des opposant-es et habitant-es en lutte contre Cigeo de Bure et d'ailleurs


Communiqué de presse du 12 avril 2015 (version pdf ici)



Encore une proposition de loi pour autoriser au plus vite le projet Cigéo / Bure,

Le sénateur Longuet fait « Tapis », dès fois que ça passe...


Le 30 mars 2016, Gérard Longuet, sénateur, a déposé une proposition de loi précisant les modalités de création de Cigéo. Une séance publique est prévue le mardi 17 mai 2016 en début d'après-midi...


Un remake !
Car il s'agit de l'amendement présenté à 14 reprises depuis décembre 2013 ! Sans cesse rejeté, puis retenu en juillet 2015 par le parlement (1) et retoqué dans la foulée par le Conseil constitutionnel (2) ; ressorti en octobre 2015 des poches du député Jean-Yves Le Déaut sous forme de proposition de loi (3), mais toujours pas inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale ; Gérard Longuet revient maintenant le proposer au Sénat.

Une proposition : fermer les yeux...
L'adoption de la proposition de loi Longuet / Le Déaut remettrait radicalement en cause le processus d'autorisation de création de Cigéo défini par la loi du 28 juin 2006.

Ce que dit la loi de 2006 en vigueur :
D'après la loi du 28 juin 2006 en vigueur (article 12), l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) devrait en premier lieu déposer une demande d'autorisation de création. Pour l'instant, aucune demande n'a été déposée. Cette demande devrait ensuite être évaluée par l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et par le Parlement. Alors seulement, le Gouvernement pourrait présenter un projet de loi sur la réversibilité. Aucune autorisation ne pourrait être donnée avant promulgation de cette loi.

Ce que changerait la proposition Longuet/Le Déaut :
Les parlementaires Longuet/Le Déaut proposent que la loi sur la réversibilité n'intervienne qu'après l'autorisation de création et la réalisation de la Tranche 1, dénommée "phase industrielle pilote"(4). De cette manière, le dossier de demande d'autorisation de création de Cigéo échapperait au regard du pouvoir législatif. Cela est tout à fait contraire à la loi du 28 juin 2006 en vigueur.

Malgré le fait qu'il n'y ait pas de dossier valide !
Cette proposition de loi est prématurée. Les parlementaires ne disposent aujourd'hui d'aucun élément probant et validé par l'ASN. Ils n'ont à disposition aucun élément valide sur la réversibilité, ni même sur la capacité à fermer un tunnel de stockage dont les tests ne sont pas envisagés par l'ANDRA avant 2024 (5)!

La Tranche 1, "phase industrielle  pilote"
Les parlementaires Longuet /Le Déaut proposent aussi une "phase pilote". L'article L542-10 du Code de l'environnement interdit l'entreposage ou le stockage des déchets radioactifs dans des laboratoires souterrains de recherche. Des essais in situ ne pourraient donc être réalisés que dans l'installation définitive de stockage géologique. Dans tous les cas, un exploitant d’une installation nucléaire de base doit mener un programme d’essais complet avant d’être autorisé à mettre en service son installation. La "phase pilote" est une obligation de l'exploitant et en aucun cas une prolongation des recherches sur l'option de stockage géologique. De plus, cette "phase pilote" est une demande qui n'émane pas du public mais de l'ANDRA (6), en amont du débat public de 2013.
Elle est incontestablement la première tranche de Cigéo qui comprendrait la réalisation des ouvrages clés (descenderies, puits, bâtiments de réception des déchets MAVL, 40 km de galeries...), tranche pendant laquelle seraient enfouis près de 2 800 m3 de déchets hautement radioactifs. A ce titre, cette Tranche 1 (phase industrielle pilote) serait inclue dans la demande d'autorisation de création globale du projet qui la précéderait.(4)

Avec cette proposition de loi, l'autorisation de création de Cigéo échapperait au regard législatif. C'est donc une proposition de "blanc-seing" à l'ASN et au Gouvernement pour autoriser le lancement des travaux, travaux qui s'élèveraient à près de 6 Md€ d'ici à 2034 rien que pour cette Tranche 1.

Pourtant la possibilité même de la conduite à terme d'un tel projet reste plus que jamais une interrogation
L'ANDRA prévoit encore de creuser  en 2018/2019 dans le laboratoire souterrain existant une galerie échelle 1 pour démontrer « la constructibilité du tunnel de stockage ». Les essais au laboratoire souterrain de Bure, sensés valider les méthodes de creusement au tunnelier, se sont révélés catastrophiques. Un éboulement tragique dans une galerie a causé la mort d'une personne le 26 janvier 2016. (7)

Les deux uniques centre de stockages de déchets radioactifs en profondeur existant dans le monde (Asse en Allemagne et WIPP au Nouveau Mexique) sont des expériences catastrophiques sur les plans techniques et économiques et amènent à des situations ingérables.

L'estimation économico-politique du coût de Cigéo, arrêtée par la ministre en charge de l'énergie le 15 janvier 2016 (8), et donc l'estimation des provisions nécessaires à la réalisation du projet, ne permettrait pas de financer les Tranches ultérieures à la Tranche 1 (phase industrielle pilote).

L'inventaire du projet Cigéo se base sur des hypothèses structurantes de prolongation jusqu'à 50 ans des réacteurs nucléaires. Cet inventaire n'inclue pas les stocks accumulés de combustibles usés et autres matières (uranium et plutonium) qui sont supposés pouvoir tous être réutilisés et retraités ou valorisés dans des réacteurs du futur. Tant vis à vis des risques que du point de vue économique, scientifique et technique, se lancer dans un tel programme qui mènera nécessairement à l'impasse est-il responsable ? A cela s'ajoute la situation inquiétante de quasi faillite des exploitants nucléaires français.

Annexer définitivement Meuse et Haute-Marne, en échange d'un "grand chantier"
Les parlementaires Longuet/Le Déaut ont-ils le feu au derrière ? Rien ne presse pourtant puisque les déchets HA doivent refroidir au moins jusqu'en 2078 et que les déchets MAVL, qui sont actuellement entreposés en surface, ont avant toute chose besoin d'une expertise, tant leur stabilité laisse à désirer (productions non stop de gaz, mélange potentiellement réactif bitumes gonflants-oxydants, formation de gel sur 10 000 fûts de béton en Belgique (9) etc...).

Le seul argument de la proposition de loi Longuet/Le Déaut est la promesse à court terme, en réalité sans aucune garantie de résultat de l'ensemble du projet, du lancement d'un chantier alléchant pour quelques multinationales du BTP entre 2020 et 2028 générant 750 emplois en Meuse/Haute Marne.
Des emplois provisoires "grand chantier" qui conviennent à une Meuse agricole comme un hamburger malbouffe posé sur la vieille table en chêne de paysans. Avec main-d’œuvre importée via Chypre en passant par l'Irlande comme pour l'EPR (10) ?
C'est la dépense dans la précipitation des quelques provisions rendues obligatoires pour aider les générations futures à gérer les déchets nucléaires. C'est surtout la stérilisation d'un territoire, de tout un terroir, par des déchets atomiques à très hauts risques dont évidemment personne ne veut.

Ne pas enfouir, arrêter d'en produire
Tout va mal dans le nucléaire, accidents, sécurité et espionnage obligatoirement de type militaire, ruine des pays. Si la France prolonge ses vieux réacteurs, pour la deuxième fois elle se distinguerait du reste du monde en relançant la production de déchets nucléaires par 58 réacteurs atomiques pour 15 ans. Mais avec quelle solution ? Ces déchets sont le summum de la toxicité par ajout de radioactivité violente à des tonnages de métaux lourds.

L'urgence ? Cesser cette production. Cigéo doit être stoppé, la gestion de l'existant devra être véritablement revue et pas seulement avec de la poudre aux yeux, de la propagande et des "dotations" abusives comme c'est le cas pour le projet Cigéo et sa "phase pilote".


Notes :
(1) http://mirabel-lne.asso.fr/f/SYNTHESE_RECAP_amendements_cigeo_2013_2015.pdf
(2) http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article659
(3) http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article670
(4) http://mirabel-lne.asso.fr/f/comparatif_loi_amendement_le_deaut_nov_2015.pdf
(5) http://www.developpement-durable.gouv.fr/Le-processus-d-evaluation-du-cout.html
(6) http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-que-faire-des-dechets-radioactifsLe téléphone sonne vers 10'30 – 15 mai 2013 (date d'ouverture du débat public), M-C Dupuis, directrice de l'ANDRA : "... nous aurons un développement très progressif tranche par tranche et la première tranche aura un caractère pilote si vous voulez... ... En tout cas c'est ce qu'on propose."
(7) https://www.fne.asso.fr/communiques/cigeo-bure-un-accident-tragique-qui-remet-en-cause-le-projet-denfouissement-des-déchets
(8) http://www.sortirdunucleaire.org/Bure-arrete-ministeriel-cout-Cigeo
(9) http://www.ondraf.be/sites/default/files/Communique de presse_plan actions_20140926.pdf
Lorraine

Fête de la libération du bois de Mandres-en-Barrois

Dimanche 26 juin, à partir de 12h : banquet partagé, ballades, constructions, plantations, chansons, discussions !


Bonjour à tous,

Mauvaise nouvelle: La proposition de loi Longuet, adoptée par le Sénat, sera examinée le 29 juin en commission et le 11 juillet en séance plénière à l'Assemblée Nationale.
Cette proposition de Loi n'a d'autre objectif que de lancer le plus vite possible l'enfouissement des déchets radioactifs à BURE.

Mais, excellente nouvelle,  notre mobilisation ne faiblit pas, bien au contraire.

Dimanche dernier, le bois de Mandres où l'Andra avait, tambour battant, commencé de fait des travaux visant à avancer le projet Cigéo (déforestation pour clôturer le site, aménager ses accès et effectuer des forages, a été investi par un piquenique joyeux mais déterminé.
Depuis lors, une 50aine de personnes se sont installées (tentes, préau, cantine...) ou passent très régulièrement en soutien et pour démultiplier l'action.

Pour mieux appréhender cette effervescence militante, je vous conseille la lecture du beau texte écrit sur le terrain par les occupants :

Bure, pas de ZAD qui cache la forêt !

http://www.sortirdunucleaire.org/Bure-pas-de-ZAD-que-cache-la-foret

Et dimanche prochain, c'est la  FETE DE LA LIBERATION DU BOIS DE MANDRES !
Voir ci dessous, un des multiples appels à la fête et au soutien, envoyés tous azimuts, ces derniers jours.
Ne manquez pas aussi d'aller voir les dernières infos:
*sur notre site Mirabel http://mirabel-lne.asso.fr/
*la revue de presse de Burestop55 sur http://burestop.free.fr/spip/
*les photos de terrain et le programme du piquenique du 26 juin sur http://vmc.camp/2016/06/21/le-26-juin-toutes-et-tous-a-la-fete-de-la-liberation-du-bois-de-mandres/

*et bien plus encore prochainement (juridique, CLIS...)!




L'appel de la Maison de la résistance à Bure





On enchaîne, on ne s'arrête pas, maintenant que le bois de Mandres est libéré il faut y intensifier les circulations et en faire un point de convergence de toutes celles et ceux qui veulent voir l'ANDRA boire la tasse et le projet Cigéo être enterré 6 pieds sous terre : 
Habitant-e-s du coin, association, collectifs, etc à l'échelle du grand Est et au-delà ! C'est ça qui est en puissance dans cette forêt occupée/libérée !

Donc on multiplie les moments communs, les appels à soutien, bref le travail de construction de solidarités humaines (et politiques) qui est en train de renforcer le mouvement de lutte contre CIGEO.



Maison de résistance à la poubelle nucléaire
Bure Zone Libre
2 rue de l'église - 55290 BURE
03.29.45.41.77

 

Meuse
Date: 
Dimanche, 26 Juin, 2016 - 12:00

Le scandale de Cigéo au Parlement

COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN 
Coordination Burestop
(Burestop 55, Bure Zone Libre, Habitants Vigilants de Gondrecourt-le-Château, Meuse Nature Environnement, Fédération Mirabel Lorraine Environnement)
Réseau "Sortir du nucléaire"/ Amis de la Terre France

 

Scandale : le président du Conseil d'administration de l'Andra nommé rapporteur de la proposition de loi pour accélérer son propre projet Cigéo/BURE !

 

Le Réseau "Sortir du nucléaire", la Coordination Burestop, les Amis de la Terre France dénoncent un conflit d'intérêt flagrant dans une lettre ouverte à M. le député Christophe Bouillon, président de l'ANDRA et rapporteur de la proposition de loi Cigéo et à M. Chanteguet, président de la Commission du développement durable de l'Assemblée Nationale.
Nos associations appellent les députés à refuser ce passage en force et à se prononcer contre le texte de loi proposé.

 

Un conflit d’intérêt flagrant pour forcer la porte de l’Assemblée, après celle du Sénat

 

Le gouvernement veut accélérer la cadence en inscrivant en session extraordinaire cette proposition de loi qui sera examinée en séance publique le 11 juillet 2016 à partir de 16h. Par le biais d’une incroyable « coïncidence », c’est le député Christophe Bouillon, Président du Conseil d’administration de l’Andra qui a été nommé le 15 juin 2016 rapporteur pour l’Assemblée Nationale.
Une manœuvre que même le sénateur Michel Raison, rapporteur sur cette proposition de loi au Sénat et membre du CLIS [2] de Bure, semblait ignorer jusqu’à récemment et qui a fortement interpellé le conseil d’administration du CLIS ce lundi 20 juin. Au cours de ce conseil d’administration, des opposants siégeant au comité lui ont vivement reproché son rapport partiel et partial, tronqué d’informations essentielles. M. Raison avait mené tambour battant des consultations éclair et un semblant de débat - ne reprenant aucun des éléments transmis par les associations ou présenté par un expert indépendant - pour faire voter la loi relative à la réversibilité de Cigéo à la quasi majorité des sénateurs le 17 mai dernier.

 

Les associations interpellent la Commission de développement durable par un courrier afin de pointer l’irresponsabilité totale d’une telle manipulation, dans un dossier marqué depuis plus de 20 ans par la prédominance des intérêts économiques et financiers et... le mépris total des risques et des principes démocratiques élémentaires.

 

Des opposants déterminés à défendre leur forêt et à empêcher le démarrage de Cigéo

 

Des signaux forts attestent de l’opposition large à la méga-poubelle nucléaire. Depuis le 15 juin, des habitants locaux et des militants occupent la forêt de Mandres-en-Barrois (à quelques kms de Bure) que l’Andra a annexée pour y opérer des travaux - jugés illégaux par nos associations - préparatoires à l’une des deux zones importantes du projet Cigéo (zone des puits d’accès et de rejet de l’hydrogène du stockage souterrain). La mobilisation ne fait que commencer et devrait s’amplifier compte-tenu de la détermination des occupants à défendre leur forêt.

 

Face à l’accélération éhontée de l’implantation de la méga-poubelle nucléaire, alors même que tous les indicateurs montrent que l’ANDRA ne sait pas répondre techniquement aux questions essentielles, le Réseau « Sortir du nucléaire » et la Coordination Burestop et les Amis de la Terre France appellent à soutenir et à amplifier la résistance à Cigéo dès maintenant et dans les semaines et mois à venir.

L’Eté d’Urgence est décrété !


> Lire la Lettre ouverte.

 



Suivez le fil info de ce qui se passe en forêt de Mandres-en-Barrois au jour le jour + appel à soutien et à matériel
> L'Eté d'Urgence
est déclaré !
_____________________________________

[1] Coordination Burestop : Burestop 55, Bure Zone Libre, Habitants Vigilants de Gondrecourt-le-Château, Meuse Nature Environnement, Fédération Mirabel Lorraine Environnement
[2] Comité Local d’Information et de Suivi

Réseau Sortir du nucléaire - 9 rue Dumenge - 69317 Lyon cedex 04 - Tél. 06 64 66 01 23
Coordination Burestop ( Burestop 55, Bure Zone Libre, Habitants Vigilants de Gondrecourt-le-Château, Meuse Nature Environnement, Fédération Mirabel Lorraine Environnement ) - Tél. 06 86 74 85 11
Les Amis de la Terre France - Tél. 06 12 54 60 03

www.burestop.eu - www.sortirdunucléaire.org

Meuse

Les opposants au projet Cigéo reprennent la forêt de Mandres-en-Barrois

L’Andra entame des travaux forestiers illégaux pour implanter Cigéo, les opposants reprennent la forêt

 

Dimanche 19 juin 2016, environ 200 personnes, dont des habitants du village, se sont rendues dans la forêt de Mandres-en Barrois, à quelques km de Bure, en Meuse, et ont convergé sur les lieux de nouveaux travaux de l’Andra.

Après un grand pique-nique convivial, dans une ambiance joyeuse, les doubles clôtures commençant à ceinturer le bois ont été enlevées, des barricades ont été construites sur le chemin d’accès pour les travaux. Un grand préau en bois a été érigé sur la plate-forme installée par l’Andra, débarrassée de ses grilles. Une quinzaine de vigiles présents ont été invités à partir par la foule, et par un commandant de gendarmerie qui a déclaré qu’il « laisserait faire le pique-nique, à condition qu’il n’y ait pas d’atteinte aux personnes ».

Un appel à résister, rédigé collectivement, a été lu sur place par différents intervenants. Une soixantaine de personnes vont y passer la nuit et invitent à les rejoindre en nombre, dès maintenant.

Pour les manifestants, l’objectif est clair : « Cigéo commence sauvagement et illégalement, la mobilisation sort du bois et va s’amplifier dans les semaines à venir pour bloquer la méga-poubelle nucléaire ! ».

En effet, le projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo, dans la région de Bure (Meuse), passe actuellement par une nouvelle étape d’implantation jugée illégale par des habitants locaux et des associations.
Depuis 15 jours elle a installé une plate-forme et entrepris des travaux de déboisement importants, apparemment sans autorisation, sur le pourtour de la lisière de la forêt. La double clôture en cours laisse présager d’autres travaux préparatoires qui, comme les précédents, ancrent un peu plus le projet dans le paysage local. Ces travaux ne rentrent pas dans une démarche de reconnaissance, mais s’apparentent bien à une dangereuse annexion du territoire.

Cette forêt de 220 ha a une importance stratégique car elle serait à l’aplomb des 300 km de galeries souterraines destinées au stockage des déchets radioactifs. L’ANDRA y projette notamment la construction de deux puits d’accès aux galeries, de bouches de ventilation des gaz radioactifs et le stockage des milliers de m3 de verses excavées.

Les habitants et associations dénoncent la totale illégalité de ces travaux alors qu’un recours administratif a été déposé par des villageois en 2015 et que l’ANDRA n’a aucune autorisation de construction pour Cigéo.
Quant au processus législatif défini par la loi de 2006, il est battu en brêche par le projet de loi Longuet qui vise à précipiter la définition de la réversibilité du stockage et à installer une prétendue « phase-pilote » qui ne serait autre que le démarrage du site d’enfouissement.

L'appel à l'occupation de la forêt par ses habitants est reconduit pour les jours à venir!

Tel 07 58 65 48 89 - Infos : vmc.camp
http://vmc.camp/fil-info/

Meuse

Travaux illégaux de l’Andra en vue de la construction de CIGÉO

Travaux illégaux de l’Andra en vue de la construction de CIGÉO : 8 associations et 4 habitants demandent en référé l’arrêt des travaux et la remise en état du site

 

 

Communiqué commun du Réseau “Sortir du nucléaire“, MIRABEL-Lorraine Nature Environnement, ASODEDRA, Meuse Nature Environnement, CEDRA 52, Les Habitants vigilants de Gondrecourt, BureStop55, Bure Zone Libre et des opposant-e-s et habitant-e-s en lutte contre CIGÉO de Bure et d’ailleurs

 

 


Depuis juin 2016, l’Agence pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) procède à des travaux illégaux dans le Bois Lejuc, à Mandres-en-Barrois, près de Bure. Ces travaux sont réalisés en perspective de la construction de CIGÉO, ce projet d’enfouissement en profondeur des déchets radioactifs les plus dangereux.

De telle méthodes étant inacceptables, huit associations et quatre habitants de Mandres-en-Barrois viennent de saisir le Président du tribunal de grande instance de Bar-le-Duc (Meuse) d’une assignation en référé d’heure à heure pour obtenir l’arrêt de ces travaux illégaux et la remise en état du site. L’audience aura lieu jeudi 28 juillet à 10h.



Le 6 juin 2016, l’Andra a commencé des travaux dans le Bois Lejuc, ancien bois communal de Mandres-en-Barrois (Meuse), acquis à l’issue de manœuvres contestées [1]. Selon l’Andra, ces travaux visent à effectuer des forages et installer des piézomètres pour étudier le sous-sol en prévision de la construction de CIGÉO ; les puits d’accès et de ventilation du centre de stockage seraient ainsi situés dans le périmètre du Bois Lejuc. À cette occasion, 7 hectares de feuillus ont déjà été tronçonnés, dont des chênes quasi centenaires. Interrompus suite à l’occupation du bois par plusieurs dizaines de personnes pendant trois semaines, ces travaux ont repris avec le remblaiement des parties défrichées et la construction, sur ces remblais, d’un mur en béton de plus de 2 mètres de haut et 3 km de long pour « protéger » les travailleurs et leur matériel…

 

Or ces travaux de défrichement ont été réalisés en violation du code forestier, sans demande auprès de l’administration concernée et sans aucun affichage règlementaire. Malgré l’ampleur du défrichement, attestée par constat d’huissier, aucun dossier n’a été déposé pour étudier si une étude d’impact était nécessaire. Par ailleurs, aucune demande d’autorisation au titre de la loi sur l’eau n’a apparemment été déposée.

 

Quant à la construction du mur, elle a également été effectuée sans autorisation préalable au titre du code de l’urbanisme, comme l’atteste l’absence d’affichage. Pourtant, de telles démarches sont obligatoires dès lors que la hauteur du mur dépasse 2 mètres à partir du niveau du sol naturel.

 

Ces travaux sont révélateurs de la précipitation et du double discours qui entourent le projet CIGÉO. Ils ont été lancés en urgence alors même que la demande d’autorisation de création de CIGÉO n’a pas encore été déposée et que la « zone de puits » localisée au Bois Lejuc ne sera pas d’actualité avant de longues années, si le projet se réalise un jour. Par ailleurs, alors même que l’Andra procède au saccage de la forêt en pleine période de sève et de reproduction des animaux, elle masque ses activités sous un vernis « vert » en organisant sur le site même du laboratoire une exposition intitulée « découverte en forêt », qui invite à admirer et préserver la faune et la flore !

 

Le 22 juin 2016, une plainte au pénal avait déjà été déposée au sujet de ces travaux de défrichement. Face au rouleau compresseur de l’Andra, le Réseau “Sortir du nucléaire“, MIRABEL-Lorraine Nature Environnement, ASODEDRA, Meuse Nature Environnement, CEDRA 52, Les Habitants vigilants de Gondrecourt, BureStop55, Bure Zone Libre, ainsi que quatre habitants de Mandres-en-Barrois viennent de déposer une assignation en référé heure à heure pour obtenir l’arrêt de ces travaux illégaux, la destruction du mur et la remise en état du site. L’audience aura lieu le jeudi 28 juillet à 10h, au Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc.

Meuse

Cigéo / Bure, 'nouvelle' proposition de loi par Le Déaut : flagrant délit de plagiat!

 

Coordination BURESTOP (BURESTOP 55 + EODRA + BURE ZONE LIBRE + HABITANTS VIGILANTS + MEUSE NATURE ENVIRONNEMENT + MIRABEL LORRAINE NATURE ENVIRONNEMENT)

Communiqué de presse du 10 novembre 2015 - (au format pdf) 


Cigéo / Bure, 'nouvelle' proposition de loi par Le Déaut : flagrant délit de plagiat!


La 'nouvelle' proposition de loi 'Le Déaut'(1)n'est qu'un copié-collé des amendements rejetés par le conseil constitutionnel en août dernier…

 

Les as du « copier – coller ».

C'est l'amendement présenté, rejeté, puis retenu par le parlement (2) et finalement retoqué par le Conseil constitutionnel (3) qui ressort des poches du député Le Déaut sous forme de proposition de loi ((4)-voir notre comparatif). De cette manière, l'élu espère passer outre la procédure d'instruction du projet d'enfouissement des déchets radioactifs les plus dangereux à Bure, dans la Meuse (projet Cigéo). Le député, comme l'ont tenté il y a quelques mois d'autres parlementaires fantoches, veut reporter le débat sur la réversibilité bien après que la construction de Cigéo soit autorisé et que sa première tranche soit réalisée. Il propose pour cela de modifier en profondeur la loi du 28 juin 2006 en vigueur.

 

Selon la loi en vigueur : Pas de dossier = pas de loi sur la réversibilité = pas d'autorisation.

D'après la loi de 2006, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) doit tout d'abord instruire en 2015 un dossier complet (DAC) auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). C'est seulement sur la base de ce dossier que le Gouvernement (et non le Parlement) pourrait présenter un projet de loi sur la réversibilité. Aucune autorisation ne pourrait être donnée avant promulgation de cette loi.

Mais, face à l'infaisabilité technique, juridique et financière du projet Cigéo, l'ANDRA n'a toujours pas réussi à déposer quoi que ce soit. En l'état, la loi de 2006 bloque donc l'avancée du projet...

Ainsi, à la rescousse de Cigéo, Le Déaut propose de bidouiller la loi. Les parlementaires n'auraient plus qu'à se prononcer sur un projet "clé en main", avec définition toute prête de la réversibilité et petits arrangements fonciers pour faciliter le lancement de la première étape de Cigéo. Le tout sans s'attarder sur les vraies difficultés techniques, financières et sociales du dossier.

 

Une 'phase pilote' plus chère que la totalité des provisions pour Cigéo.
En parallèle, le député insiste sur cette 'phase pilote' pour mieux faire passer la pilule. Cette 'phase pilote' n'est pas une proposition qui émane du débat public mais de l'ANDRA, en amont du débat public (5). Rien de plus qu'un objet de communication. En effet, dans tous les cas, un exploitant d’une installation nucléaire de ce type doit mener un programme d’essais avant d’obtenir une autorisation de mise en service. La 'phase pilote' est donc une obligation de l'ANDRA et en aucun cas une prolongation des recherches sur l'option de stockage géologique. Il s'agirait en fait de la première tranche de Cigéo qui serait inclue dans l'autorisation de création globale. Sa mise en œuvre représenterait le 'gros morceau' du projet puisqu'elle comprendrait la réalisation des ouvrages clés (descenderies, puits, galeries) ainsi que l'accueil des premiers déchets radioactifs à Bure. Cette 'phase pilote' coûterait à elle seule entre 6 et 9 milliards d'euros. C'est plus que la totalité des provisions actuelles pour Cigéo (5Mds d'euros) pourtant censées financer ce projet de sa construction à sa fermeture! (6)

 

Cigéo, un leurre pour faire croire à une solution.

L'objectif de cette proposition de loi n'est donc pas de faire avancer la problématique de la gestion des déchets nucléaires. L'objectif est de lancer au plus vite un gros chantier bien juteux, de signer un gros chèque les yeux fermés et de tenter de leurrer encore quelques temps les institutions sur la faisabilité technique et financière de l'enfouissement. Le projet Cigéo est évidemment étroitement lié à la volonté d'EDF d'obtenir l'autorisation de prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires jusqu'à 50 voire 60 ans. (7)


La coordination BURESTOP a écrit une lettre ouverte aux parlementaires (8)pour dénoncer cette proposition de loi affligeante. Nous ne voulons plus de débat surfait destiné à cautionner des décisions illusionnées et irresponsables. Nous voulons un débat national sur la filière nucléaire dans sa globalité, du militaire au civil et de la mine aux déchets.

 

Notes :
(1) http://www.republicain-lorrain.fr/environnement/2015/11/07/cigeo-enfin-un-debat-digne-de-ce-nom
(2) http://mirabel-lne.asso.fr/f/SYNTHESE_RECAP_amendements_cigeo_2013_2015.pdf
(3) http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article659
(4)
http://mirabel-lne.asso.fr/f/comparatif_loi_amendement_le_deaut_nov_2015.pdf
(5) http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-que-faire-des-dechets-radioactifs - Le téléphone sonne vers 10'30 – 15 mai 2013
(date d'ouverture du débat public), M-C Dupuis, directrice de l'ANDRA : "... nous aurons un développement très progressif tranche par tranche et la première tranche aura un caractère pilote si vous voulez... ... En tout cas c'est ce qu'on propose."
(6) http://mirabel-lne.asso.fr/content/macron_cout_cigeo
(7) http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/10/23/edf-envisage-de-construire-jusqu-a-40-epr-d-ici-a-2050_4795963_3234.html
(8) http://mirabel-lne.asso.fr/f/lettre_ouverte_aux_deputes_octobre_2015.pdf

 

 

 

Lorraine

CIGEO : un député au secours de l'enfouissement 
des déchets nucléaires à BURE

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Coordination BURESTOP (BURESTOP 55 + EODRA + BURE ZONE LIBRE + HABITANTS VIGILANTS + MEUSE NATURE ENVIRONNEMENT + MIRABEL LORRAINE NATURE ENVIRONNEMENT)

 COMMUNIQUE - Jeudi 15 octobre 2015


 CIGEO : un député au secours de l'enfouissement 
des déchets nucléaires à BURE


Le député Jean-Yves Le Déaut a déposé, comme annoncé en août 2015, une proposition de loi sur "projet Cigeo et réversibilité".


Une loi à tout prix... pour sauver Cigéo ?

Alors que l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), maître d'ouvrage du projet, n'a toujours pas déposé sa demande d'autorisation,

alors que la mobilisation locale et nationale contre ce projet et son monde ne cesse de grandir et de se renforcer,

selon un entretien accordé à Contexte**, le député Jean Yves Le Déaut, favorable au projet, voudrait brûler les étapes en proposant dès maintenant une nouvelle loi spécifique à Cigeo…

modifiant ainsi le calendrier prévu par la loi de gestion des déchets nucléaires de 2006.

Une nouvelle loi qui tente de masquer les vrais tares du dossier

L'Andra pourrait donc bénéficier de trois ans de sursis pour déposer sa demande d'autorisation de création de Cigeo, reportée à 2018 au lieu de 2015, comme prévu par la loi de 2006. Pour quelles raisons, si ce n'est le "vide" qui caractérise son dossier ? Vide en matière de conception du stockage profond, de définition des installations de surface, de solutions aux risques connus et désignés de l'enfouissement, d'inventaire des déchets, de définition des coûts… Si cette proposition de loi est acceptée, les parlementaires statueront sur un brouillon approximatif de Cigeo !


Une loi qui pourrait être très anti-démocratique

En définissant d'office le principe de réversibilité et en écrasant le calendrier défini par la loi de 2006, Jean-Yves le Déaut propose un forcing inquiétant, quoi qu'il en dise. Le ton est donné, qui fait plus confiance aux technocrates qu'au débat démocratique. Finalement, cette proposition de loi demanderait juste aux parlementaires de mettre un tampon "accord" sur un chantier clé en main, sur lequel il ne faudrait plus revenir, malgré les très nombreuses oppositions qu'il suscite.

La "phase pilote", soufflée par les industriels a été maquillée abusivement en "souhait du public", lors du débat public avorté de 2013.

C'est cette phase que tentent de mettre en route, de façon quasi désespérée, les promoteurs de Cigeo. Une fois son feu vert accordé, le chantier échappera -dangereusement- à toute réflexion collective.


Une loi pour contrer les oppositions locales ?

Cette loi proposerait le report de l'exigence de maîtrise foncière après l'autorisation de création de Cigéo et la mise en œuvre de la phase pilote.

Régionalement, l'Andra posséderait déjà 2800 hectares de terres et forêts pour les opérations d'échanges et de remembrements ! Le dossier du débat public en 2013 parlait de 310 ha d'installations de surface. A peine deux ans plus tard, l'Andra parle déjà officiellement de près de 600 ha. Quelle est réellement l'ampleur des installations nucléaires envisagées en surface à Bure ?


Une loi au service du mythe du nucléaire "gérable"

Jean-Yves le Déaut, lors de son entretien, voudrait bien faire croire encore que déchets et filière industrielle n'ont rien à voir. Et il n'a aucune considération pour les habitants à qui l'on impose le sacrifice de leur territoire !

Pour la Coordination BURESTOP, origine des déchets et gestion de ceux-ci sont indissociables et il faut impérativement poser le problème dans le bons sens : on coupe le robinet à déchets et ensuite on cause de leur gestion. C'est pourquoi elle dénonce cette proposition de loi inquiétante, qui, encore une fois, veut faire croire que l'on sait gérer les poisons nucléaires, sans poser la question de leur production. Une proposition de loi qui donnerait en quelque sorte un feu vert à l’enfouissement, privant ainsi la communauté humaine de tout autre choix et de tout débat sur la gestion des déchets après l’arrêt du nucléaire.


Elle interpelle les parlementaires en leur envoyant une lettre ouverte à ce sujet : http://mirabel-lne.asso.fr/f/lettre_ouverte_aux_deputes_octobre_2015.pdf


Notes :
* http://mirabel-lne.asso.fr/cp/macron-conseil-constitutionnel-bure-cigeo

**
https://www.contexte.com/article/electricite-nucleaire/info-contexte-cigeo-le-vrai-lobby-cest-de-laisser-pourrir-cest-le-statu-quo-jean-yves-le-deaut_30476.html?share_key=420c9b4d40074653f5ae02126293c2f5&share_date=1444844679.37&share_email=info%40contexte.com



Contacts : 09 81 98 30 12 ou 06 86 74 85 11

 

Ce communiqué au format pdf ICI


Lorraine

Le conseil constitutionnel éjecte l'amendement Longuet de la Loi Macron !

Coordination BURESTOP (BURESTOP 55 + EODRA + BURE ZONE LIBRE + HABITANTS VIGILANTS + MEUSE NATURE ENVIRONNEMENT + MIRABEL LORRAINE NATURE ENVIRONNEMENT) 

 

COMMUNIQUE - Jeudi 06 août 2015


Le conseil constitutionnel éjecte l'amendement Longuet de la Loi Macron !
La Coordination BURESTOP se félicite de cette décision

 

Après une quinzaine de tentatives d'introduction, dans la Loi sur la transition énergétique puis dans la Loi de croissance et d'activité dite Loi Macron, d'un article législatif destiné à faciliter l'implantation de la poubelle atomique CIGEO à BURE dans la Meuse, le Conseil Constitutionnel vient de trancher : les dispositions de l'article correspondant (201) "ne présentent pas de lien, même indirect, avec celles qui figuraient dans le projet de loi ; que, par suite, elles ont été adoptées selon une procédure contraire à l'article 45 de la Constitution ; qu'elles sont contraires à cette dernière".

Démocratie et nucléaire ne font pas bon ménage
Cette fois-ci, l'acharnement d'une poignée de parlementaires pro-enfouissement (dont MM. Le Déaut, Bataille, Dumont, Sido, Namy et Longuet) a été vain et la mobilisation de la société civile indignée récompensée. Le soutien de quelques parlementaires, et surtout notre dénonciation permanente de ce déni de démocratie ont fini par payer : les tentatives pour soustraire l'autorisation de création du projet CIGEO au débat parlementaire prévu par la loi de 2006 ont avorté.
Nous nous en réjouissons et, forts de cette bataille gagnée, nous appelons la population à continuer le combat sous toutes ses formes pour mettre un coup d’arrêt définitif au projet.

Car d’autres graves atteintes à la démocratie subsistent encore dans ce dossier. Et le meilleur exemple, c’est la mascarade du faux débat public de 2013 qui a été révélée au grand jour par les opposants : la proposition d'une « phase pilote », centrale dans le rapport de conclusion de la CNDP (Commission nationale du débat public) n’émane en aucun cas des citoyens comme on voudrait nous le faire croire. Il s’agit en réalité d’une proposition de l'ANDRA (Agence Nationale de Gestion des Déchets RAdioactifs) pour réaliser la première tranche de Cigéo et enfouir les premiers déchets nucléaires au plus vite sans s'encombrer d’une procédure législative longue et incertaine.
Ce processus doit être arrêté immédiatement.

Cigéo est dans l’impasse
Le projet Cigéo est indéniablement un projet hors-norme de par sa durée et ses risques sanitaires et environnementaux. Les difficultés techniques pour réaliser un tel projet sont dantesques. La question des coûts reste obscure avec des estimations qui oscillent entre 20 et 40 milliards d'euros, sans parler du provisionnement actuel insuffisant.
Pourtant, les producteurs continuent tête baissée et se justifient par l'existence hypothétique d'une filière d'élimination des déchets nucléaires alors que ce projet est une chimère qui n'a aucune assise solide, législative, technique et financière. Au-delà d'un débat parlementaire prochain sur la question de la réversibilité de Cigéo, insuffisant pour la Coordination Burestop, c'est l'ensemble de la filière nucléaire qui doit, impérativement, faire en France, pays le plus nucléarisé au monde, l'objet d'un vaste débat global et démocratique.

Sortons de l'ère du nucléaire
La poursuite de ce projet, comme de la filière nucléaire, mène à l'impasse sociale, économique et environnementale pour la France. Seule une politique au service de l'intérêt général, qui passe forcément par la sortie du nucléaire, permettra de faire les choix les moins mauvais pour mettre en œuvre une tentative de gestion à long terme des déchets radioactifs.


Déchets nucléaires, ne pas enfouir, arrêtez d'en produire !

Contacts presse Coordination BURESTOP :

Corinne François - 0686748511 / Nicolas Correa 0673493384 / Claude Kaiser 0622050924
www.burestop.eu - http://pandor.at


ANNEXES
- Décision du conseil constitutionnel :
http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision-n-2015-715-dc-du-05-aout-2015.144229.html

- Récapitulatif des tentatives d'intrusion de modifications législatives pour faciliter l'autorisation du projet CIGEO dans le projet de loi sur la transition énergétique et le projet de loi sur la croissance et l'activité – Synthèse le 02 juillet 2015 :
http://mirabel-lne.asso.fr/f/SYNTHESE_RECAP_amendements_cigeo_2013_2015.pdf

- Schémas du processus d'autorisation pour l'enfouissement des déchets,nucléaires à Bure, Projet Cigéo, Loi du 28 juin 2006 & principales modifications apportées par l'article 201 de la loi Macron :
http://mirabel-lne.asso.fr/f/Schemas_comparatifs_loi2006_projetMacron.pdf


LIRE AUSSI
09/07/2015 : http://mirabel-lne.asso.fr/cp/cigeo-a-la-sauce-49-3_macron
06/07/2015 : http://mirabel-lne.asso.fr/content/retour_cigeo_loi_croissance_senat
11/06/2015 : http://mirabel-lne.asso.fr/content/cigeo_retire_macron
26/05/2015 : http://mirabel-lne.asso.fr/content/macron_cout_cigeo
23/04/2015 : http://mirabel-lne.asso.fr/content/cigeo_macron_le_retour

 

Lorraine
Date: 
Jeudi, 6 Août, 2015 (Jour entier)

CIGEO à la sauce 49-3, le comble



Communiqué Coordination BURESTOP (BURESTOP 55 + EODRA + BZL + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT)

COMMUNIQUE Jeudi 9 juillet 2015


Cigéo/BURE : circulez, y'a plus rien à voir,

la loi Macron fait passer à la sauce 49-3

le feu vert à l'enfouissement des déchets nucléaires


Les promoteurs de Cigeo, après maintes tentatives malheureuses pour fourguer celui-ci au sein d'une loi qui n'a rien à voir, réussissent leur coup. La Coordination BURESTOP dénonce ce tour de force indigne, démonstratif des "méthodes" dans le monde du nucléaire.


Mercredi 9 juillet 2015, en troisième et dernière lecture à l'Assemblée nationale, le gouvernement a imposé la loi Macron en ayant une ultime fois recours à l'article 49-3 et passant donc outre le débat à l'Assemblée nationale, avec en prime un beau cavalier législatif : le feu vert déguisé à Cigeo/BURE.

C'est expéditif, scélérat, imprudent, dangereux, malhonnête, totalement inféodé au pouvoir des lobbies industriels et terriblement méprisant de l'opinion citoyenne.

L'article 201* impose sans discussion sa propre définition de la réversibilité. L'autorisation de construire Cigeo sera donnée sans demander l'avis des parlementaires comme prévu initialement et l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) va peut-être faire l'économie des recherches sur le sujet qu'elle projetait en 2015.

Pas de précision sur la fumeuse phase "pilote" qui n'est autre que la phase de lancement de l'enfouissement. Sur l'issue de celle-ci, aucune date, aucun cahier des charges : l'Andra a les coudées franches et... le flou dont elle a besoin pour travailler toute seule dans son coin, sans regard démocratique extérieur.

Un bel exemple de l'incroyable pression qu'exercent à tout prix et en toute impunité les adorateurs du nucléaire (et les lobbies du BTP ?) qui font, malheureusement, la loi dans ce pays.
Et pourtant. Les déboires financiers colossaux d'Areva, le flop industriel enfin révélé de la construction d'un EPR qui ne fonctionnera jamais (cuve en acier défectueux et bétons poreux) n'arrivent toujours pas à émouvoir une classe politique aveuglée ou soumise.
Comme le laboratoire de Bure, Cigeo et sa phase "pilote" sont là pour faire croire qu'il existe une solution aux déchets nucléaires. Par ce biais, c'est la prolongation de la durée de vie des réacteurs que le Gouvernement cautionne aujourd'hui.

L'enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux est un projet extrêmement coûteux, technologiquement immature et, pour de nombreux experts, irréalisable.
Alors que Cigeo/BURE est annoncé comme le plus gros chantier d'Europe à venir, il y a de quoi s'inquiéter.
En attendant, ce sont les consommateurs qui paient et paieront les erreurs de décision de leurs élus.

Pour les associations et collectifs de la Coordination BURESTOP, cette manoeuvre est indigne mais elle ne change rien.
Faire l'économie d'une bonne explication du projet Cigeo, tant citoyenne que parlementaire, n'est pas forcément un bon calcul.
Leur détermination est inchangée et la mobilisation continue. De nombreuses actions sont prévues cet été.

ANNEXES

Récapitulatif des tentatives d'intrusion de modifications législatives pour faciliter l'autorisation du projet CIGEO dans le projet de loi sur la transition énergétique et le projet de loi sur la croissance et l'activité – Synthèse le 02 juillet 2015.
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Schémas du processus d'autorisation pour l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure, Projet Cigéo, Loi du 28 juin 2006 & principales modifications apportées par l'article 201 de la loi Macron

LOI MACRON / article 201 : http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-pdf/2934-1-art_49-3.pdf


Contacts presse :


Coordination Burestop (BURESTOP 55, EODRA, Bure Zone Libre, Habitants Vigilants, Meuse Nature Environnement, MIRABEL Lorraine Nature Environnement) :  06.86.74.85.11 - 03 29 75 19 72 - www.burestop.eu - http://pandor.at


Cigéo/BURE, en finir - Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d’en produire


Pour aller plus loin : 

Ce communiqué au format pdf ici


Lorraine
Date: 
Jeudi, 9 Juillet, 2015 (Jour entier)

Alerte : l’enfouissement des déchets radioactifs revient dans la Loi Macron !


Communiqué de presse du 06 juillet 2015 Coordination BURESTOP*, Réseau Sortir du Nucléaire, France Nature Environnement, les Amis de la Terre France


Alerte : l’enfouissement des déchets radioactifs revient dans la Loi Macron !

 Autoriser CIGÉO/BURE à tout prix, sans repasser par la case parlementaire légale : une obsession... intolérable!

 

Les partisans de CIGÉO, ce site d’enfouissement en profondeur des déchets les plus radioactifs prévu à Bure (Meuse), viennent d’effectuer une énième tentative de glisser en douce l’autorisation du projet dans la loi Macron, lors de la dernière lecture au Sénat. Alors que le gouvernement prévoit le recours au 49-3, le maintien d’un tel amendement constituerait un inacceptable déni de démocratie.


Nouvelle tentative de réintroduction de CIGEO dans la loi Macron !

Depuis fin 2013, les partisans du projet CIGÉO ont tenté à tout prix de lui faire une place dans la loi de transition énergétique, puis dans celle d’activité et de croissance. Le gouvernement ayant finalement renoncé à le faire figurer dans ces deux lois, certains parlementaires (Mme Le Dain et MM. Le Déaut, Bataille, Dumont, Sido, Namy et Longuet) ont travaillé avec acharnement pendant des mois pour faire passer des amendements pour le réintroduire et faciliter l’adoption du projet. Ainsi, entre septembre 2014 et juillet 2015, pas moins de 13 amendements ont été déposés à 10 reprises, 6 à l’Assemblée Nationale et 7 au Sénat ! Parmi eux, 4 n’ont pas été soutenus et 7 ont été rejetés.

Malgré cela, pour la seconde fois, le fameux article 54bisAA sur la « réversibilité » de CIGÉO vient d'être réintroduit en dernière lecture au Sénat, en dépit de l'avis contraire du gouvernement. On comptabilise ainsi, exposés des amendements inclus, à peine une petite heure d'échanges parlementaires pour un sujet qui engage tout le pays pour des milliers d'années.


Faire sauter le dernier verrou de la réversibilité

Sous la dictée de l'ANDRA, ces élus pro-CIGÉO veulent définir la « réversibilité » comme la possibilité de revenir à tous moments sur les décisions antérieures. Cette définition, qu'ils voudraient imposer à tous via ce cavalier législatif, donnerait tout pouvoir de décision au gouvernement. L’exécutif et la technocratie seraient affranchisde tout regard législatif et citoyen pour modifier l'inventaire des déchets, la durée d'exploitation, la fermeture partielle et définitive des galeries tout au long de l'exploitation de CIGEO... Cette définition imposée est inacceptable dans une démocratie digne de ce nom.

Un CIGÉO à la sauce 49-3 ? Un comble !

La loi de 2006, qui fait suite au débat public de 2005 sur la gestion à long terme des déchets radioactifs, prévoit qu'une loi spécifique portant sur la réversibilité intervienne avant toute autorisation de création de CIGEO. L'article 54bisAA introduit par les élus pro-Cigéo impliquerait que cette loi puisse intervenir après l'autorisation de création de CIGEO. L'exécutif serait donc seul à prendre la décision d'enfouir en déni des processus démocratiques minimaux requis par la loi de 2006. Pour couronner le tout, si cet article venait à être finalement maintenu dans la loi, l'ensemble pourrait être validé par le recours à l’article 49-3 de la Constitution, c'est à dire sans débat en séance publique à l'Assemblée Nationale : un comble d'abus d'autorité.

Arrêter CIGÉO avant qu'il ne soit trop tard

Si certains élus locaux ont accepté ce projet de poubelle nucléaire sur leur territoire, la population n'a jamais eu son mot à dire, a été désinformée des tenants et aboutissants de CIGEO et est en grande partie opposée à ce projet. Tous les éléments tendent désormais à démontrer l'infaisabilité technique et financière de CIGEO. Ceux qui ont tout misé sur ce projet depuis plus de 20 ans ferment encore les yeux et s'acharnent coûte que coûte à l'imposer par la force, quitte à remettre les commandes d'une machine dangereuse à une forme de pouvoir autoritaire.

Pour les associations et collectifs opposés au projet CIGÉO, le gouvernement et l'Assemblée Nationale doivent prendre leurs responsabilités, rester cohérents avec leurs positions antérieures et retirer définitivement l'article 54bisAA de la loi. En cas contraire, ils devront craindre l’amplification et le durcissement inexorable de la mobilisation nationale, puisque ce seraient là des libertés fondamentales et la démocratie qui seraient alors injustement et gravement bafouées.



Pièce jointe :

Récapitulatif des tentatives d'intrusion de modifications législatives pour faciliter l'autorisation du projet CIGEO dans le projet de loi sur la transition énergétique et le projet de loi sur la croissance et l'activité – Synthèse le 02 juillet 2015.



Contacts presse :

Coordination Burestop (* BURESTOP 55, EODRA, Bure Zone Libre, Habitants Vigilants, Meuse Nature Environnement, MIRABEL Lorraine Nature Environnement) : Romain Virrion - 09.81.98.30.12 / Corinne François 06.86.74.85.11

France Nature Environnement : Maryse Arditi – 06.78.79.39.70 / Dominique Boutin – 06.86.71.59.31

Réseau Sortir du Nucléaire : 02 43 94 72 88

Amis de la Terre : Florent Compain – 06.12.54.60.03


Ce communiqué en version pdf ici


Lire aussi :

11/06/2015 : http://mirabel-lne.asso.fr/content/cigeo_retire_macron

26/05/2015 : http://mirabel-lne.asso.fr/content/macron_cout_cigeo

23/04/2015 : http://mirabel-lne.asso.fr/content/cigeo_macron_le_retour


Lorraine

Le projet Cigéo à Bure éjecté de la loi Macron

Communiqué Coordination BURESTOP 

 (BURESTOP 55 + EODRA + BZL + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT)

 11 juin 2015

Version pdf ici

 

Le projet Cigéo à Bure éjecté de la loi Macron

 

Grâce à une forte mobilisation construite et concertée des associations appuyée par une trentaine d'élus tels que Monsieur Baupin, vice président de l'Assemblée nationale ou Monsieur Ferrand, rapporteur général de la loi ; l'article visant à accélérer l'autorisation du projet d’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux (projet Cigéo) vient d'être éjecté de la loi Macron (1).


Depuis la première tentative en juin 2014 d'introduction dans la loi sur la transition énergétique, c'était la cinquième fois que les élus pro-cigéo (M. Sido, M. Namy, M. Dumont, M. Longuet...) tentaient de faire passer une disposition législative pour squeezer le débat parlementaire sur la réversibilité légalement obligatoire avant toute décision d'autorisation.


Dès le début de cette ultime tentative de passage en force, des associations nationales, régionales et locales ont sensibilisé les parlementaires, via un courrier commun (2), pour demander de retirer ce cheval de Troie introduit dans la loi pour la croissance et l'activité.


Finalement, le ministre Macron a lui même encouragé le retrait de l'article évoquant le trop peu de débat et le contexte de refonte de la filière nucléaire en cours « réparant les erreurs du passé ». M.Baupin a notamment soulevé les problèmes d'inventaire et de sûreté relevés par l'ASN et l'IRSN ainsi que le coût du projet qualifié « d'astronomique » le matin même par le président d'AREVA.


Aujourd'hui, vu la complexité et les incertitudes du dossier, on comprend très bien que Cigéo prendra du retard.

Que cet article scélérat ait été rejeté est véritablement une bonne chose.

Il ne faudra pas pour autant se contenter de donner un blanc seing à nos parlementaires.

Il est absolument exclu que ceux-ci légifèrent sans contrôle et sans tenir compte de l'opinion de la majorité de la population s'agissant d'un sujet d'une telle importance pour les générations futures.

Chacun de nous est concerné et a son mot à dire. Les associations restent extrêmement vigilantes et ne se contenteront plus de débats bidons pour se faire entendre !

 

 

Déchets nucléaires : Ne pas enfouir – arrêter d'en produire - ni ici, ni ailleurs

 

Contacts presse :

Corinne François – 06 86 74 85 11

Romain Virrion – 09 81 98 30 12

 

Notes :

(1) Vidéo de l'extrait de la séance parlementaire : http://www.dailymotion.com/video/x2tjkul_retrait-de-l-amendement-cigeo-dans-la-loi-macron-seance-du-10-juin-2015l_news

(2) Courriers des associations aux parlementaires : http://mirabel-lne.asso.fr/f/Courrier_parlementaires_cigeo_macron_26052015.pdf

 

Lorraine

Cigeo / Bure, imposé via le 49-3 au sein de la Loi sur la croissance et sans repasser par la case parlementaire ?



Communiqué de presse Réseau Sortir du Nucléaire, France Nature Environnement, Les Amis de la Terre et Coordination BURESTOP (BURESTOP 55, EODRA, Bure Zone Libre, Habitants Vigilants, Meuse Nature Environnement, MIRABEL Lorraine Nature Environnement), le 23 avril 2015

 

retrouvez ce communiqué au format pdf ici

 

Cigeo / Bure, imposé via le 49-3 au sein de la Loi sur la croissance et sans repasser par la case parlementaire ? Le Sénat joue la carte de l’escamotage démocratique !

 

Les parlementaires pris en otage

Samedi 18 avril, à 5h du matin, après l'examen de 110 amendements dans la soirée, Cigéo a sorti son dernier joker. Sans aucune discussion sur le fond, le Sénat, réduit à quelques sénateurs - dont Gérard Longuet, sénateur meusien - a fait passer en priorité un texte destiné à faciliter l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (1). Ce tour de passe passe ahurissant démontre une fois de plus que Cigéo n'est ni transparent ni démocratique et qu'il pourrait être créé en dépit de toute considération scientifique objective. Récemment, les parlementaires et élus proCigéo ont essayé à quatre reprises - en vain - d'introduire ces modifications législatives dans la loi sur la transition énergétique puis dans la loi Macron. Pour cette ultime tentative, rien n'est encore joué et le dernier mot reviendra à l'Assemblée nationale.

 

Une soi disant phase pilote pour dissimuler le démarrage de Cigéo

La 'phase pilote' proposée par cet amendement serait inclue dans l'autorisation de création. Il s'agit bien de la première tranche de Cigéo : le creusement de l'accès et des premières galeries et le stockage des premiers déchets. L'ANDRA prévoyait déjà avant le débat public de 2013 d'inclure cette première tranche 'pilote' dans la mise en œuvre de Cigéo (2).

 

Cet amendement annulerait le rôle du parlement dans le processus d'autorisation de Cigeo

Cet amendement impliquerait que le parlement n'aurait plus son mot à dire sur l'enfouissement des déchets nucléaires. La loi sur la réversibilité qui devait précéder toute autorisation serait totalement vidée de son sens et ne conditionnerait plus ni la création ni la mise en service de Cigéo. L’enfouissement des déchets nucléaires, objet de tant d’oppositions citoyennes et associatives, serait alors « décrété ». Le gouvernement et l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) seraient seuls à décider de tout.

 

Cigeo n'est pas mûr selon l'Andra (3)

Le conseil d’administration de l’Andra a reconnu lui même que Cigéo n’est pas mûr (4). Il n'existe pour l'heure aucun site d'enfouissement de ce type en fonctionnement dans le monde et, malgré les 10 années de recherche passées dans le laboratoire souterrain de Bure, les problèmes techniques irrésolus sont extrêmement nombreux. Serait-il même possible de reboucher un tel chantier de manière étanche, fondement même du concept d'enfouissement? Rien n'est moins sûr, nul ne l'a jamais fait. Et que fait le Sénat de la ressource géothermique exploitable à l'aplomb du site prévu pour l’enfouissement? Cette ressource est pourtant officiellement identifiée et reconnue, malgré la tentative de dissimulation opérée par l’Andra.

 

Enfouir Cigéo et sortir du nucléaire

Il faut abandonner ce projet à hauts risques. L'Assemblée nationale doit impérativement retirer cet article (5) du projet de loi pour la croissance et l’activité. Le profit immédiat pour quelques actionnaires du nucléaire ne doit pas guider notre avenir et celui de nos enfants. La poursuite de ce projet, comme de la filière nucléaire, mène à l'impasse sociale, économique et environnementale pour la France. Seule une politique au service de l'intérêt général, qui passe forcément par la sortie du nucléaire, permettra de faire les choix les moins mauvaispour mettre en œuvre une tentative de gestion à long terme des déchets radioactifs.

 

Déchets nucléaires, ne pas enfouir, arrêtez d'en produire!

 

Notes :

(1) Le verbatim de la séance parlementaire et la vidéo : http://mirabel-lne.asso.fr/f/Macron_senat_verbatim.pdf

(2) http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-que-faire-des-dechets-radioactifs - Le téléphone sonne vers 10'30 – 15 mai 2013, M-C Dupuis, directrice de l'ANDRA : "... nous aurons un développement très progressif tranche par tranche et la première tranche aura un caractère pilote si vous voulez... ... En tout cas c'est ce qu'on propose."

(3) Agence National de gestion des Déchets RAdioactifs (ANDRA)

(4) http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-cenucleaire/13-14/c1314061.asp

(5) amendement n°115, article additionnel après l'article 54 - http://www.senat.fr/enseance/2014-2015/371/Amdt_115.html

 

Contact :

Coordination Burestop : Corinne François - 0686748511 / Romain Virrion - 0981983012

Réseau Sortir du Nucléaire : Laura Hameaux - 0685230511

France Nature Environnement : Dominique Boutin - 0686715931

Les Amis de la Terre : Florent Compain - 0612546003

 

- Schémas du processus d'autorisation pour l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure, Projet Cigéo – Mai 2015, Loi actuellement en vigueur (28 juin 2006) & principales modifications apportées par le projet de loi Macron (suite à la validation au Sénat – séance du 17/04/2015 de l'amendement 115 article additionnel après l'article 54)

 

 

Voir aussi :


 

 

Lorraine

Cigéo dans la loi Macron : un amendement discret pour un projet à 41 milliards d'euros ! Bure ou l'art de bâtir des pyramides avec des cacahuètes...


Communiqué de presse du 26 mai 2015

 Coordination BURESTOP*, Réseau Sortir du nucléaire,

France Nature Environnement, les Amis de la Terre France

 

 

Cigéo dans la loi Macron : un amendement discret pour un projet à 41 milliards d'euros !

 

Bure ou l'art de bâtir des pyramides avec des cacahuètes...


Alors que le Sénat vient d'intégrer à la loi Macron un amendement permettant la concrétisation de Cigéo, ce site d'enfouissement des déchets radioactifs les plus dangereux, les associations interpellent les parlementaires*. En sus de l'ensemble de la problématique complexe que soulève le projet Cigéo, sont-ils vraiment conscients des coûts de ce projet ?

 

L'estimation officielle de 16,5 Md€, datée de 2005, est obsolète

En amont du débat public de 2013, la Commission Nationale du Débat Public et la Cour des Comptes ont demandé que les coûts du projet d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (projet Cigéo) soient arrêtés par l’État avant le débat public (1), ce qui n'est toujours pas le cas à l'heure actuelle. Officiellement, le coût de référence de Cigéo s'élève toujours à 16,6 Md€2013 suivant le chiffrage de 2005. Ce chiffrage est censé prendre en compte l'ensemble des coûts de construction, d'exploitation, de fermeture, de recherche, d'assurance et de fiscalité pour une durée d'exploitation de 100 ans.

 

Cigéo : un gouffre à plus de 41 Md€ ?

Selon le rapport de la Cour des Comptes de 2014 sur les coûts de la filière nucléaire, une estimation a été réalisée fin 2013 par la maîtrise d’œuvre nommée « GAIYA ». Ce chiffrage, sur une durée d'exploitation « de l'ordre de 143 ans », s'élèverait à 28 Md€2013 hors poste « recherche – assurance – fiscalité » (2). Or selon l'Agence pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA), ce poste représente 32 % du coût total de Cigéo (3). Si on effectue le calcul, l'estimation « GAIYA » tous postes compris s'élèverait donc à 41,18 Milliards d'euros… soit 2,5 fois plus que l'estimation officiellement en vigueur (4) ! La première étape de Cigéo, que l'ANDRA nomme « phase pilote » et durant laquelle seraient enfouis les premiers déchets nucléaires, pourrait engloutir à elle seule plus de 6 Md€ (soit environ 8,8 Md€ 'TTC') (5).

 

Bâtir des pyramides avec des cacahuètes...

Au 30 juin 2016 (6), les financeurs de Cigéo (EDF, CEA et AREVA) devront justifier de leurs provisions pour la gestion à long terme des déchets nucléaires. Si aucun nouveau chiffrage n'est validé par l’État avant cette date, ce projet à plus de 41 Md€ pourrait être autorisé sur une base de 5 Md€ (7) de provisions alors que 12,5 Md€ de provisions seraient nécessaires selon les dernières estimations « GAIYA » (2) (3) & (5). Non seulement ces provisions sont estimées sur la base d'un devis global obsolète, mais de plus le mode de calcul employé (actualisation de 3% net d'inflation par an sur 143 ans) écrase considérablement leur montant. Enfin, la quasi totalité de ces provisions sont des actions sujettes aux aléas de la bourse et quantité d’entre elles sont mal sécurisées (8).

 

Cigéo doit être retiré de la loi Macron et abandonné !

L'amendement voté le 18 avril par le Sénat permettrait, sans aucun débat parlementaire, le lancement d'un chantier dantesque aux coûts et financements plus qu'improbables. Le coût de la « réversibilité » et sa prise en charge restent totalement incertains, alors que la loi sur la réversibilité prévue pour 2016 (en même temps que la validation des provisions) aurait permis de se pencher sérieusement sur les coûts de Cigéo. Les parlementaires doivent prendre leurs responsabilités en supprimant cet article de la loi Macron et en refusant ce projet qui pourrait mener notre pays dans une impasse inextricable.

 

Déchets nucléaires : Ne pas enfouir – Arrêter d'en produire

 

Contact presse :

Coordination Burestop (* BURESTOP 55, EODRA, Bure Zone Libre, Habitants Vigilants, Meuse Nature Environnement, MIRABEL Lorraine Nature Environnement) : Romain Virrion - 09.81.98.30.12 / Corinne François 06.86.74.85.11

France Nature Environnement : Maryse Arditi – 06.78.79.39.70 / Dominique Boutin – 06.86.71.59.31

Réseau Sortir du Nucléaire : Laura Hameaux - 06.85.23.05.11

Amis de la Terre : Florent Compain - 06.12.54.60.03

 

Notes :

(1) Bilan CNDP du débat public page 13 - http://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-cigeo/docs/cr-bilan/bilan-cpdp-cigeo.pdf

(2) Le coût de production de l’électricité nucléaire - actualisation 2014, page 196, Annexe13 - https://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Le-cout-de-production-de-l-electricite-nucleaire-actualisation-2014

(3) www.Cigéo.com/le-cout-du-projet & http://pandor.at/p/fichiers/cout_cigeo_repartition.png

(4) 28/(1-0,32) = 41,18 Milliards d'euros

(5) Le coût de production de l’électricité nucléaire - actualisation 2014, page 95 - https://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Le-cout-de-production-de-l-electricite-nucleaire-actualisation-2014

(6) Article L594-6 du Code de l'Environnement

(7) Janvier 2012 - Rapport public thématique de la cour des comptes « Les coûts de la filière électronucléaire », pages 340, Annexe 16 - https://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Les-couts-de-la-filiere-electro-nucleaire

(8) Juillet 2012 - Commission Nationale d’Évaluation du Financement des Charges de Démantèlement des Installations Nucléaires de Base et de Gestion des Combustibles Usés et des Déchets Radioactifs (CNEF), page 36 : «4.19. Les évaluations des charges futures - il apparaît que les évaluations actuelles des exploitants ne comportent pas de marge de sécurité et qu’il y a un risque qu’elles aient à être revues à la hausse à l’avenir. En particulier, deux points mériteraient d’être réévalués dans une optique de prudence accrue : le taux d’actualisation utilisé par les exploitants nucléaires et l’évaluation du coût du stockage géologique profond.»

 

* Courrier aux parlementaires : http://mirabel-lne.asso.fr/f/Courrier_parlementaires_cigeo_macron_26052015.pdf

 

Pour aller plus loin : http://pandor.at/p/fichiers/MIRABEL_LNE_cout_cigeo_vf.pdf

 

Retrouvez ce communiqué au format pdf ici


Voir aussi : Communiqué de presse Réseau Sortir du Nucléaire, France Nature Environnement, Les Amis de la Terre et Coordination BURESTOP du 23 avril 2015 - « Cigeo / Bure, imposé via le 49-3 au sein de la Loi sur la croissance et sans repasser par la case parlementaire ? Le Sénat joue la carte de l’escamotage démocratique ! »


Lorraine

Cigeo/BURE tente de s'introduire dans la loi de croissance

 

 
COMMUNIQUE 20 novembre 2014

 

Cigéo/BURE : LE GOUVERNEMENT FAIT TOUT 

POUR ACCÉLÉRER L'ARRIVÉE DES DÉCHETS NUCLÉAIRES

Nouvelle tentative pour s'introduire

dans une loi qui n'a rien à voir

 

 

Recalé(1) dans le projet de Loi de Transition énergétique, Cigéo/Bure s'invite maintenant dans le projet de Loi pour la Croissance et l'activité, dans un article crypté, pas clair du tout sur des échéances intenables mais introduisant la fumeuse "phase pilote" sortie du chapeau du débat public de 2013.

 

La Coordination BURESTOP 

- dénonce à nouveau cette énième tentative de passage en force et demande le retrait immédiat de cet article du projet de loi

- exige à ce que les nombreuses inconnues (sûreté, risque d'accidents majeurs, potentiel géothermique escamoté, etc.) qui entourent Cigéo et suffisent à stopper le processus actuel, soient débattues de façon démocratique

- exige l'arrêt immédiat des travaux à Bure

 

Le projet d'article 72, chapitre III /Industrie dans ce projet de loi, est entièrement consacré à la "Procédure d’autorisation des centres de stockage en couche géologique profonde - Cigéo", et réécrit les dispositions sans doute embarrassantes de la loi de 2006. 

Après la phase "labo" sans déchets, ce projet de loi imposerait une étape "labo" avec déchets, soit un nouveau et indigne "charcutage" législatif pour saucissonner le projet Cigéo et faciliter ainsi sa mise en œuvre.

 

Les parlementaires mis devant le fait accompli

L'Etat ferait ainsi l'économie du débat parlementaire sur la définition de la conception industrielle de la réversibilité, exigé par la loi de gestion de 2006, indispensable pour le dossier de Demande d'Autorisation de Création de Cigéo. Celle-ci serait définie d'office par ce projet de loi. Et c'est grave car l'exercice parlementaire serait repoussé après la "phase pilote", lorsque tout est encore plus ficelé, mettant ainsi les députés devant le fait accompli : un centre d'enfouissement dont les premières galeries seraient creusées.

Pour la Coordination BURESTOP, il est inconcevable que cette réversibilité à laquelle certains élus tiennent tant, puisse être définie par l'article 72 dans une loi annexe, loi sans rapport avec Cigéo, projet d'une telle ampleur, aussi lourd de conséquences tant environnementales que sanitaires et économiques.

 

Un calendrier flou et incompréhensible - à dessein - et aussi parce que plus le temps passe, plus Cigéo est obscur

Cet article 72 n'est rien de plus qu'un joyeux mélange des deux amendements de députés PS et UMP déposés -et recalés- lors des débats parlementaires (AN) sur la loi de Transition énergétique. La preuve que certains députés sont tenaces, ne lâchent rien et travaillent 24h/24 pour pousser et précipiter le projet industriel Cigéo.

Influence du lobby nucléaire au plus haut niveau, pression des entreprises du BTP et des élus locaux autour de BURE ?

 

D'autre part, Cigéo se révèle être un projet d'une immense complexité et dangerosité que dissimulait bien sûr la pauvreté du dossier présenté au débat public 2013. Les questions essentielles, sans réponses à ce jour - démonstration de la sûreté, capacités techniques et financières, conception des installations, récupérabilité des colis, scellements des ouvrages, transports, impacts sur l'eau, l'air, etc.- sont de plus en plus voyantes, cruciales et de moins en moins escamotables. Et il faudrait signer un chèque en blanc à l'Andra ?

 

Une phase "pilote", supercherie créée de toutes pièces PAR les opérateurs du nucléaire POUR les opérateurs du nucléaire, lors du débat public de 2013 

Ces nouvelles dispositions de phase test se fondent sur des conclusions tronquées(2) du débat public 2013. La demande de phase pilote y a été émise par les opérateurs du nucléaire (dont l'IRSN) et non par le public. Elle se réclame de plus d'une conférence de 17 citoyens sortis du chapeau après la clôture officielle du débat public. Ce pseudo démonstrateur serait en fait une installation nucléaire de base pour commencer à stocker de vrais colis de déchets. Pas de vrai différence avec le projet Cigéo si ce n'est un redécoupage pour faciliter sa mise en œuvre en deux temps.

 

Selon le rapport récent de la cour des comptes (3), cette hypothétique première tranche jusqu'en 2019 s'élèverait à 6 Milliards d'euros alors que les provisions que les exploitants sont tenus légalement de constituer pour la construction, la fermeture et l'exploitation sur plus de 100 ans de Cigéo ne sont que de 5 milliards d'euros(4) ! Sur cette base, en 2019, il n'y aurait plus un centime dans les caisses pour la suite du projet et – plus grave – pour la gestion des déchets HA et MAVL... Et après, on fait quoi ?

 

Le but de la manœuvre : donner un coup d'accélérateur à Cigéo en tentant de rassurer

Et cela n'a rien de rassurant.

Le projet est téléguidé par le lobby nucléaire, qui en vient à écrire les projets de lois, et échappe de plus en plus au contrôle parlementaire. 

De nouvelles dispositions pour annexer le terrain à BURE (sol et sous-sol) seraient prises pour s'implanter (expropriations d'Etat ?) et "pour s'assurer que les propriétaires des terrains respectent les obligations qui leur incombent."

En fin de parcours, L'Autorité de Sûreté nucléaire (ASN) se prononcerait (seule) "sur l'autorisation de mise en service complète de l'installation". Une ASN dont l'indépendance des opérateurs reste à démontrer.

 

Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d'en produire

 

Contacts - BURESTOP 55 : 06 86 74 85 11 - Mirabel Lorraine Nature Environnement : 09 81 98 30 12

______________

 

ANNEXES :

 

1/ LOI DE TRANSITION ENERGETIQUE

Suite à de nombreuses réactions associatives, l'article est retiré lors de la présentation du projet de loi par Ségolène Royal  le 18 juin au matin.

Le 18 au soir, l'article réapparait pourtant. 

Suite à de nombreuses réactions associatives, l'article est à nouveau retiré.

Lors des débats parlementaires à l'Assemblée nationale, fin d'été 2014, des groupes de députés tentent -en vain- de faire passer des amendements, allant même jusqu'à définir la réversibilité, sa durée, ses modalités, et tentant de faire autoriser la construction Cigéo par simple décret.

Le projet de loi doit encore passer en lecture auprès du Sénat.

 

2/ Illégitimité du débat public :

Selon l'analyse de l'association MIRABEL LNE, sur les 1 508 questions, 497 avis, 154 cahiers d’acteurs et 24 contributions recueillis par la CPDP (Commission Particulière du Débat Public), la notion de réalisation d’un démonstrateur n’est que très vaguement abordée dans une unique question, aucun avis, un seul cahier d’acteur et deux contributions.

avec le lien vers l'analyse : http://pandor.at/p/fichiers/CIGEO_analyse_ccl_DP_MIRABELLNE_05052014.pdf

 

3/ Le coût de production de l’électricité nucléaire - actualisation 2014 (page 95)

https://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Le-cout-de-production-de-l-electricite-nucleaire-actualisation-2014


4/ Annexe 16 rapport cour des comptes 2012 (page 340) - http://www.ccomptes.fr/index.php/Publications/Publications/Les-couts-de-la-filiere-electro-nucleaire

 

Pages extraites du loi et de l'étude d'impact : http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article623



Lorraine

Cigéo / Bure - La loi sur la transition énergétique pourrait faire de la France la poubelle nucléaire de l'Europe.


Communiqué Coordination BURESTOP (BURESTOP 55 + EODRA + BZL + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT) 

Lundi 7 avril 2015

Retrouvez ce communiqué au format pdf

Cigéo / Bure - La loi sur la transition énergétique pourrait faire de la France la poubelle nucléaire de l'Europe.

 

 

Le projet de stockage définitif de déchets radioactifs étrangers sur le sol français - jusque là interdit- nous concerne tous. Le gouvernement ne doit pas être autorisé à en décider seul !

Pour les associations, l'alerte aux cavaliers législatifs n'est pas levée. Si l'article 35 qui introduisait le projet Cigéo d'enfouissement des déchets radioactifs à BURE a bien été retiré du projet de loi sur la transition énergétique, suite à une large mobilisation associative, il n'en est pas de même de l'article 34. Celui-ci a résisté aux passages successifs entre le parlement et le sénat et subsiste toujours au titre VI du projet de loi. 

Sous couvert de "renforcer la sûreté nucléaire et l'information des citoyens", le projet de loi - qui revient en discussion du 14 au 17 avril prochain - donnerait, via l'adoption de l'article 34, carte blanche au gouvernement, pour transposer par ordonnance la directive européenne Euratom du 19 juillet 2011 (1) sans aucun débat parlementaire en amont. Cette directive en l'état va à l'encontre de la loi française en vigueur (2) qui interdit formellement le stockage en France de déchets radioactifs en provenance de l'étranger.

 

Nous refusons cette gestion à la sauvette. C'est au parlement et à la population d'en décider!

La France ne sait toujours pas quoi faire de ses propres déchets radioactifs, alors même qu'ils débordent des sites d'entreposages. Depuis les années 1990, la solution de l'enfouissement irréversible dans les couches géologiques profondes a suscité partout une profonde opposition et continue de soulever plus de questions que de réponses: transports dangereux, risques non maîtrisés, coûts prohibitifs, effluents et rejets radioactifs inacceptables dans l'environnement, risque d'accident majeur…

Alors quand çà déborde, çà déborde...Le conseil d’administration de l’ANDRA a reconnu lui même que le projet Cigéo n’était pas mûr (3). Il n'existe pour l'heure aucun site d'enfouissement de ce type en fonctionnement dans le monde. La France n'a toujours pas de plan ni d'échéance précise de réduction de la part du nucléaire dans son mix énergétique, voire même souhaite relancer la construction de nouvelles centrales. Et le gouvernement et le lobby nucléaire voudraient nous faire croire que Cigéo serait en capacité de stocker les déchets radioactifs des pays qui décideraient de ne pas les gérer en interne.

 

Financer le projet CIGEO en accueillant  des déchets européens, une aubaine pour l'ANDRA! 

Tous les clignotants financiers du nucléaire sont au rouge. Areva (4) est aux abois financiers, ce qui aura des répercussions inévitables sur la capacité -déjà faible- des autres producteurs de déchets (EDF et le CEA) à assurer le financement de l'enfouissement à la hauteur des enjeux de sûreté et sur un pas de temps minimum de 100 à 150 ans.

Les tentations seront alors fortes de trouver de l'argent à tout prix : baisser le coût du projet, au mépris de la sécurité et de la santé publique, l'essentiel étant d'arriver à boucler le budget de l'enfouissement sans faire de vagues et sans trop ponctionner sur les finances publiques, en berne elles aussi. 

 

Un scénario économique  moralement inacceptable!

Faire appel aux investissements étrangers, le scénario n'est pas nouveau. Il reproduirait ce qu'AREVA a mené dès 1966 à la Hague, à savoir la prestation de service. L'usine de La Hague qui s'étend sur 300 ha (précisément l'étendue des installations de surface envisagées à Bure!) est le premier centre industriel de ce type dans le monde (5), capable de traiter les combustibles usés provenant de 80 à 100 réacteurs nucléaires, soit 1 700 tonnes. Cherchez l’erreur!… la France, pays le plus nucléarisé au monde, n'ayant "que" 58 réacteurs! Mais la médaille a son revers : au travers des nombreuses opérations d'entreposage, séparation, conditionnement et transports, AREVA concentre dans le Cotentin toute la pollution associée à son activité : effluents chimiques et radioactifs rejetés dans l'air et la mer, et retombées atmosphériques polluant au passage aussi les cours d'eau, les sols et la végétation (dont les productions alimentaires). Un marché juteux pour Cogema/Areva, cautionné par les pouvoirs publics, au mépris de notre santé et de notre sécurité (6).

Comme AREVA / La Hague, cigeo / Bure a pour objectif de devenir le site de référence européen pour l'enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux et -si on l'y autorise- de vendre ses services au plus offrant.

Lors du débat public de 2013 (7), l'ANDRA a annoncé que Cigéo, projet flexible et évolutif, serait dimensionné pour enfouir les déchets français dans l'hypothèse d'un allongement de la durée de vie des centrales jusqu'à 50 ans. On sait déjà que pendant 150 ans, des galeries seraient creusées en même temps que des déchets seraient stockées. Le gouvernement aurait aussi régulièrement la possibilité de revenir sur ses décisions antérieures. Nous n'aurions donc aucune garantie sur la quantité et la nature des déchets qui seraient enfouis à Cigéo.


Pour les associations, l'article 34 dont l'objectif est de transposer par ordonnance en droit français la directive européenne Euratom du 19 juillet 2011 n'a pas sa place dans le projet de loi sur la transition énergétique. C'est un sujet trop lourd de conséquences pour ne pas faire l'objet d'un large débat. 


Nous demandons le retrait immédiat et inconditionnel de l'article 34 du projet de loi.

 

 

Déchets nucléaires, ne pas enfouir, arrêter d'en produire !

Contact : 03 29 75 19 72  

www.burestop.eu - http://pandor.at/fr - http://burezoneblog.over-blog.com/

 

Notes :

(1) http://europa.eu/legislation_summaries/environment/waste_management/en00...

(2) Article L542-2 du code de l'environnement : « Est interdit le stockage en France de déchets radioactifs en provenance de l'étranger ainsi que celui des déchets radioactifs issus du traitement de combustibles usés et de déchets radioactifs provenant de l'étranger. »

(3) http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-cenucleaire/13-14/c1314061.asp

(4) http://mirabel-lne.asso.fr/content/AREVA_CIGEO

(5) http://www.areva.com/FR/activites-1092/areva-la-hague-recyclage-des-comb...

(6) http://www.dissident-media.org/infonucleaire/leucemie_hague_viel.html

(7) Mars 2013, dossier de l’ANDRA pour le débat public : «30 % des déchets HA et 60 % des déchets MA-VL destinés à Cigéo sont déjà produits. Le scénario pris en référence aujourd’hui pour le dimensionnement de Cigéo est une poursuite de la  production électronucléaire avec une hypothèse de durée de fonctionnement des installations existantes de 50 ans. Cette hypothèse ne préjuge pas de la décision des autorités publiques d’autoriser ou non un allongement de la durée d’exploitation des réacteurs. Les déchets qui seront produits par les installations nucléaires en cours de construction sont également pris en compte (EPR de Flamanville,   réacteur expérimental Jules Horowitz, installation de recherche ITER). Les déchets produits par un éventuel futur parc de réacteurs ne sont pas pris en compte»

 

Lorraine

Mais que vient faire CIGEO/ BURE dans le projet de loi sur la Transition énergétique 2014 ?

 
16 janvier 2015 - Sénat
Tentative d'introduction au Sénat d'un amendement 'cigéo' par MM. SIDO et NAMY

24 juin 2014 - Dépêche AFP
Déchets radioactifs: Royal veut examiner des alternatives au stockage profond
"La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a souhaité lundi que soit examinées des alternatives possibles au stockage profond des déchets radioactifs avant d'autoriser définitivement le projet de stockage à long terme prévu à Bure." 
 
23 juin 2014 - ACTU ENVIRONNEMENT
Loi transition énergétique : l'Etat recule sur Cigéo
"La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a retiré le polémique article 35 du projet de loi sur la transition énergétique qui prévoyait de démarrer par décret l'enfouissement des déchets radioactifs dans le cadre du projet Cigéo à Bure (Meuse) sans passer par l'étape du Parlement, et décrié par les écologistes."
 
20 juin 2014- Reporterre
Le stupéfiant coup de force du gouvernement pour imposer l'enfouissement des déchets nucléaires
"Le gouvernement a inséré dans la loi de transition énergétique un article permettant d’accélérer l’enfouissement des déchets nucléaires. "
 
19 Juin 2014 - coordination BURESTOP
"La loi de gestion des déchets nucléaires de 2006 est écrasée et Cigéo ne passera plus devant les parlementaires !"
 
 
COORDINATION BURESTOP : BureStop 55 (Collectif Meuse contre l'enfouissement des déchets nucléaires) / Bure Zone LibreEODRA (Association des élus opposés à l'enfouissement des déchets radioactifs) / Les Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château / Mirabel Lorraine Nature Environnement / Meuse Nature Environnement  www.burestop.eu - http://pandor.at
 
COMMUNIQUE DE PRESSE jeudi 19 juin 2014

Ségolène Royal ouvre un boulevard

à l'enfouissement des déchets nucléaires,

ou comment se renier (en bonne politicienne à la petite semaine et sans pouvoir)

devant le tout puissant nucléaire


La loi de gestion des déchets nucléaires de 2006 est écrasée et Cigéo ne passera plus devant les parlementaires !

Le projet de Loi de programmation pour la transition énergétique intègre, en catimini et en toute déloyauté, ce que dénonçaient, début 2014, une soixantaine* d'associations et organisations : une accélération des procédures menant à la construction de Cigéo/BURE... Plusieurs versions (à quelques heures près) du projet de loi ont circulé mais celui finalisé mercredi 18/06 en soirée ne laisse plus aucune illusion. A savoir que le chapitre concernant Cigéo -ajouté en dernière minute- n'a jamais été discuté lors des réunions préparatoires du projet de loi.

Le Titre VI **, trompeusement dénommé "Renforcer la sûreté nucléaire et l'information des citoyens" remanie les cartes au service du pouvoir nucléaire et torpille encore un peu plus les fondements démocratiques.

Il n'y aura pas de rendez-vous parlementaire, Cigéo sera lancé par simple décret

Exit le passage du projet Cigéo devant les parlementaires, censés représenter la voie démocratique puisque "l’autorisation d’installation et d’exploitation du centre peut être délivrée par décret en Conseil d’Etat, pris après enquête publique réalisée" . Trop peur de ressortir l'échec du débat public de 2013 ?

Il n'y aura plus aucun regard politique (et encore moins citoyen) sur la crédibilité et la faisabilité du projet industriel Cigéo, risques majeurs connus et non résolus, sur les impacts avérés de tous ordres, coûts, etc. Les parlementaires en 2015 seront juste invités à jeter un oeil sur une feuille de route descriptive, sans aucun pouvoir d'intervention.

Réversibilité - des décisions- jusqu'au bouclage définitif du stockage souterrain

Le rendez-vous parlementaire de 2015, fixé par la loi de 2006 sur le sujet, disparaît au profit d'un décret bien plus expéditif puisque tout sera défini -modalités de phase pilote et exigences minimales en terme de réversibilité/récupérabilité- par décret en Conseil d’Etat, pris après avis de l’Andra.

La réversibilité se limitera à la phase de construction/remplissage -130 ans-, tout est clair à présent. Et l'Andra conserve son statut de maître d'oeuvre travaillant pour son propre compte et celui des producteurs de déchets, sans contre expertise.

On appréciera la définition des "générations successives" susceptibles de revenir sur les décisions prises, soit une génération et demi, soit tout juste la phase de construction/remplissage de la poubelle nucléaire souterraine. Tout juste le temps aussi de subir les risques incommensurables et prévisibles que l'Etat couvre -ouvertement- par ce projet de loi.

Il y aura bien une phase pilote, juste consacrée à la pseudo et fumeuse réversibilité, rien pour la sûreté !

Comme l'annonçaient les opposants au projet Cigéo/Bure, la phase pilote est un bien un hochet destiné à calmer les esprits, inventé de toute pièce et ne reflétant pas les échanges réels du débat public. Elle ne change pas l'arrivée des déchets en 2025, date prévue par la loi de 2006.

Quid des immenses risques et inconnues scientifiques et technologiques qui caractérisent Cigéo à ce jour ?

Quand l'Etat prendra-t-il ses responsabilités en coupant ses liens de bon élève à la botte des intérêts du nucléaire ?

L'article 34 ouvre les portes au transit et stockage potentiel des déchets nucléaires internationaux

La transposition française de la Directive Euratom de 2011 va bien arranger les affaires financières du lobby du nucléaire et la France en tirera du profit. Des méga-poubelles nucléaires à vocation internationale sans consulter les citoyens, facile non ?

La ministre de l'Ecologie en fonction renie royalement ses convictions et joue avec le feu

Elle a exprimé son opposition à l'enfouissement des déchets nucléaires publiquement dès 1994, lors du projet de laboratoire de recherches géologiques dans la Vienne ou à Bure, en Meuse/Haute-Marne. Opposition claire et sans appel mentionnée à nouveau lors de sa candidature aux primaires du parti socialistes en 2011...

Depuis son entrée en fonction au ministère elle a changé radicalement de posture : défense du projet Cigéo en audition parlementaire, validation de l'étape de concertation du débat public de 2013 controversé aujourd'hui même jusqu'à l'intérieur de la CPDP, double langage inacceptable dans les commissions préparatoires du projet de Loi TE.

Alors que tous les clignotants sont en rouge, il est urgentissime de stopper Cigéo !

Incendie à Stocamine (Alsace), inondation des galeries à Asse (Allemagne), ou accident au WIPP (Site du Nouveau Mexique/USA, tout-petit frère de Cigéo) en arrêt pour 3 ans et qui risque bien d'être refermé définitivement sur des fûts de déchets potentiellement explosifs, ces quelques expériences désastreuses d'enfouissement de matières nucléaires ou chimiques sont des alertes gravissimes. Il faudra quoi pour qu'enfin le gouvernement se ressaisisse ?

Les associations opposées à Cigeo dénoncent ce honteux tour de passe-passe.

Elles appellent plus que jamais à résister à l'installation d'un Cigéo/BURE toujours plus illégitime.

Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d'en produire.

Burestop55 : 06 86 74 85 11

EODRA : 06 22 05 09 24

MIRABEL : 09 81 98 30 12

BZL : 06 03 92 20 13

__________________

*http://mirabel-lne.asso.fr/transition_energetique_cigeo_2014

** TITRE VI : RENFORCER LA SURETE NUCLEAIRE ET L’INFORMATION DES CITOYENS

Article 35

I. - Au troisième alinéa de l’article 3 de la loi n° 2006-739 du 28 juin 2006 de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs, la date : « 2015 » est remplacée par la date : « 2017 ».

II. - L’article L. 542-10-1 du code de l’environnement est ainsi modifié : 1° Après le premier alinéa, sont insérés cinq alinéas ainsi rédigés : « La réversibilité d’un stockage en couche géologique profonde doit être garantie de la mise en service de l’installation jusqu’à sa fermeture définitive, dans le respect des intérêts mentionnés à l’article L. 593-1. La réversibilité est la capacité, pour les générations successives, à revenir sur des décisions prises lors de la mise en oeuvre progressive d’un système de stockage et à récupérer les colis de déchets. L’exploitation du centre débute par une phase industrielle pilote permettant notamment de confirmer la capacité à récupérer les colis de déchets. « Les modalités de la phase industrielle pilote et les exigences minimales en termes de réversibilité du stockage et de récupérabilité des déchets stockés sont définies par décret en Conseil d’Etat pris après avis de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, de la commission mentionnée à l'article L. 542-3, du comité mentionné à l’article L. 542-13, des collectivités territoriales situées en tout ou partie dans une zone de consultation définie par voie réglementaire et de l’Autorité de sûreté nucléaire. « Dans les conditions fixées par le décret mentionné à l’alinéa précédent, l’autorisation d’installation et d’exploitation du centre peut être délivrée par décret en Conseil d’Etat, pris après enquête publique réalisée conformément au chapitre III du titre II du livre Ier du présent code. « L’article L. 593-17 ne s’applique pas au centre. La mise en service ne peut être autorisée que si l’exploitant est propriétaire des installations, des terrains servant d’assiette aux installations de surface, et des tréfonds contenant les ouvrages souterrains. » ; « Pour l'application des dispositions du titre IX du présent livre, les tréfonds contenant les ouvrages souterrains peuvent tenir lieu de terrain d'assiette pour ces ouvrages.". 2° Le quatrième alinéa de cet article est complété par les mots : « le délai de cinq ans mentionné à l’article L. 121-12 est porté à dix ans ; les dispositions du présent alinéa ne s’appliquent pas aux nouvelles autorisations mentionnées à l’article L. 593-14 relatives au centre ; 3° Les septième et huitième alinéas sont abrogés. III. - Avant le 31 décembre 2015, le Gouvernement remet au Parlement un rapport décrivant les modalités opérationnelles prévues pour garantir la réversibilité d’un stockage en couche géologique.

Article 34

Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à prendre par ordonnance des dispositions législatives nécessaires pour transposer la directive n° 2011/70/Euratom du Conseil du 19 juillet 2011 établissant un cadre communautaire pour la gestion responsable et sûre du combustible usé et des déchets radioactifs. L’ordonnance est publiée au plus tard le dernier jour du dix-huitième mois suivant la promulgation de la présente loi. Le projet de loi de ratification est déposé au Parlement au plus tard le dernier jour du sixième mois suivant la publication de l’ordonnance.

Le projet de loi sur ce lien :

CIGEO s’invite dans la LOI TE à la dernière minute : on se fout royalement de nous !

http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article615

 
03 février 2014 - coordination BURESTOP 

COORDINATION BURESTOP : BureStop 55 (Collectif Meuse contre l'enfouissement des déchets nucléaires) / Bure Zone LibreEODRA (Association des élus opposés à l'enfouissement des déchets radioactifs) / Les Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château / Mirabel Lorraine Nature Environnement / Meuse Nature Environnement  www.burestop.eu - http://pandor.at
 
------------------- L E T T R E  O U V E R T E / 3 février 2014 --------------------


Mais que vient faire CIGEO/ BURE dans le projet

de loi sur la Transition énergétique2014 ?


 Une soixantaine d'associations et organisations dénoncent un obscur tour de passe passe et exigent le retrait immédiat de Cigéo (centre d'enfouissement de déchets nucléaires) du projet de loi

 
 
Monsieur Philippe Martin, 
ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie
 
COPIE à
Madame Laurence Tubiana, Présidente du Conseil National de la Transition Energétique (CNTE)
Monsieur Laurent Michel, Direction générale Energie et Climat (DGEC)
 
Le projet de loi de programmation sur la transition énergétique diffusé le 11/12/2013, ne donne aucun élément tangible sur la mise en oeuvre de la réduction à 50% de la part du nucléaire, promise par le président actuel François Hollande. A contrario, le titre V est consacré exclusivement à... la bonne santé de la filière électro-nucléaire.
 
Pire, que font Cigéo -réversibilité, procédures d'autorisation et missions de l'Andra- dans ce projet de loi ? Où et quand cela a-t-il été soumis au citoyen ? Il semblerait qu'en cette fin de janvier, la rédaction de la partie consacrée aux déchets nucléaires soit bien avancée, alors que Cigéo n’apparaît pas une seule fois dans la synthèse du débat préalable sur la transition énergétique.
 
A-t-on l'intention de glisser très discrètement le feu vert à l'enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux, au sein d'une loi généraliste, en grillant les étapes officielles ?
Cigeo fait pourtant l'objet d'une loi spécifique (juin 2006) fixant un rendez-vous parlementaire à l'horizon 2015/2018, qui placera les députés devant leur responsabilité : accréditer ou non l'imposture de la pseudo "réversibilité". L'intrusion surprise de Cigéo dans ce nouveau projet de loi pousse à son comble les tours de passe-passe législatifs.
 
La Commission Nationale du débat public a agité en 2013 son hochet pseudo-démocratique sur le projet de l'Andra. Avant même que la CNDP rendent ses conclusions, les groupes d'influence de Cigeo ont fait passer dans le projet de loi sur la transition énergétique un ensemble de mesures destiné à changer la règle du jeu. De qui se moque-t-on ? Qui cherche à court-circuiter les processus légaux ? Quel recours le citoyen a-t-il face à de telles manoeuvres ?
Plus de vingt ans d'opposition citoyenne, de recours juridiques ou de remise en question scientifique indépendante alarmante restent toujours sans écho.
 
Nous, associations, et organisations citées ci-dessous exigeons que soit sorti du projet de loi de programmation sur la transition énergétique tout ce qui concerne le stockage souterrain des déchets nucléaires (HM-AVL).
Nous considérons par ailleurs que la question de l’enfouissement à Bure de déchets nucléaires en provenance d’autres pays européens, rendu possible par la directive européenne sur les déchets nucléaires, est trop grave pour pouvoir se passer d’un vrai débat collectif.
 
Accélérer, si telle en est l'intention, le processus de l'enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux via une loi dédiée à la transition énergétique, au vernis écologique, est pour nous totalement inadmissible.
 
Nous demandons que soit posé le problème de façon cohérente, démocratique et responsable.
Une véritable transition énergétique passera d'abord et au minimum par la mise en oeuvre rapide des promesses du gouvernement, c'est-à-dire la réduction effective de la part du nucléaire dans la politique énergétique.
Nous allons plus loin en demandant une sortie impérative du nucléaire.
Ensuite, et ensuite seulement, devront être débattues et légiférées toutes les voies les moins dangereuses de stockage des déchets nucléaires.
 
Nous comptons donc sur votre clairvoyance, Monsieur, pour accéder à notre demande expresse. 
_ _ _ _ _ _ _ 
 
COORDINATION BURESTOP avec le soutien des associations suivantes :

ORGANISATIONS LOCALES
ASODEDRA (Association pour la sensibilisation de l'opinion sur les dangers de l'enfouissement des déchets radioactifs 88) - ADELP (Association agréée pour la Défense de l'Environnement et la Lutte contre la Pollution en Moselle-Est) - ADEPRA (Association de Défense de l’Environnement de Petite Rosselle et Alentours) - ADPSE (Association de Défense contre la Pollution de Sarreguemines et Environs) - Alsace Nature - AMPER (Association Mosellane pour la Promotion des Energies Renouvelables et l'efficacité énergétique) - Amis de la Terre Moselle - AISE Harprich de Morhange - APEQUA (Association pour la Préservation de la Qualité de Vie) - APPIE - ASVM (Association pour la sauvegarde de la vallée de la Moselle) - ASVPP (Association de Sauvegarde de la Vallée de Pierre-Percée) - ADENY (Association de défense de l'environnement et de la nature de l'Yonne) - APPELS (Association Pour la Préservation de l'Environnement à Lérouville et la Santé publique) - AVOINE du Saulnois (Association Vigilante à Objectif Intercommunal pour la Nature et l'Environnement du Saulnois) - Air Vigilance - ATTAC 54 - ATTAC 55 - ATTAC 57 - A.V.E.N.I.R. (84) - CACENDR 54 (Collectif contre l’enfouissement des déchets radioactifs 54) - CEDRA 52 - CITD (Centre d'information sur le traitement des déchets) - Confédération Paysanne Meuse - EDEN (Entente pour la Défense de l'Environnement Nancéien) - Empreinte Positive - Fédération Grand-Est STOP Déchets nucléaires - FNE Franche Comté - FLORE 54 - GECNAL de Sarreguemines-Forbach - Mieux VIVRE - Oiseaux Nature - Rhône Alpes sans Nucléaire - TORCOL - Vosges Nature Environnement - Vosges Alternative au Nucléaire - CREPAN (Comité Régional d’Étude pour la Protection et l'Aménagement de la Nature (en Basse-Normandie) - RESISTANCE TERRE (57) - Collectif national STOP MOX STOP MELOX - SDN 27 (Sortir du nucléaire de l'Eure) - SDN 57 (Sortir du nucléaire Moselle) - SDN 89 (Sortir du nucléaire Yonne) - STOP EPR ni à Penly ni ailleurs - FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature) - Effet de serre toi-même ! (Association Normande de lutte contre le Dérèglement Climatique)
 
ORGANISATIONS NATIONALES
Réseau Sortir du nucléaire
Agir pour l'Environnement
Les Amis de la Terre France
CNIID (Centre National d'information indépendante sur les déchets)
SUD RAIL
WECF France (Women in Europe for a Common Future)

_ _ _ _ _ _ _ 
 
POUR EN SAVOIR PLUS :
La transition énergétique prend tout son temps - Journal de l'environnement
 
Feuille de route économique de la transition énergétique... pas un mot sur Cigeo

Contribution de MIRABEL LNE au livre blanc sur le financement de la transition écologique :
 
Le projet de loi de programmation sur la transition énergétique diffusé le 11/12/2013
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2013-12-10_-_Plan_commente_PJL_Programmation_TE.pdf
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
Thématique environnementale: 

CIGEO / BURE, un démonstrateur pour faire accepter -en douceur- l’inacceptable !





Communiqué de presse MIRABEL LNE du 06/05/2014
http://pandor.at/p/fichiers/CP_MIRABEL_06052014.pdf


Enfouissement des déchets radioactifs à BURE

Un démonstrateur pour faire accepter -en douceur- l’inacceptable !
 

Après le débat public de 2013 et les conclusions de la Commission Nationale du Débat Public, l’ANDRA doit présenter prochainement comment elle envisage la suite du projet CIGEO d’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux.


Le démonstrateur, nouveau « Cheval de Troie » de CIGEO :

Comme en 2005, les citoyens qui ont accepté de participer au débat public de 2013 ont été floués, donnant ainsi raison à ceux qui majoritairement, d’emblée- ont considéré ce débat public comme une mascarade.

Démonstration …

Principale conclusion du pseudo Débat Public sur le projet CIGEO :

« De nombreuses questions évoquent le passage d’un laboratoire de modélisation à une activité industrielle avec la nécessité de réaliser un prototype ou un démonstrateur. »

Pourtant, selon notre analyse, sur les 1.508 questions, 497 avis, 154 cahiers d’acteurs et 24 contributions recueillies par la CPDP (Commission Particulière du Débat Public), la notion de réalisation d’un démonstrateur n’est que très vaguement abordée dans une unique question, aucun avis, un seul cahier d’acteur et deux contributions !

Ca n’empêche pas les commissions nationales et particulières du débat public (CPDP/CNDP) de conclure que le projet CIGEO peut démarrer sa mise en œuvre, à condition de passer par une phase pilote d’enfouissement des premiers colis de déchets radioactifs et -si tout va bien- le reste suivra.

Exit les autres propositions -pourtant majoritaires- des participants au débat public et, en particulier, celles déjà avancées lors du débat public de 2005 : ne pas enfouir car les risques sont démesurés, poursuivre les recherches sur les différentes solutions de gestion, prendre le temps nécessaire, étudier la solution de l’entreposage pérennisé comme alternative à l’enfouissement, agir avec éthique vis-à-vis des générations futures…

Alors, CIGEO, ça commencerait quand ?

Selon des déclarations officielles début avril 2014, l’ASN ne croit pas à une demande d’autorisation d’ici à 2015. Un leurre de plus : 2015, 2018….ou 2025 (date non remise en cause), l’autorisation d’un site pilote à Cigéo, c’est déjà l’autorisation d’enfouir!

Le doigt dans l’engrenage :

Imaginez Cigéo comme un long saucisson s’étendant de nos jours jusqu’en 2125.
Après le « laboratoire » de Bure, le projet industriel Cigéo serait saucissonné et mis en place par étapes administratives successives :
-D’abord, un démonstrateur qui accueillerait progressivement les déchets radioactifs les plus stables (ceux qui présentent donc potentiellement le moins de risques),
- Puis stockage de l’inventaire actuel et futur des déchets de moyenne et de haute activité à vie longue, avec une montée en puissance progressive de l’installation,
- Puis inévitablement, le stockage des combustibles usés qui ne sont pas encore classés comme déchets mais qui le seront certainement en partie un jour,
- Enfin, le stockage de déchets en provenance d’autres pays européens pour des questions essentiellement financières, par le biais de dérogations au bénéfice des pays qui ne choisiraient pas d’enfouir sur leur propre sol, comme le permet déjà la Directive européenne de 2011.

Alors même qu’aucun dossier officiel de demande d’autorisation n’a encore été déposé, la méga poubelle européenne CIGEO/BURE est déjà en cours d’instruction…

MIRABEL-LNE considère que le principe d’enfouissement a été imposé à la population depuis la loi Bataille en 1991, au mépris d’une opposition citoyenne forte et que le projet  CIGEO commence au premier déchet radioactif descendu sous terre. Tout le reste n’est qu’un leurre !

Nous avons depuis le début démontré que CIGEO était la pire des solutions pour les déchets HA et MAVL : techniquement mal préparée, trop dangereuse, trop coûteuse, éthiquement irrecevable…
 
L’urgence reste la même : ne pas enfouir -ni ici, ni ailleurs- arrêter d’en produire !


Documents annexes :

Notre analyse des conclusions du Débat public 2013 :
http://pandor.at/p/fichiers/CIGEO_analyse_ccl_DP_MIRABELLNE_05052014.pdf

Article : Cigéo / Bure - Débat public 2013 : BILAN DE L’ARNAQUE :
http://pandor.at/fr/democratie
 
Communiqué de presse de France Nature Environnement du 06/06/2014 : CIGEO : un siècle sans panne de ventilation… sans rire ?
 
Communiqué de presse de la coordination Bure Stop du 24/02/2014 : « Les chiffres du débat public CIGEO, une belle baudruche »
http://mirabel-lne.asso.fr/chiffres_cpdp_cigeo
 
Communiqué de presse coordination Burestop du 03/02/14 : « Mais que vient faire CIGEO/ BURE dans le projet de loi sur la Transition énergétique2014 ? » Une soixantaine d'associations et organisations dénoncent un obscur tour de passe passe et exigent le retrait immédiat de Cigéo (centre d'enfouissement de déchets nucléaires) du projet de loi :
http://mirabel-lne.asso.fr/transition_energetique_cigeo_2014
 
Lorraine
Date: 
Mardi, 6 Mai, 2014 (Jour entier)

La phase pilote de Cigéo coûterait 7 milliards d'euros d'ici 2034

Communiqué de presse MIRABEL LNE - version pdf

 Le 31/01/2016

 


 La phase pilote de Cigéo coûterait 7 milliards d'euros d'ici 2034

 

Selon les récentes estimations de l'ANDRA, le coût de réalisation de la phase industrielle pilote du projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure dans la Meuse serait de 6,896 Milliards d'euros.


Ces investissements seraient effectués entre 2020 et 2034 si l'autorisation de création de Cigéo est obtenue d'ici là.


Ce projet de phase pilote émane directement de l'ANDRA*, maître d'ouvrage, en amont du débat public de 2013


Cette première tranche inclurait la réalisation des ouvrages clés de Cigéo comprenant la plupart des installations de surface, 2 descenderies de 5 km, un funiculaire pour descendre les déchets, 5 puits, 40 km de galeries et alvéoles de stockage. Pendant cette phase, l'ANDRA prévoit le stockage d'environ 2 800 m3 de déchets hautement radioactifs.


Cette phase pilote coûterait à elle seule 28 % du coût de Cigéo alors que sa durée représenterait moins de 10 % de la durée totale du projet estimée à 143 ans.


En 2012, la Cour des comptes évaluait la totalité des provisions pour l'ensemble du projet Cigéo à 5 milliards d'euros**.


* France Inter Le téléphone sonne vers 10'30 – 15 mai 2013, M-C Dupuis, directrice de l'ANDRA : "... nous aurons un développement très progressif tranche par tranche et la première tranche aura un caractère pilote si vous voulez... ... En tout cas c'est ce qu'on propose."

** Les coûts de la filière électronucléaire - Cour des comptes 2012, annexe 16

 

Consulter le tableau récapitulatif du coût de la phase industrielle pilote

 

 

 

 

 

Lorraine

L'annonce par Ségolène Royal du coût officiel de Cigéo : un cache misère avant le krach...

Communiqué de presse du 16 Janvier 2016

 MIRABEL Lorraine Nature Environnement

 

L'annonce par Ségolène Royal du coût officiel de Cigéo :

 un cache misère avant le krach...


Ségolène Royal vient d'annoncer l'estimation officielle du projet d'enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux (projet Cigéo) qui s'élève finalement à 25 Milliards d'euros. Ce projet est financièrement insupportable et cette estimation est très loin du compte...


Des provisions sous évaluées

Imaginez qu'un banquier vous fasse la proposition suivante : « placez 60 000 euros aujourd'hui sur un livret d'épargne à un taux exceptionnel de 5% par an garanti pendant 150 ans! De cette manière, dira ce banquier, vous, ainsi que vos enfants, petits enfants, arrières petits enfants et arrières arrières petits enfants pourrez vous partager équitablement près de 300 000 euros de gains netsgénérés sans rien faire grâce au rendement exceptionnel de ce livret magique! Imaginez de surcroît qu'il serait notoire que ce banquier soit fauché comme les blés...Évidemment, vous le prendriez pour un fou et n'accepteriez aucune proposition de sa part.

Pourtant, c'est exactement de cette manière que les producteurs de déchets nucléaires en faillite (EDF/AREVA et CEA) comptent financer Cigéo.

Grâce à quelques milliards d'euros de provisions placés en bourse sous forme d'actions, ces exploitants comptent sur un rendement permanent de près de 5% par an pendant 150 ans (1) pour subvenir aux charges de construction, d'exploitation, de recherche, de surveillance et de fermeture de Cigéo. Les provisions pour Cigéo sont donc nettement sous évaluées car le taux d'actualisation appliqué pour des charges lourdes qui surviendraient dans plus de 30 ans est extrêmement élevé. Dans la chute économique qu'est en train de connaître la filière nucléaire française, cette imprudence devient un risque réel.


Une estimation sous évaluée

L’estimation de Cigéo se base toujours sur l'hypothèse de la poursuite de la production électronucléaire et la prolongation jusqu'à au moins 50 ans de la durée de vie de nos 58 réacteurs nucléaires. La faisabilité de cette prolongation, estimée à 55 milliards d'euros par EDF, n'est absolument pas assurée. De plus, les hypothèses pour l'estimation de Cigéo reposent sur le traitement de tous les combustibles usés. L'ANDRA considère que «les matières (uranium et plutonium) non valorisées dans les réacteurs actuels pourront l'être dans des installations futures» (2). Pour l'heure, ces réacteurs de 4ème génération qui permettraient de 'transmuter' les matières radioactives à grande échelle n’existent que sur le papieret de nombreux éléments permettent de juger cette voie comme hypothétique, difficilement applicable et limitée (3).

Depuis 2012, la Cour des Comptes et l'Autorité de Sûreté Nucléaire réclament que l'enfouissement à Cigéo de ces matières extrêmement nocives soit envisagé et évalué ce qui n'est toujours pas le cas. En attendant, elles s'accumulent sans fin et la loi les considère toujours comme des 'matières valorisables' alors que ce sont des déchets dont personne ne sait que faire. La prise en compte de l'enfouissement de ces matières ferait exploser le coût de Cigéo puisqu'elle aurait, par exemple, des répercussionsdirectes sur le dimensionnement des galeries.


La sortie du nucléaire : un tournant à ne pas rater...

La prolongation de la durée de vie des 58 réacteurs nucléaires dispersés sur le territoire français, le traitement de tous les combustibles usés à la Hague dans le Cotentin, le projet ASTRID de réacteur à transmutation à Marcoule dans le Gard et le projet d'enfouissement des déchets nucléaires Cigéo à Bure dans la Meuse constituent les piliers d'un programme idéologique, irréalisable et extrêmement dangereux sur un plan économique et financier.La filière nucléaire est à bout de souffle. Les financements et donc la faisabilité de ces projets deviennent de plus en plus hypothétiques. Il est urgent de changer de voie et de nous tourner avec lucidité et prudence vers un autre avenir énergétique.


Notes :

(1) En 2012, selon la Cour des Comptes, les provisions pour Cigéo étaient de 5 milliards d'euros et le taux d'actualisation couramment appliqué de 5% (3% net d'inflation). Suite à des rendements insuffisants, ce taux a du être revu à la baisse et les provisions augmentées en conséquence. Au 31/12/2014, EDF applique un taux d’actualisation de 4,6 % (inflation estimée à 1,7 % ) et les provisions pour Cigéo seraient de 6,158 milliards d'euros toujours selon EDF. Réglementairement, vu les difficultés économiques rencontrées par EDF/AREVA, le taux d'actualisation devrait être bien plus faible (4,31%) mais les comptes d'EDF en seraient tant affectés que l'Etat envisage actuellement un assouplissement de ces contraintes. Voir « Comptes consolidés EDF Au 31 décembre 2014 » page 80 & 84.

(2) Le dossier de chiffrage des coûts de CIGEO réalisé par l’Andra, tome 1 page 5

(3) Les cahiers de Global Chance n°34 Novembre 2013 « L’enfouissement géologique des déchets nucléaires de haute activité en France : quels types de déchets, quelles quantités ? »


Ce communiqué au format pdf


Contacts presse :

Romain Virrion - 09 81 98 30 12, Régine Millarakis - 03 29 75 19 72


Pour aller plus loin : http://pandor.at/fr/cout

 


Lire aussi le communiqué de France Nature Environnement du 20/01/2016 :

Avec le nucléaire, les milliards valsent... Et les français trinquent



Lorraine

CIGEO - Grand rassemblement le samedi 18 février 2017

 

Communiqué de presse / 15 février 2017

 

Coordination Burestop (Burestop55, BZL, Mirabel Lorraine Environnement, MNE, Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château) 
/ des opposant-es et habitant-es en lutte contre Cigeo de Bure et d’ailleurs
 

 


 


 

Cigéo/BURE et Bois Lejuc

 

Grand rassemblement samedi 18 février 2017

 


 

A une année environ de la demande d’autorisation qui serait donnée -ou non- à l’Andra pour construire Cigéo, la Coordination Burestop et les opposant-es d’ici et d’ailleurs envoient un nouveau signal fort aux pouvoirs publics, dans un contexte de mobilisation qui ne fait que s’amplifier. De nombreux dossiers liés au projet Cigéo, au caractère alarmant et rédhibitoire, doivent impérativement être traités et portés à la connaissance des décideurs ET du public dont entre autres :

 


 

  • Installation de la méga-poubelle nucléaire sur un potentiel géothermique qui remet en cause la sûreté/validité du stockage et neutraliserait une ressource énergétique précieuse en ces temps de pénurie et pour l’avenir (recours juridique par des associations)

 

  • Début des travaux dans le Bois Lejuc en 2016 à caractère illégal par l’Andra : défrichement sans autorisation en période de nidification et construction d’un mur d’enceinte en infraction au Code de l’urbanisme (recours juridique par des associations - Audience devant la cour d'appel de Nancy le 27 février prochain)

 

  • Contestation de la propriété du Bois Lejuc portée par 4 habitants du village de Mandres-en Barrois : recours juridique fondé sur le caractère non réglementaire de la délibération communale et sur un échange à vil prix pour les habitants (recours juridique par des habitants)

 

  • Existence de nombreuses incertitudes industrielles et technologiques quant au comportement des galeries (le 26/01/2016 effondrement non élucidé dans le laboratoire), au risque sismique à long terme, aux risques d’explosion et d’incendie liés à la nature des déchets et à la configuration du site, etc.

 

  • Impacts environnementaux majeurs et jamais expliqués à la population liés au trafic ferroviaire et routier des déchets nucléaires (2 trains par semaine pendant près d’un siècle)

 

  • Sérieux doute sur la capacité de financement d’un tel projet par l’Etat et la filière nucléaire (en très grande difficulté par ailleurs actuellement)

 


 

Pour toutes ces raisons et parce que le projet d’enfouissement Cigéo, dénoncé depuis près de 30 ans, doit être abandonné, 

 

la Coordination Burestop et les opposant-es d’ici et d’ailleurs 

 

appellent à venir manifester en nombre l'opposition à tous travaux dans le Bois Lejuc 

 

et le soutien aux habitant-es du bois !

 

 

 

Samedi 18 février 2017 à partir de 10h30

 

Rendez vous à Bure (Maison de la résistance)

 

Conférence de presse à 10h30 (Monument proche de la Maison)

 


 

INFOS / PROGRAMME : ici

 

Contact presse : 07 53 54 07 31

 

06 86 74 85 11 - 06 64 66 01 23

 

Meuse
Date: 
Samedi, 18 Février, 2017 (Jour entier)

Cigéo : pas de sous pour financer le "plus gros projet industriel du siècle"

12/01/2016 - COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN

Coordination Burestop / Réseau "Sortir du nucléaire"


Cigeo : pas de sous pour financer
le "plus gros projet industriel du siècle"

Alors on arrête les frais tout de suite...
ou on engage nos descendants dans la faillite la plus monstrueuse de l'Histoire ?

 

Le projet Cigeo ne tient pas la route
Juin 2016, les exploitants du nucléaire (EDF, AREVA, CEA), au bord de la faillite, devront être en mesure de prouver que les fonds ont bien été provisionnés pour la gestion à long terme des déchets nucléaires qu'ils voudraient enfouir à Bure. L'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) vient de rendre son avis
(1) sur Cigéo et son financement, on est loin du compte : des hypothèses optimistes, des choix de conception et d'organisation qui n'ont fait l'objet d'aucune validation, des variantes proposées qui peuvent faire évoluer le coût de quelques milliards d'euros et qui « présentent potentiellement un impact important sur le niveau de sûreté », des frais de recherche qui s'élèveraient à quelques milliards d'euros et qui n'ont pas été évalués.... 


L'ANDRA est incapable de chiffrer un projet industriel qui évolue sans cesse
Lors du débat public organisé en 2013, contesté aujourd'hui par 4 associations qui demandent son annulation
(2), le dossier "Coûts" était vide.
Normal, la conception industrielle devant sans cesse intégrer de nouvelles donnes, ainsi :
- un inventaire des matières à enfouir en constante augmentation,
- les risques liés à l'enfouissement des déchets MAVL (Moyenne activité à vie longue), révélés par des experts indépendants et non pris en compte par les exploitants,
- le concept de réversibilité toujours en attente de définition,
- des installations de surface et des provisions foncières évolutives...
Cette estimation des coûts du projet Cigéo repose encore sur la poursuite de la production électronucléaire, le mythe du recyclage des matières radioactives et la prolongation de la durée de vie des 58 réacteurs français.

Des provisions largement insuffisantes
5 Milliards sont actuellement provisionnés, pour construire un centre d'enfouissement souterrain Cigeo dont les coûts s'élèveraient à 34,5 milliards€ ; voire 41,2 milliards€ selon la Cour des Comptes
(3).
L
a quasi totalité de ces provisions sont des actions sujettes aux aléas de la Bourse, voire mal sécurisées. Ce montage financier inconséquent, de la part d'une des premières entreprises de France, dépasse tout entendement.
La première étape du projet Cigéo, que l'ANDRA nomme « phase pilote » et durant laquelle seraient enfouis les premiers déchets nucléaires, pourrait engloutir à elle seule plus de 6 milliards€.

EDF et AREVA, en pleine déroute financière, font pression sur l'ANDRA pour minimiser les coûts
En février 2011, EDF voulant favoriser "une architecture moins chère", redessinait le projet et proposait un enfouissement à 15 milliards€ au lieu des 36 alors évoqués par l'ANDRA. Un procédé dénoncé par certains députés, ainsi que par la Commission Nationale d'Evaluation (CNE), inquiets quant à l'impact sur la sécurité d'une conception "low cost". Pour autant, les années suivantes, l'ANDRA a intégré des phases d'"optimisation" (procédés industriels, conception des galeries, mode de creusement, etc.). En toute indépendance ?
La chute catastrophique de cotation d'EDF et d'AREVA depuis fin 2015 ne fait qu'aggraver la situation.
En janvier 2016, EDF, AREVA et le CEA contestent le chiffrage actuel de l'ANDRA (34,5 milliards€). Ils proposent un coût de 20 milliards€, revoyant encore à la baisse la prise en compte de la sécurité de riverains jamais conviés aux décisions.
Une évidence s'impose, le nucléaire est en faillite. Aujourd'hui, à l'annonce de ces estimations du coût de Cigéo, EDF récemment éjecté du CAC 40 a vu son action passer sous la barre des 12 euros. Les actions d'EDF et d'AREVA atteignent des abysses historiques. Qui payera la note ?

Les producteurs de déchets nucléaires n'ont pas les moyens de les gérer, c'est sur cela qu'il faut légiférer !
La proposition de projet de loi Cigéo "sauve qui peut", déposée par le député Jean-Yves Le Déaut fin 2015, est obsolète, non avenue et inutile.
En 2016, l'ensemble de la classe parlementaire doit s'interroger au plus vite sur la validité d'une filière électro-nucléaire qui n'a pas les moyens financiers de gérer ses propres déchets. Il faut mobiliser tous les moyens possibles pour sortir du nucléaire au plus vite.

La Coordination Burestop et le Réseau Sortir du nucléaire dénoncent la politique du déni de réalité, pratiquée en matière de gestion des déchets nucléaires et demandent que soit évaluée enfin la validité de la filière électronucléaire

Les travaux d'investigations et de préparation engagés par l'ANDRA depuis septembre 2015 pour engager une "phase pilote" au projet Cigeo sans aucune autorisation, ni aucune légalité juridique, doivent cesser immédiatement.
La gestion des déchets nucléaires, mal préparée, mal évaluée par les opérateurs du nucléaire doit être entièrement réexaminée.

Enfin, quel que soit l'avenir du projet d'enfouissement Cigéo, les milliers d'hectares acquis par l'ANDRA autour du Bure, Lorraine et en Champagne-Ardenne, ne doivent en aucun cas être transformés en site d'entreposage de surface de longue durée des déchets atomiques, ou, en quelques mots, en poubelle nucléaire de substitution. Nous y veillerons.

Déchets nucléaires : surtout ne pas enfouir, arrêter d'en produire !

Coordination BURESTOP (BURESTOP 55 + EODRA + BZL + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT)

 

www.burestop.eumirabel-lne.asso.fr - http://burezoneblog.over-blog.com
Contacts : 09 81 98 30 12 - 06 86 74 85 11

Réseau Sortir du nucléaire
Contact :  06 64 66 01 23 -
www.sortirdunucleaire.org

1 - http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Avis_ASN_sur_dossier_de_chiffrage_Cigeo.pdf
2 - http://mirabel-lne.asso.fr/content/bure_recours_CNDP
3 - http://mirabel-lne.asso.fr/content/macron_cout_cigeo



 

Pour aller plus loin : 

Projet CIGEO / BURE en bourse : Le nucléaire et la chute perpétuelle !

Lorraine
Date: 
Mardi, 12 Janvier, 2016 (Jour entier)

Nucléarisation du territoire

 

Recherches sur la nucléarisation du territoire autour de CIGEO

Depuis la loi de 2006 qui a entériné l’enfouissement des déchets radioactifs à Bure comme seule et unique solution de gestion des déchets Haute Activité et Moyenne Activité Vie Longue, un phénomène nouveau s’est subrepticement infiltré sous couvert d’accompagnement économique du territoire: l’implantation exclusive d’entreprises nucléaires autour de CIGEO comme unique réponse économique aux besoins de développement du secteur. Largement financés par les pouvoirs publics –dont le Groupe d’Intérêt Public mais pas seulement-, les emplois créés sont faibles en nombre mais extrêmement coûteux. Au passage, les acteurs du nucléaire récupèrent ainsi leur mise de fonds via les GIP 52 et 55. Dissimulée à la population, cette volonté émane des acteurs du nucléaire (voire des plus hautes instances de l’Etat) et a été mise en œuvre avec l’appui des chambres économiques des départements 52 et 55. Elle s’accompagne de la mise en place de formations aux métiers du nucléaire. De toute évidence, avec les besoins autour de la maintenance des centrales vieillissantes et du démantèlement, notre région a été ciblée pour prendre le relais du Cotentin et de la Vallée du Rhône, déjà saturées. Derrière le vocable de pôle d’excellence se cachent en fait des industries sales et dangereuses.

Ce n'est certes pas dans ce sens que nous aurions envisagé la transition énergétique et le développement économique de notre territoire. La vigilance doit être intensifiée ainsi que la mise en œuvre des solutions de substitution aux énergies fossiles et nucléaire sur l'ensemble du Grand-Est.  Démarrée au dernier trimestre 2016, cette étude se poursuit en 2017.

 

Meuse

Potentiel géothermique à Bure - la justice refuse de reconnaître les manipulations de l'Andra

 

Potentiel géothermique dissimulé pour la construction de CIGÉO : les associations envisagent de saisir la Cour de Cassation

Communiqué commun du Réseau “Sortir du nucléaire“, ASODEDRA, Bure Stop 55, CEDRA 52, Les Habitants Vigilants de Gondrecourt et MIRABEL-Lorraine Nature Environnement

Communiqué du 23 mars 2017

Pour pouvoir implanter CIGÉO, ce projet d’enfouissement des déchets radioactifs les plus dangereux, l’Agence pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a, sciemment et au mépris de la sûreté, occulté le potentiel d’une importante ressource géothermique sous le village de Bure. En 2012, six associations ont assigné l’Andra en responsabilité pour faute pour dénoncer ce mensonge. Alors que le Tribunal de grande instance de Nanterre ne s’était pas risqué à examiner le fond de l’affaire en déniant tout intérêt à agir aux associations, la Cour d’appel de Versailles, quant à elle, a refusé de prendre acte de la faute commise par l’Andra dans sa mission d’information. Mais la présence de la ressource géothermique est désormais indéniable. Un pourvoi en cassation est envisagé.

Une ressource géothermique dissimulée par l’Andra

Depuis 1976, des travaux du Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM, Service géologique de l’Etat) attestent de la présence d’un important potentiel géothermique sous le village de Bure, où l’Andra veut implanter CIGÉO. Peu avant l'arrivée de l'Andra, en 1989, un forage pétrolier proche avait confirmé la présence d'eau abondante au niveau géothermique. Or, les règles de sûreté interdisent d’enfouir des déchets radioactifs à l’aplomb d’une ressource géologique exploitable, afin de prévenir tout risque d’intrusion. En effet, si celle-ci venait à être exploitée dans plusieurs siècles, une fois le site construit et oublié, la perforation des alvéoles de stockage aurait des conséquences désastreuses.

Pour pouvoir implanter CIGÉO à Bure, l’Andra a donc cherché, au mépris des règles de sûreté, à minimiser cette ressource géothermique. En 2008, elle a procédé à un forage sans respecter les règles de l’art, avec des équipements obstrués et une pompe de capacité réduite, qui ne pouvaient que donner des résultats médiocres. Communiquant sur un débit insuffisant, laissant de côté certains paramètres essentiels pour évaluer l’exploitabilité de la ressource et misant sur une méconnaissance des aspects techniques [1], l’Andra a décrété que le potentiel géothermique de Bure ne présentait pas d’intérêt.

Pourtant, en octobre 2013, le cabinet suisse Géowatt a publié une étude à la demande du Comité Local d’Information et de Suivi (CLIS) de Bure, qui concluait clairement que cette ressource était exploitable : « Les ressources géothermiques....peuvent aujourd'hui être exploitées de manière économique... » (page 16 du rapport). Géowatt estimait qu’il était possible d’obtenir des débits d’exploitation comparables à ceux de la région parisienne et présentant un intérêt d’un point de vue économique. Non seulement l’Andra passe outre les règles de sûreté, mais elle compte priver la région d’une source d’énergie renouvelable abondante !

La justice refuse de reconnaître les manipulations de l’Andra

En décembre 2012, s’appuyant sur un dossier élaboré par plusieurs géologues pointant des omissions et soulignant des incohérences techniques, les associations Réseau “Sortir du nucléaire“, ASODEDRA, Bure Stop 55, CEDRA 52, Les Habitants Vigilants de Gondrecourt et MIRABEL-Lorraine Nature Environnement ont mis en demeure l’Andra de s’expliquer sur la dissimulation de cette ressource. L’Andra a alors reconnu que ce qu’elle avait écrit « port[ait] en effet à confusion », que la ressource était « banale plutôt que faible », « pas exceptionnelle », mais qu’elle était donc bien présente. En dépit de ces aveux, elle n’entendait pas en tirer conséquence. Les associations l’ont donc assignée en justice le 3 mai 2013.

À l’issue d’une première audience, qui s’est tenue le 5 janvier 2015, le Tribunal de grande instance de Nanterre a tout simplement refusé d’examiner le dossier sur le fond, se contentant de dénier aux associations l’intérêt à agir ! Les associations ont donc fait appel. Suite à l’audience qui s’est tenue le 2 février 2017, l’affaire a été mise en délibéré et la décision a été rendue ce 23 mars 2017.

La Cour d’appel de Versailles a refusé de prendre acte de la faute commise par l’Andra. Les associations envisagent de saisir la Cour de Cassation. Mais n’en déplaisent à la justice et à l’Andra, la ressource géothermique est bien là. Au regard des risques encourus, la présence de ce potentiel géothermique empêche la réalisation de tout projet d’enfouissement. Dans ces conditions, les associations exigent l’abandon du projet CIGÉO.

Retrouvez le dossier complet : http://www.sortirdunucleaire.org/Un-potentiel-geothermique-cache

Contacts presse :

Maître Etienne Ambroselli - 06 09 30 80 67

Pour le Réseau “Sortir du nucléaire“ : Marie Frachisse - 07 62 58 01 23

Pour le CEDRA 52 : Michel Marie - 06 66 95 97 77

Pour la géologie : Antoine Godinot - 03 52 45 01 29

Chargée de communication :

06 64 66 01 23


Notes

[1L’Andra, qui affirmait qu’un débit de « 150 à 400 m3/h » aurait été nécessaire pour reconnaître un intérêt au potentiel géothermique de Bure, s’était bien gardée de dire que sa pompe ne pouvait dépasser 6m3/h…

Lorraine

Projet CIGEO / BURE en bourse : Le nucléaire et la chute perpétuelle !

 

 Coordination BURESTOP (BURESTOP 55 + EODRA + BURE ZONE LIBRE + HABITANTS VIGILANTS + MEUSE NATURE ENVIRONNEMENT + MIRABEL LORRAINE NATURE ENVIRONNEMENT)


 Communiqué du 04/12/2015, au format pdf ICI


 Projet CIGEO / BURE en bourse :

 Le nucléaire et la chute perpétuelle !

 

EDF au ras des pâquerettes à la bourse…Qui paiera la gestion des déchets nucléaire ?

 

L'amorçage d'une chute perpétuelle ?

L'action EDF tourne depuis hier autour de 13,30 euros*, revenue au plancher historique atteint suite à l'accident nucléaire de Fukushima en 2012 (1). La situation paraît extrêmement instable pour le fleuron de l'industrie nucléaire française sur laquelle repose très majoritairement le financement de la gestion des déchets radioactifs.

* à son apogée, l'action EDF dépassait les 80 euros en 2007.


Des aléas boursier qui remettent en cause la gestion des déchets nucléaires

D'après l’État, EDF serait sensé financer 78 % du projet d'enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux (projet Cigéo) dont les dernières estimations plafonnent à plus de 40 milliards d'€ ! (2). Ce financement dépend étroitement de la rentabilité à long terme (>100 ans) des « provisions » qui sont majoritairement des actions en bourse. Avec de telles incertitudes boursières, peut on réellement faire confiance à la rentabilité de ces actions sur de telles périodes ?


Bâtir des pyramides avec des cacahuètes

Pour l'ensemble du projet Cigéo, les provisions s'élèvent actuellement à 5 milliards d'euros. La première tranche, la 'phase pilote' promotionnée par le député Le Déaut dans le cadre d'une proposition de loi récente, coûterait à elle seule plus de 6 milliards d'euros ! (3)

Concernant les autres financeurs potentiels du projet Cigéo, l'action AREVA est au plus bas (6,2 euros ce matin! ) depuis l'annonce en mars 2015 de ses pertes colossales qui s'élèvent à 4,8 milliards d'€ en 2014 ! Et pour le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) : un gouffre en grande partie secret défense, exclusivement financé par le contribuable.


Qui paiera la note ?

Ceux qui en ont bien profité auraient-ils déjà fait leurs valises ? Les pots cassés, ça sera surtout pour l’État, actionnaire majoritaire et dernier garant de cette industrie folle. Le contribuable et les générations de contribuables à venir devront-il payer pour la gestion des déchets ?

En pleine COP21, EDF vient de recevoir le prix « Pinocchio » dans la catégorie « greenwashing ». Ce prix récompense les entreprises qui déploient le plus de moyens pour se donner une image « verte », l'image d'un nucléaire « propre » à laquelle voudrait nous faire adhérer l'entreprise. Dans un article du Monde hier, EDF rétorque : « l’électricité produite par EDF est peu chère...» Peuchère ! On se fait bien plumer en tout cas !


En finir avec la mascarade et sortir du nucléaire !

Il faut de toute urgence réévaluer le coût de l'aval du cycle de l'industrie nucléaire, revoir les modèles économiques sensés les financer et le prix de l'électricité nucléaire en conséquence.

Cigéo est une mascarade, infaisable techniquement et financièrement. Ces déchets demeurent à ce jour un lourd fardeau inter-générationnel. Prendre conscience de ces réalités est un premier pas vers une gestion plus responsable de notre avenir et une sortie plus que jamais nécessaire et urgente du nucléaire...avant qu'une catastrophe irréversible ne se produise.

 

Références :

 (1) graphique ABC_bourse

 (2) http://mirabel-lne.asso.fr/content/macron_cout_cigeo

 (3) http://mirabel-lne.asso.fr/content/proposition_loi_le_deaut_cigeo_bure

 

Lorraine

Nucléaire : Pertes colossales d'AREVA, Quid des provisions pour les charges de long terme de l'industrie nucléaire ?

Communiqué de presse 05/03/2015 - version pdf

 MIRABEL Lorraine Nature Environnement

 

 

Nucléaire : Pertes colossales d'AREVA,

 Quid des provisions pour les charges de long terme de l'industrie nucléaire ?

 

Des provisions pour les charges futures de gestion des déchets nucléaires...

Le projet d'enfouissement des déchets nucléaires cigéo(1) serait financé à 78% par EDF, 17% par le CEA* et 5% par AREVA. Les déchets nucléaires concernés restent dangereux pendant des milliers d'années voire plus. Pour ce projet, ces géants du nucléaire français doivent, au regard de la loi, provisionner 6,5 Md€ d'ici 2016 pour un coût total (encore en débat) d'au moins 28 Md€(2) étalés sur 143 ans.

 

Les vies des générations futures jouées au casino !

La quasi totalité de ces 6,5 Md€ de provisions sont des actions en bourse. En faisant fructifier ces actions à raison d’un rendement minimal supposé de 5 % par an pendant 143 ans, EDF, le CEA et AREVA assurent pouvoir financer tous les travaux de construction, l’exploitation, la fermeture et la surveillance de cigéo au moins jusqu’à l'année 2160 ! Le pari d’un rendement aussi élevé sur une période aussi longue est une inquiétante expérimentation économique et financière.

 

Et ce qui devait arriver AREVA...

La débâcle d'AREVA (pertes records de 4,8 Md€ en 2014) aura des répercussions graves sur ces provisions. Le CEA (établissement public de l'état) est actionnaire majoritaire d'AREVA à plus de 70 %, aux côtés de l’État (21%). De plus, les quelques 2,295 Md€ de titres AREVA fléchés en tant que provision par le CEA(3) sont menacés. Le rapprochement envisagé avec EDF n'améliorera pas le rendement des actifs dédiés aux charges de long terme. Que cette perte soit épongée directement par AREVA ou par le biais d'un rapprochement avec EDF, il faut craindre qu'il ne s'agisse que de la partie émergée de l'iceberg. Avec une dette de plus de 34 Md€, EDF devra également faire face cette année à l’inéluctable augmentation du tarif de l'électricité nucléaire(4) maintenu artificiellement par l’État à un niveau très bas depuis des décennies(5). Mais en ces temps de crise économique et de rigueur budgétaire, l’État n'est pas solvable non plus !

 

L’État devient le seul garant de la banqueroute de la filière nucléaire

Le financement du projet cigeo n'est absolument pas acquis. Plus largement, c'est l'ensemble des provisions pour les charges de long terme (démantèlement, gestion des déchets) qui sont en ce moment en grande insécurité. Qui paiera les pots cassés ? Qu'en sera-t-il de la sûreté nucléaire ? Quid des provisions pour la gestion à long terme des déchets nucléaires et aussi des provisions indispensables au démantèlement(6) des installations vieillissantes ?

 

Déchets nucléaires :

 surtout ne pas enfouir, arrêter d'en produire.

 Ni ici, ni ailleurs !


Dossier complet de MIRABEL LNE sur le coût de cigeo :

http://pandor.at/p/fichiers/MIRABEL_LNE_cout_cigeo_vf.pdf

 

Notes :

* Commissariat à l'Energie Atomique

(1) Projet d'enfouir 99 % de la radioactivité présente sur le territoire Français à 500 mètres sous terre, à Bure en Lorraine – Champagne – Ardenne. La demande d'autorisation est sensée être déposée en 2015.

(2) Dernière estimation fin 2013 - hors assurance et fiscalité https://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Le-cout-de-production-de-l-electricite-nucleaire-actualisation-2014 (page 95 & annexe 13)

(3) http://www.ccomptes.fr/index.php/Publications/Publications/Les-couts-de-la-filiere-electro-nucleaire (Tableau page 199)

(4) http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/12/le-pdg-d-edf-veut-stabiliser-l-endettement-pour-pouvoir-investir_4574728_3234.html

(5) http://pandor.at/p/fichiers/Yves-Lenoir_cout.pdf

(6) 21% des charges de long terme des démantèlements relèvent d'AREVA http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/1207_10_Rapport_de_la_CNEF-2.pdf (Tableau 4 - page 10)

 

Lorraine

Les coûts de la filière électronucléaire et la gestion des déchets

Affaire du potentiel géothermique de Bure : les associations demandent à l'État d'invalider le périmètre d'implantation de Cigéo


Communiqué de presse commun du Réseau "Sortir du nucléaire" et des associations ASODEDRA, BureStop55, CEDRA, Les Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt-le-Château et MIRABEL - Lorraine Nature Environnement - 26 mars 2015


Affaire du potentiel géothermique de Bure :

les associations demandent à l'État d'invalider le périmètre d'implantation de Cigéo


Pour pouvoir implanter Cigéo, ce centre d’enfouissement des déchets radioactifs les plus dangereux, l’Agence pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a occulté un important potentiel géothermique présent dans le sous-sol. Ce faisant, elle a « oublié » de se mettre en conformité avec les critères de sûreté.
Aujourd’hui, le Tribunal de grande instance de Nanterre a refusé de prendre acte de la faute commise par l’Andra dans sa mission d'information, en déclarant que les associations n'avaient pas d'intérêt à agir.
Les associations Réseau "Sortir du nucléaire", Bure Stop 55, le CEDRA, l’ASODEDRA, Les Habitants Vigilants de Gondrecourt et MIRABEL Lorraine Nature Environnement, à l’origine du recours contre l’Andra, refusent de s’en tenir là. Le périmètre d’implantation de Cigéo ayant été déterminé sur des bases erronées qui niaient la ressource géothermique, elles demandent à l’État l’abandon du projet.


Un site pour l’enfouissement choisi en dépit des règles de sûreté

Ces déchets radioactifs resteront dangereux pour des centaines de milliers d’années. Pour déterminer un lieu destiné à leur enfouissement, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a mis en place des critères officiels : entre autres, ne pas enfouir de déchets à l’aplomb d’une ressource géothermique présentant un intérêt particulier. Une fois le site construit, l’ASN reconnaît le risque d’une perte de mémoire de celui-ci, qu’elle situe « raisonnablement au-delà de 500 ans » [1]. Si la ressource géothermique venait à être exploitée dans plusieurs siècles [2], les conséquences de la perforation des alvéoles de stockage et, de ce fait, des conteneurs de déchets seraient gravissimes pour la santé et la sécurité des populations.

Or, le sous-sol de Bure renferme une ressource géothermique conséquente, connue des géologues depuis les années 1980. Il aurait logiquement dû être déclaré impropre à l’enfouissement… mais l’Andra, depuis l’implantation du laboratoire de Bure, s’est efforcée de cacher l’existence de cette ressource ! Pourtant, celle-ci, mise en évidence par les analyses du docteur en géologie Antoine Godinot, est maintenant officiellement reconnue par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) et le cabinet d’experts indépendants GEOWATT ; même l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) reconnaît son caractère exploitable, le type de géothermie permettant une valorisation directe de la chaleur dans des réseaux de chauffage urbains, des industries ou des serres agricoles ! Les associations Réseau "Sortir du nucléaire", Bure Stop 55, le CEDRA, l’ASODEDRA, Les Habitants Vigilants de Gondrecourt et MIRABEL Lorraine Nature Environnement ont donc assigné l’Andra en justice pour faute, afin qu’elle réponde de ses manipulations.


N’en déplaise à l’Andra, la ressource géothermique est bien là !

Aujourd'hui, les associations sont scandalisées par la décision du tribunal, qui, tout en mésinterprétant leurs demandes, vient de déclarer qu'elles n'auraient pas d'intérêt à agir. Selon ce jugement, seules les autorités publiques pourraient donc engager la responsabilité de l'Andra pour faute !
Les associations envisagent donc de faire appel. Quoi qu’il en soit, ce jugement ne remet pas en cause l’existence de la ressource géothermique qui, grâce à la procédure lancée par les associations, est désormais communément admise.


Le périmètre d’implantation de Cigéo, basé sur des données erronées, doit être invalidé !

En 2010, la « Zone d’Intérêt pour la Reconnaissance Approfondie » (ZIRA), cette zone choisie pour implanter le centre d’enfouissement Cigéo, avait été validée par l’État sur la base d’un avis rendu par l’IRSN en 2009. Cet avis se fondait lui-même sur les résultats présentés par l’Andra qui niaient la ressource géothermique de Bure, concluant donc que « le forage traversant le Trias réalisé au centre de la zone permet[tait] de confirmer l’absence de potentiel géothermique exploitable à son aplomb ». Depuis, suite au travail mené par les associations, de nouveaux rapports et expertises sont venus contredire cet avis. En 2013, l’IRSN lui-même est revenu sur ses affirmations en admettant que « la formation argilo-gréseuse du Trias inférieur présente donc un potentiel géothermique » et reconnaissant la possibilité de son exploitation [3]. Le périmètre d’implantation de Cigéo a donc été déterminé sur des bases erronées. Les associations viennent d’écrire à l’Élysée, au Ministère de l’Écologie et à l’Andra pour leur demander d’invalider ce périmètre et de stopper au plus vite le projet Cigéo.


Consultez les courriers adressés au Président de la République, à la Ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie et au directeur de l’Andra.


Pour en savoir plus :

 

Notes :

[1] Ces critères ont été définis par la Règle fondamentale de sûreté de 1991, devenue Guide de sûreté en 2008 (§ A2-2.2.1. : "Géothermie et stockage de chaleur... les sites ne devront pas présenter d’intérêt particulier de ce point de vue").

[2] Avec l’épuisement du pétrole et du gaz, les ressources géothermiques en profondeur (>1000 mètres) sont de plus en plus précieuses pour le futur. En France, elles sont déjà exploitées par exemple dans le bassin parisien dans une couche d’âge Jurassique appelée Dogger (exploitation de type « BE », ou « basse énergie ») où elles chauffent environ 180 000 équivalents logements (cf. http://www.brgm.fr/projets/gestion-ressource-geothermique-dogger-ile-france).

[3] Voir le document de l’IRSN, p.28 http://pandor.at/p/fichiers/RTPRP-DGE2014-000672.pdf

 

Contacts presse :

Aspects techniques :

Antoine Godinot (docteur en géologie) - 03 52 45 01 29

Romain Virrion (hydrogéologue, Mirabel) - 09 81 98 30 12

Aspects juridiques :

Etienne Ambroselli (avocat) - 06 09 30 80 67

Marie Frachisse (juriste, Réseau “Sortir du nucléaire“) – 07 62 58 01 23

Réseau "Sortir du nucléaire" :

François Mativet - 06 03 92 20 13

Chargée de communication :

Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23


Retrouvez ce communiqué sur notre site :

http://mirabel-lne.asso.fr/content/delibere_geothermie_26032015

Retrouvez ce communiqué au format pdf :

http://mirabel-lne.asso.fr/f/delibere_geothermie_bure_26032015.pdf

 

 


Lorraine

Audience du 5 janvier : par le biais de son avocat, l'Andra continue de s'arranger avec ce qui dérange !

Réaction des associations ASODEDRA, BureStop55, Cedra52, Habitants Vigilants de Gondrecourt-le-Château, MIRABEL - Lorraine Nature Environnement, Réseau "Sortir du nucléaire" suite à l'audience du 05 janvier 2015 au TGI de Nanterre les opposant à l'ANDRA

 

Audience du 5 janvier : par le biais de son avocat, l'Andra continue de s'arranger avec ce qui dérange !

 

Le 5 janvier 2015, l'Andra (Agence Nationale pour la gestion des déchets radioactifs) a été convoquée devant le Tribunal de grande instance de Nanterre suite à l'assignation en justice pour faute déposée par 6 associations (ASODEDRA, BureStop55, Cedra52, Habitants Vigilants de Gondrecourt-le-Château, MIRABEL - Lorraine Nature Environnement, Réseau "Sortir du nucléaire").


Nos associations mettaient l'Andra en cause pour avoir dissimulé, pendant plus de 15 ans, des informations concernant la ressource géothermique à Bure, qui interdit l'implantation d'un site d'enfouissement de déchets radioactifs à cet endroit-là en raison d'un risque de perforation des déchets. Ce faisant, comme l'a démontré notre avocat, l'Andra a délibérément failli à sa mission d'information et de transparence, à laquelle elle est expressément tenue en tant qu'agence dotée d'une mission de service public.

« Nous voulons mettre fin à cet art de la désinformation pratiqué par l’Andra. Qu’un juge reconnaisse l'incapacité de l'ANDRA à dire la vérité sur les difficultés qu’elle rencontre dans l'accomplissement de sa mission de gestion à long terme des déchets radioactifs», a déclaré Me Etienne Ambroselli.

 

Cette désinformation s'est poursuivie en cours de procédure et jusqu'à l'audience. Les arguments soulevés par l'Andra n'ont rien apporté de nouveau ; leur faiblesse avait déjà été soulignée à plusieurs reprises dans les conclusions en réponse déposées avant l'audience par les associations (http://www.sortirdunucleaire.org/Bure-potentiel-geothermique).

Acculée dans ses retranchements, l'Andra est contrainte de faire évoluer son discours… et par voie de conséquence, d'aggraver sa désinformation du public. Après avoir prétendu à l'absence de potentiel géothermique, elle a dû reconnaître son existence ; désormais, pour contourner les problèmes de sûreté, elle prétend même qu'il serait possible d'exploiter la géothermie à côté du site, et que la sûreté du site n'en pâtirait pas !

Désormais, selon l'avocat de l'Andra, une perforation des déchets par un forage accidentel génèrerait cent fois moins de radioactivité que la radioactivité naturelle ! Ces déchets - de haute activité à vie longue -seraient donc anodins. Quant à la Règle Fondamentale de Sûreté, puis le Guide de Sûreté, ils seraient donc sans objet…

Lorsque la mémoire du site aura disparu et qu'un éventuel forage destiné à exploiter l'énergie du sous-sol (scénario tout à fait imaginable au vu de l'épuisement des ressources fossiles) perforera les galeries, les générations futures seront les victimes de l'irresponsabilité de nos dirigeants, qui auront autorisé un tel projet.


N'ayant pas d'argument supplémentaire, l'avocat de l'Andra n'a pas pu se justifier vis-à-vis des malfaçons et des dysfonctionnements inadmissibles constatés lors du forage géothermique, se contentant de prétendre que de tels problèmes (obstruction anormale des outils par de la boue, impossibilité de réaliser des tests de longue durée, échantillonnage non conforme, température mesurée hors des règles de l'art…) seraient "habituels".

 

Le délibéré sera rendu le 27 mars prochain à 14h. Nous espérons que la justice reconnaîtra l'évidence des éléments apportés par nos associations. 


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Pour aller plus loin : 

http://pandor.at/memoire


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Petite revue de presse sur le même sujet :

L'Est Républicain : http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2015/01/04/bure-ca-chauffe-pour-l-andra

LCI/TF1 : http://videos.tf1.fr/infos/2014/geothermie-contre-stockage-de-dechets-nucleaires-l-andra-en-8542108.html

Reporterre : http://reporterre.net/Pour-imposer-le-site-de-dechets

France 3 Lorraine : http://france3-regions.francetvinfo.fr/lorraine/2015/01/05/bure-geothermie-contre-stockage-de-dechets-nucleaires-l-andra-en-proces-623426.html

France 3 Champagne-Ardennes : http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/2015/01/05/geothermie-bure-l-andra-t-il-menti-624260.html

L'humanité : http://www.humanite.fr/proces-geothermie-contre-stockage-de-dechets-nucleaires-bure-561651


et suite à l'audience :
RTL.be http://www.rtl.be/info/magazine/science-nature/un-projet-controverse-de-stockage-de-dechets-dans-la-meuse-porte-en-justice-689224.aspx

L'Est Éclair : http://www.lest-eclair.fr/aube/geothermie-contre-dechets-l-andra-en-proces-aujourd-hui-ia0b0n326894

Le Figaro :
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/01/05/97002-20150105FILWWW00341-dechets-radioactifs-l-andra-devant-la-justice.php

http://www.lefigaro.fr/sciences/2015/01/05/01008-20150105ARTFIG00283-menace-sur-le-stockage-de-dechets-nucleaires-a-bure.php

20 minutes : http://www.20minutes.fr/planete/1510491-20150105-dechets-radioactifs-enfouis-bure-associations-attaquent-andra-justice

Sciences et Avenir : http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20150105.AFP4683/dechets-radioactifs-enfouis-en-lorraine-l-andra-devant-la-justice.html

BFMTVhttp://www.bfmtv.com/societe/dechets-radioactifs-enfouis-en-lorraine-l-andra-devant-la-justicebr-855883.html

France 3 Champagne Ardenne : http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/emissions/jt-1920-champagne-ardenne (avancer à 5 minutes)

Est Républicain : http://www.estrepublicain.fr/environnement/2015/01/05/cigeo-l-andra-a-la-barre

Journal de la Haute Marnehttp://www.jhm.fr/departement/actualites/19434-nucleaire-l-andra-a-t-ell...



Cigéo et géothermie à Bure...Une affaire brûlante!


Téléchargez ces deux communiqués au format pdf :

 
 


 
Communiqué 15/12/2014             www.burestop.eu       http://burezoneblog.over-blog.com/       http://pandor.at

Projet Cigéo et géothermie à Bure…Une affaire brûlante !
 
Une ressource géothermique enfin avérée qui remet les choix en cause 
Désormais, du BRGM(1) à l'IRSN(2), tout le monde est d'accord : il y a bien une ressource géothermique importante sous Bure ! Pourtant, l'absence de ressource géothermique d'intérêt particulier est un critère fondamental de sûreté(3) pour le choix du site du projet d’enfouissement des déchets nucléaires (projet CIGEO).
 
Le catastrophique forage 'EST433' en 2008 
Le forage 'EST433' réalisé en 2008 avait pour objectif de caractériser un gros aquifère et son potentiel géothermique dans le sous-sol de Bure. 
Dans le cahier des charges, l'Andra(4) avait imposé de laisser en trou nu (sans tubage de protection) un épais ensemble argileux friable qui présentait des zones caves et des instabilités de parois. Un colmatage inhabituel provoqué par de la boue et des sédiments a été constaté dès le début des tests. De très nombreux dysfonctionnements en découlent : coincement d'une sonde, comblement prématuré du forage par des fines d'argiles, abandon des tests de longue durée et de toute mesures fiables de température et de salinité. 
Dans son compte rendu, l'Andra a minimisé ces dysfonctionnements et a donné une interprétation erronée des résultats pour conclure à l'absence de potentiel géothermique. 
Six associations(5) ont dénoncé cette affaire. Une audience est prévue le 05 janvier 2015 à 15h au tribunal de Nanterre.
 
Salinité dans les grès du Trias, un échantillonnage douteux 
La salinité est un paramètre important notamment pour comprendre le fonctionnement des aquifères à l'échelle régionale, ce qui est essentiel dans le cadre du projet cigéo.
La confusion règne sur cette salinité qui, suivant les sources, oscille entre 20 et 180 g/l(6)
- Prélèvement de la saumure lors du forage 'EST433', ce qui était prévu :
Afin d'obtenir des fluides les plus représentatifs possibles de la formation géologique, des pompages d'une durée d'une semaine étaient prévus dans le cahier des charges. Le suivi de la qualité du fluide et de son conditionnement devaient être strictement encadrés.
- Prélèvement de la saumure lors du forage 'EST433', ce qui s'est fait :
Rien de tout cela n'a eu lieu. Lors du test de pompage n°2, sur une durée d'environ 8h, 35m3 de fluide ont été récupérés. Cette saumure a du traverser le manteau de boue de forage du pourtour de la crépine puis passer dans la crépine "remplie de boue solide jusqu'à proximité de son sommet" pour ensuite être conditionnée dans d'obscures conditions.
 
Des éléments erronés glissent d'un service de l'État à un autre
Le CLIS(7) de Bure a demandé une expertise au BRGM. Présentée le 17/11/14 en assemblée générale, cette expertise récapitule les nombreux travaux qui, entre 1976 et 2008, montrent l'intérêt indéniable du potentiel géothermique du sous-sol de Bure.
Cependant, ce rapport donne une description erronée de la façon dont les tests du forage 'EST433' ont été réalisés :
En premier lieu, ce rapport valide les résultats du test n°1 alors que ce test n'est pas interprétable(8).
Mais plus grave, le texte "BRGM" avance que le test n°2 aurait été un 'slug test', c'est à dire un test qui n'utilise pas de pompe(9). Ainsi, il sous-entend que la saumure aurait été prélevée ultérieurement.
Pourtant, le contrôleur du maître d’œuvre du forage(8) s'étonne que le 'slug test' prévu lors du test n°2 ait été omis. Il n'y a jamais eu de 'slug test' pour le test n°2. Ce test était bel et bien un test de pompage durant lequel le prélèvement de 35m3 de saumure a été effectué dans les conditions déplorables décrites plus haut. 
Nous recommandons de demander au CLIS de Bure le rapport des opérateurs de ces tests qui décrit ces opérations. 
Cette affirmation erronée de l'absence de pompe pour l'un des tests figurait dans une publication antérieure de l'Andra(10) et a donc 'glissé' d'un service de l’État à un autre...
 
Mais ce sont des "responsables" qui glissent d'un service de l'État à un autre !
En réalité les géothermiciens professionnels du BRGM ne disent rien sur des tests hydrauliques dont ils avaient été exclus aussi bien lors de leur conception que de leur réalisation par l'Andra et opérateurs privés. Le texte "BRGM" renvoie à un tableau intitulé de manière erronée : "tableau-résultat des deux slug-tests (Andra)". Il ne fait donc que citer l'Andra.
Il y a eu justement des nouveaux arrivants au BRGM depuis ces tests. Patrick Landais (ancien Directeur du CREGU Société civile Areva-Total), actuel Directeur scientifique du BRGM, a été 12 ans le grand Directeur scientifique de l'Andra notamment lors de la conception et la réalisation de ce forage EST433. De même, l'hydrogéologue de l'Andra qui donnait les ordres lors de ces tests du forage EST433, Georges Vigneron, est lui aussi maintenant au BRGM...
 
Un nouveau forage est nécessaire 
Si le test de pompage n°2 nous donne des informations incontestables sur les capacités de production de la ressource géothermique de Bure, au moins équivalentes à celles des exploitations du Dogger Parisien(11), les dysfonctionnements notables du forage 'EST433' empêchent de caractériser précisément la ressource géothermique (température, salinité). 
Ainsi, un nouveau forage doit être envisagé et mis en œuvre de manière impartiale et indépendante afin de caractériser précisément la ressource du Trias et du Permien sous Bure. En attendant, cette question fondamentale de sûreté et toutes les interrogations qu'elle soulève devraient suffire à elles seules à stopper tout avancement du projet CIGEO et à annuler le projet
 
CONTACTS : Mirabel LNE : 09 81 98 30 12 - Antoine Godinot : 03 52 45 01 29
___________________________________
Notes :
1 Bureau de recherche géologique et minière (BRGM)
2 Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN)
3 Règle fondamentale de sûreté ASN (Autorité de sûreté Nucléaire)
4 Agence National pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA)
7 Comité Local d'Information et de Surveillance
8 Rapport de Contrôle scientifique - tests entre obturateurs EST433 Trias - pour le Maitre d'œuvre Egis-géotechnique, 24/07/08
9 http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-63598-FR.pdf, "slug-tests", p. 18 et tab. 2 p. 20 et p. 31
10 Landrein, Ph. - Vigneron, G. - Delay, J. - Lebon, P. - Pagel, M. 2013, "Lithologie, hydrodynamisme et thermicité dans le système recoupé par les forages Andra de Montiers-sur-Saulx (Meuse)" 


 
 
Communiqué 09/12/2014             www.burestop.eu       http://burezoneblog.over-blog.com/       http://pandor.at 

Géothermie avérée sous BURE...

L'enfouissement des déchets nucléaires dans Cigéo serait illégal et risqué

L'Andra a "oublié" de se mettre en conformité avec les exigences de l'ASN et c'est grave
Dès 1980, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a défini des critères officiels pour choisir un lieu pour l'enfouissement des déchets nucléaires qui puisse garantir la « sûreté nucléaire » pour les centaines de milliers d'années pendant lesquelles ces déchets restent dangereux. Ces critères officiels stipulent notamment qu'il ne faut pas se mettre au dessus d'une ressource géothermique dite « d'intérêt particulier »(1)
En effet, quand on aura oublié l’existence de ces déchets nucléaires enfouis, il ne faudrait pas qu'un jour futur des personnes aillent forer le sous-sol pour exploiter cette ressource énergétique propre(2). Ces personnes risqueraient alors de tomber nez à nez avec les déchets radioactifs et de provoquer des dégâts irrémédiables et incontrôlables sur le monde du vivant.
Fait inquiétant, en dépit des rapports de géologie appliquée existants qui indiquaient un bon potentiel géothermique depuis les années 1980, un forage profond n'a été réalisé à Bure qu'en 2008 pour voir si la ressource existait. Le "laboratoire" y a été autorisé bien avant, en... 1999.
En recoupant les différentes études depuis 1980, il apparaît pourtant clairement que cette ressource est optimale -production de chaleur, voire d'électricité- juste en dessous du lieu actuellement choisi.
 
Eau chaude sous BURE : l'IRSN change d'avis et adapte - dangereusement- son discours aux événements 
En 2009, l'IRSN(3), organisme officiel de recherche de l’État en matière de sûreté nucléaire, concluait : « le forage traversant le Trias réalisé au centre de la zone permet de confirmer l'absence de potentiel géothermique exploitable à son aplomb. »
La validation par l’État en 2010 de la ZIRA(4), cette zone choisie pour installer un centre d'enfouissement (Cigéo)(5) repose sur cet avis de l'IRSN.
Entre 2010 et 2013, de nouvelles expertises scientifiques sont venues pourtant contredire cet avis.
En 2013, l'IRSN revient sur ses affirmations : « la formation argilo-gréseuse du Trias inférieur présente donc un potentiel géothermique. Celui-ci pourrait être compatible avec une exploitation de type BE(2). Ce type d’exploitation est associé à des usages permettant une valorisation directe de la chaleur, par exemple dans des réseaux de chauffage urbains. », des serres agricoles, etc...
 
Alors, Cigéo n'a rien à faire à BURE ?
Les faits sont là. L'avis de l'IRSN qui a servi à la validation de la « ZIRA » par l’'État est techniquement erroné.
L’'État doit donc revenir sur cette validation et stopper le projet CIGEO(5).
Même si la ressource géothermique est désormais avérée, de nombreuses incertitudes persistent encore. Température, salinité, épaisseur exploitable et possibilité de haute énergie plus profonde (Permien) sont encore mal déterminées et doivent être étudiées. En effet, de nombreux dysfonctionnements ont été constatés lors du forage géothermique réalisé en 2008. Les résultats et la présentation qui en a été faite pour conclure à l’absence de ressource – désormais démentie - posent aussi de nombreuses interrogations. 
 
L'Andra mise en demeure de s'expliquer
Toutes ces questions font actuellement l’objet d’un recours des associations(6) qui demandent que la faute de l’ANDRA soit reconnue dans cette affaire.
Le 5 janvier 2015, au Tribunal de Nanterre, sera jugée la plainte des associations. Un appel est lancé pour aller soutenir celles-ci : + d'infos à venir.
 
Déchets nucléaires – Arrêtez d'en produire, surtout ne pas enfouir 
Ni ici ni ailleurs !
 
CONTACTS : Mirabel LNE : 09 81 98 30 12 - Antoine Godinot : 03 52 45 01 29
________________________________________________________
Notes :
1 Règle fondamentale de sûreté - ASN
2 Avec l'épuisement du pétrole et du gaz, les ressources géothermiques en profondeur (>1000 mètres) sont de plus en plus précieuses pour le futur. En France, elles sont déjà exploitées par exemple dans le bassin parisien (exploitation de type BE : basse énergie) où elles chauffent environ 180 000 équivalents logements (cf. http://www.brgm.fr/projets/gestion-ressource-geothermique-dogger-ile-france
3 Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN)
4 ZIRA, Zone d'Intérêt pour la Reconnaissance Approfondie
5 cigéo, Centre Industriel de stockage géologique pour les déchets radioactifs de moyenne et haute activité

A consulter :
- Tract A4 recto verso - coordination BURESTOP, 17/11/2014 : Géothermie à Bure, l'IRSN prend-t’elle position au GRÈS du vent ?
- Synthèse des commentaires sur la présentation de l'IRSN d'Avril 2014 (MIRABEL LNE) : http://pandor.at/p/fichiers/synthese_geothermie_IRSN_2014.pdf
- Dossier assignation géothermie :


Lorraine

Géothermie à Bure : la Lorraine est assise sur un gisement d’énergie…renouvelable !

 

    





Communiqué de presse, vendredi 08 Novembre 2013

France Nature Environnement et MIRABEL Lorraine Nature Environnement

Retrouvez ce communiqué sur le site internet de France Nature Environnement :

http://www.fne.asso.fr/fr/geothermie-a-bure-la-lorraine-est-assise-sur-un-gisement-d-energie-renouvelable.html?cmp_id=33&news_id=13474


Géothermie à Bure : la Lorraine est assise sur un gisement

d’énergie…renouvelable !


Comme le supposait déjà le BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minière) dès 1976, une contre expertise vient de confirmer que le sous sol de Bure présente un intérêt particulier pour l’exploitation géothermique. Une donnée qui aurait pu faire de l’ombre au choix du site pour le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires si elle n’avait pas été minimisée par l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets RAdioactifs). Explications.


Une ressource dissimulée

L’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) estime dès 1991 que la présence d’une ressource géothermique doit être évitée dans la recherche d'un site pour le laboratoire puisqu’elle ferait peser des risques de forages géothermiques dans le centre de stockage dans le futur, lorsque la mémoire du site sera perdue. Malgré ces recommandations fondamentales et les travaux antérieurs existants, il faudra attendre 2008, 12 ans après l’installation du laboratoire de Bure, pour que, sous la pression des associations, un forage destiné à mieux caractériser cette ressource soit réalisé par l'ANDRA.


Au moins l’équivalent de la ressource francilienne en Lorraine

Pourtant, la ressource de Bure est au moins équivalente à celle du Dogger dans le bassin parisien, aujourd’hui largement valorisée. C’est ce que met en lumière l’étude réalisée par le cabinet suisse expert en géothermie Géowatt, à la demande du CLIS (Comité Local d’Information et de Surveillance) de Bure, et rendue public le 04 novembre 2013.

« Le forage de 2008 était colmaté par de la boue et les tests n'ont pas été réalisés entièrement. De plus, l'étage inférieur (Permien) n'a pas été exploré alors qu’il doit être intéressant vu son épaisseur exceptionnelle. Pour l'ANDRA, le débit est de 5 m3/h. Selon Géowatt, c'est environ 300 m3/h. On sait déjà depuis les travaux du BRGM en 1976 que la géothermie est bonne. Aujourd'hui, à 2 ans de la demande d'autorisation de Cigéo, on ne connaît toujours pas plus précisément cette ressource. Cette question fondamentale doit être approfondie au plus vite. » explique Romain Virrion, directeur de MIRABEL LNE.


La Lorraine doit revoir sa copie

Le Schéma Régional Climat Air Energie de Lorraine avait déclaré qu’il n’y avait pas de potentiel géothermique en Lorraine. Avec les révélations découlant de l’étude Géowatt, la Lorraine va devoir revoir sa copie.

« La géothermie à Bure est exploitable dans l’immédiat  comme dans le bassin parisien. C’est une énergie propre, disponible, stratégique d’autant plus dans le cadre de la transition énergétique et une chance pour la Lorraine. » déclare Bruno Genty, président de FNE.

 

Télécharger ce communiqué au format pdf

Téléchargez le rapport Géowatt

Téléchargez la lettre de MIRABEL LNE : SRCAE & Géothermie profonde

http://pandor.at/fr/memoire


Vidéo sur la géothermie : 

http://www.dailymotion.com/video/xnno21_la-geothermie-en-ile-de-france_tech



 

Lorraine
Date: 
Vendredi, 8 Novembre, 2013 (Jour entier)

Potentiel géothermique occulté de Bure : les associations assignent l'Andra en responsabilité pour faute

Communiqué de presse commun du Réseau "Sortir du nucléaire" et des associations BureStop55, MIRABEL Lorraine Nature Environnement, Les Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt-le-Château, CEDRA52 et ASODEDRA- 30 avril 2013


Potentiel géothermique occulté de Bure : les associations assignent l'Andra en responsabilité pour faute



Le Réseau "Sortir du nucléaire" et les associations BureStop55 (Meuse), MIRABEL Lorraine Nature Environnement (Mouvement InterAssociatif pour les besoins de l'Environnement en Lorraine), Les Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt-le-Château (Meuse), CEDRA52 (Haute-Marne) et l'ASODEDRA (Vosges) assignent l'Andra en responsabilité pour faute. L’Andra a délibérément dissimulé l'intérêt de la ressource géothermique à Bure afin de favoriser l'implantation de CIGÉO, le site national prévu pour  l'enfouissement des déchets radioactifs en profondeur.

L’Andra annonce un potentiel géothermique médiocre à Bure…
Depuis 1994, l’Andra cherche à implanter à Bure (Meuse) un site d’enfouissement de déchets en profondeur. En 2008, elle fait effectuer un forage profond pour vérifier le potentiel géothermique de la région. En effet, le Guide de sûreté relatif au stockage définitif de 2008 énonce qu'on ne doit pas enfouir des déchets radioactifs à l'aplomb d'une ressource géothermique. L’Andra annonce alors un débit de 5m3/h. Comparant ce débit aux "150 à 400 m3/h" des exploitations géothermiques, elle martèle que le potentiel géothermique est "faible", "médiocre", sans intérêt.

... mais a délibérément faussé le forage !
Ce que l'Andra s'est bien gardée de dire, c'est qu’elle avait fait prévoir une pompe dont le débit maximal était de 6 m3/h.
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est que l’appareillage était obstrué par des boues.
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est qu’elle a imposé de laisser à nu 90 mètres de roche argileuse friable juste au-dessus des mesures. Les débris d'argile tombés dans le forage ou arrachés par le passage des outils ont été à l'origine de dysfonctionnements fatals (tests inexploitables, perte d'une coûteuse sonde CNRS, etc.).
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est qu’elle n'a pas respecté son propre cahier des charges pour les tests.
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est qu’il existe un potentiel géothermique plus profond donc plus chaud (100°C et plus), d'une épaisseur exceptionnelle à l'aplomb de Bure. L'Andra a trompé tout le monde, y compris les scientifiques, et en particulier la communauté des géologues.

Face aux manipulations de l'Andra, les associations saisissent la justice
Mise en demeure pour faute le 19 décembre 2012 par les associations, l'Andra, par réponse du 18 janvier 2013, a reconnu que la ressource géothermique à l'aplomb du site de Bure était "bonne". Mais elle refuse d'en tirer les conséquences et cherche à tromper une nouvelle fois, en utilisant à mauvais escient des cartes qui répertorient le potentiel géothermique à très faible profondeur. Destinées à l'installation de pompes à chaleur, ces cartes n'ont strictement rien à voir avec la géothermie profonde.

Les associations se tournent aujourd'hui vers la justice afin que la faute de l'Andra soit reconnue. Alors que la France doit changer d’urgence de modèle énergétique, l’Andra a choisi de dissimuler une ressource en énergie renouvelable pour imposer une installation nucléaire qui risque de contaminer toute une région !

Retrouvez le dossier technique sur le potentiel géothermique de Bure :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Bure-potentiel-geothermique

Explication en vidéo par Antoine Godinot, docteur en géologie :
http://www.youtube.com/watch?v=xmnsTM7HluE

Contacts presse :

Aspects techniques :
Antoine Godinot (docteur en géologie) - 03 52 45 01 29

Aspects juridiques :
Marie Frachisse (juriste, Réseau "Sortir du nucléaire) - 07 62 58 01 23
Etienne Ambroselli (avocat) - 06 09 30 80 67

Associations :
Nadine Schneider (BureStop 55) - 06 85 50 82 77
Romain Virrion (hydrogéologue, Mirabel) - 09 81 98 30 12

Chargée de communication :
Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23

Lorraine

Le préfet autorise l'ANDRA à pénétrer dans des parcelles privées des habitants autour de Bure !

(BURESTOP 55 + EODRA + BZL + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT)

 

COMMUNIQUE DU 28/09/2015

 

 

Le préfet autorise l'ANDRA à pénétrer dans des parcelles privées des habitants autour de Bure !

Des propriétaires démunis sont victimes d'un grave défaut d'information.

La coordination BURESTOP dénonce ces procédés inacceptables !

 

Ces temps ci, les arrêtés sortent de la préfecture comme les petits pains du four du boulanger. Alors qu'aucune demande d'autorisation pour Cigéo n'a été déposée, l'ANDRA tente de préparer le terrain : achats fonciers, fouilles archéologiques, préparation lignes RTE, déviations de route, etc. Mais c'est quoi ces façons de faire, implanter un Cigeo non autorisé en bétonnant des pylones, en déviant des départementales et en faisant partir ailleurs les agriculteurs ?

 

Un nouvel arrêté d'autorisation de pénétration dans les parcelles privées pour les communes de Gondrecourt, Horville en Ornois et Bure est sorti il y a quelques jours. Légalement, cet arrêté auraient du comporter les noms des propriétaires des terrains concernés et la durée d'occupation de ces parcelles. Ces éléments ne figurant pas sur l'arrêté, les propriétaires mal informés ne sont pas en mesure de se concerter et de se préparer correctement à la venue de l'ANDRA. Ces travaux de reconnaissance, en vue de la préparation de la demande d'autorisation de création de Cigéo, incluent des implantations de forages de reconnaissance, de passages de camions vibreurs pour les études géotechniques et impliquent des coupes d'arbres et autres dommages aux propriétés.

 

Ainsi, l’État manque à ses obligations d'informer correctement les propriétaires et empêche (ainsi/répétition) la population de s'organiser pour contester ce qu'il voudrait lui imposer au forceps. Les associations ont réagi aussitôt et ont déjà distribué aux habitants de ces communes un tract expliquant comment agir si l'ANDRA tente de pénétrer chez eux...

 

Déchets nucléaires – ne pas enfouir - arrêter d'en produire – Cigéo, en finir !

 

Pièce jointe :

 - Arrêté d'autorisation de pénétration dans les parcelles et annexes

- Tract - Droit des riverains face à l'ANDRA : Que faire lorsque l'ANDRA se présente à mon domicile ?


Ce CP au format pdf ici


Meuse

Mandres en Barrois La délibération d’échange du bois communal avec un bois de l’ANDRA serait illégale

COMMUNIQUE DE PRESSE

23/09/2015

Mandres en Barrois

 La délibération d’échange du bois communal avec un bois de l’ANDRA serait illégale

Dans les villages autour de Bure, aux confins de la Meuse, la Haute-Marne et les Vosges, l’ANDRA (Agence Nationale de Gestion des Déchets Radioactifs) tisse patiemment sa toile.

Achat après achat, et quel que soit le prix à payer, l’ANDRA -directement ou via la SAFER - s’approprie les  bois et les terres agricoles nécessaires  au projet CIGEO (près de 3000 hectares à ce jour). Mais des voix s’élèvent ici et là pour dénoncer les pressions exercées sur les habitants. Et des habitants résistent.

Dans un courrier en date du 21 août 2015, des habitants de Mandres en Barrois contestent la légalité de la délibération municipale et adressent un recours gracieux et hiérarchique au Maire de la commune et au Préfet du département.

Rappel des faits 

Le 13 janvier 2013, par  referendum local, les habitants rejettent par 50 voix contre 35 un projet d’échange -pourtant très alléchant-  proposé  par l’ANDRA : 220 hectares de forêt communale sur le territoire de la commune contre 370 hectares situés dans différentes communes entre 5 et 11 km de distance et de nombreux  avantages « en nature » comme un emploi pour tout habitant qui en ferait la demande sur la durée des travaux liés à Cigéo (100 à 150 ans), des facilités pour l’exploitation des bois, l’affouage, la chasse… *1

Le conseil municipal de l’époque -comme il s’y était engagé-  entérine 2 jours plus tard ce vote par une délibération de refus de l’échange.

En 2015, les élus municipaux du nouveau conseil désavouent les habitants majoritairement hostiles au marché et facilitent ainsi  l’installation du projet CIGEO 

Le 02 juillet, après plusieurs contacts et réunion à huis clos avec l’ANDRA, le nouveau conseil municipal revient sur ce referendum défavorable et vote à une courte majorité les pleins pouvoirs au Maire pour conclure avec l’ANDRA une convention d’échange du bois communal Lejus avec un bois situé sur la commune voisine de Bonnet. La convention proposée comporte certes quelques avantages pour la commune mais surtout l’ANDRA s’arroge ad vitam aeternam le droit de pénétrer à sa guise dans le nouveau bois communal pour y mener, sous les fenêtres des habitants de Mandres, les études  environnementales nécessaires aux travaux de construction et de fonctionnement du centre d’enfouissement des déchets radioactifs CIGEO ( lequel n’est pour l’instant pas encore autorisé…).Un bois de substitution, en sursis, qui n’appartiendrait à la commune de Mandres qu’en théorie puisque l’ANDRA y serait comme chez elle et sur un territoire entièrement  confisqué par le nucléaire.

Le front du refus

A ceci près que des habitants, une fois de plus, ne sont pas d’accord et sont furieux d’avoir été tenus à l’écart d’une décision qu’ils jugent défavorable aux intérêts de la commune. Et ils sont maintenant un tiers du corps électoral de cette petite commune à avoir envoyé un courrier demandant l’annulation de la délibération.

Malgré la pression exercée par les agents de l’ANDRA chargés du rachat des terres -qui ne s’aventurent que protégés par des vigiles-,  malgré l’omniprésence des forces de gendarmerie dans les villages, des habitants ont décidé de résister.

Pour installer Cigéo, un très vaste territoire est en cours d'annexion entre les 4 villages les plus proches, dont Mandres en Barrois et Bonnet, soit un futur désert entièrement dédié à la poubelle nucléaire. *2

Le volte-face du nouveau conseil municipal est sans doute la goutte d’eau qui a fait déborder le vase !

Des habitants de Mandres en Barrois


*1
http://lesoufflecestmavie.e.l.f.unblog.fr/files/2013/01/bure-130113-mandres-ne-pas-divulguer.pdf

*file:///C:/Users/a/AppData/Local/Microsoft/Windows/Temporary%20Internet%20Files/Content.IE5/GEG4RXTY/aire_etude_RTE_contraintes_environnementales%5B1%5D.pdf

Contacts :

Mandres en Barrois : 06 44 79 02 87

Mirabel-LNE juriste : 09 81 98 30 17


Version pdf ici

Meuse

Incertitudes technologiques majeures et force publique omniprésente : c’est bien, Cigeo/BURE ! La CNE s'inquiète



Communiqué Coordination BURESTOP
(BURESTOP 55 + EODRA + BZL + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT) 
Lundi 8 février 2015
 
 
Incertitudes technologiques majeures et force publique omniprésente :

c’est bien, Cigeo/BURE !

La CNE s'inquiète


La Commission nationale d’Evaluation (CNE) a présenté un rapport n°8 au ton inquiétant jeudi 5 février 2015 au CLIS de Bure, à la salle des fêtes de Tréveray (55).
De nombreuses questions ont été posées par le public aux membres de la CNE, qui faisaient part d’inconnues récurrentes quant à la faisabilité industrielle de CIGEO, à deux ans de la Demande d’autorisation de création de Cigéo (DAC). Selon elle : des questions doivent encore être instruites avant d’aboutir à des solutions industrielles utilisables pour la DAC

Pour la Coordination BURESTOP, la réalité s'impose, au fur et à mesure qu'approchent les échéances concrètes. L'enfouissement des déchets atomiques les plus dangereux est un projet incensé, qui dépasse l'entendement. Le bon sens exige l'arrêt immédiat de celui-ci. A noter que depuis début 2014, certains élus ou nucléocrates tentent de le faire passer en force, au sein de projets de lois sans rapport* (Loi TE et Loi Macron), peur de remettre au grand jour les tares majeures du dossier ?

L'ANDRA annexe notre territoire pour enfouir : "alors on y met tout ?"
L’inventaire des déchets destinés à l’enfouissement n’est pas terminé et il s’élargit toujours. S’annoncent à présent de nouveaux déchets : des déchets FAVL**, des combustibles usés et du plutonium, avec un impact certain sur l’architecture du centre de stockage.
En clair, à BURE se prépare une poubelle nucléaire majeure, qui accueillera toute une gamme de déchets atomiques français voire européens***, dont on ne sait que faire, avec tous les risques majeurs que cela induit. En douce et toujours sans rien demander aux citoyens.
 
Déchets MAVL, une usine à gaz à haut risque
Si l’Andra aurait -juste- assuré maîtriser les risques d’explosion côté déchets MAVL, la CNE alerte entre autre, sur un point à étudier sérieusement : "le comportement de l’argilite du massif en présence de gaz, (…) avec le risque de voir se créer une fissuration du champ proche". 
Les déchets MAVL qui sont prévus pour la première phase de remplissage de Cigeo, en 2025, dans 10 ans, posent toujours d'énormes inconnues, côté comportement, s’ils sont bourrés dans des galeries à 500m sous terre. Cela sera-t-il résolu pour 2017 ?
 
Apparition d’une nouvelle feuille de route : optimiser le stockage pour en réduire les coûts
La CNE s’inquiète de la dérive « pour des motifs essentiellement économiques » en matière de nouvelles orientations : optimisations /simplifications des processus pour le stockage des MAVL, stockage direct de certains colis primaires, réduction possible du nombre d’alvéoles...
Tiens, la pression exercée en 2011 par M. Proglio/EDF pour faire un Cigeo « discount » à 16 milliards au lieu des 35 annoncés serait-elle en train d’agir ?
Ce qui fait dire à la CNE : « la commission s’inquiète que des évolutions qu’elle considère comme importantes et qui ne relèvent pas d’un simple ajustement soient encore à l’étude."
 
D’ailleurs on attend toujours le prix de Cigéo
La CNE le dit bien, c’est pas simple de chiffrer un projet aussi gigantesque et aussi flou à la fois.
Pas étonnant que l’ANDRA repousse le chiffrage : comment chiffrer quoi que ce soit à ce niveau d’incertitudes et aussi comment ne pas faire peur au contribuable ?
 
Enfin, côté démocratie et expression des riverains, il faudra repasser
Pour la Coordination BURESTOP, la véritable annexion du territoire autour de BURE s’amplifie avec les achats fonciers par l’ANDRA et il y a lieu de s’alarmer.
La forte -et injustifiable- présence policière, sur le parking jeudi soir lors de la réunion de la CNE est un avant-goût de ce qui se prépare : tolérance zéro en matière d’expression -et de droits- pour les riverains contraints de vivre aux abords d'une méga-poubelle nucléaire, si le projet Cigeo aboutit.
Nous serons contraints de subir des pertes prévisibles, passées sous silence, évacuées, jamais annoncées : hectares de forêts rasées, zone de 30 km2 désertifiée à terme, dévalorisation rapide du foncier et de l’habitat, dangers des milliers de transports de déchets nucléaires, impact négatif sur les productions locales agricoles, agro-alimentaires, touristiques. Sans compter un impact inéluctable sur l’environnement : rejets gazeux radioactifs permanents, risque d’accident majeur dans les galeries souterraines (par incendie ou explosion), contamination radioactive de voies de transports (routes dans les villages et gares alentours)...
Pour finir, qui a dit, et cela ferait rire si ce n’était pas aussi caricatural, que "Cigéo est un projet de territoire car on va créer de la richesse et pas en détruire" ? Pierre-Marie Abadie, tout nouveau directeur général de l’ANDRA (Est républicain-24/01/2015).
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RENDEZ- VOUS à ne pas manquer : RANDONNEE ACTIVE / CHAINE HUMAINE 100000 PAS A BURE - Dimanche 7 juin 2015
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Contacts : 06 86 74 85 11 - 03 29 75 19 72  - www.burestop.eu - http://pandor.at/fr - burezoneblog.over-blog.com/
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Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d’en produire
* Cigeo cherche nouvelle loi : http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article624 
** Déchets FAVL 2008/2009 : http://burestop.free.fr/spip/spip.php?rubrique11 
***La directive européenne du 19 juillet 2011 qui  permet le stockage à l'étranger des déchets radioactifs devra être transposée dans le droit français très prochainement suite au vote de la loi sur la transition énergétique.
Lorraine

Ségolène Royal fait une promotion éhontée d'un nucléaire plus que jamais incontournable selon elle. Et les déchets, on en fait quoi ?

 

COMMUNIQUE 14 janvier 2015

 

 

Ségolène Royal fait une promotion éhontée

d'un nucléaire plus que jamais incontournable selon elle.

Et les déchets, on en fait quoi ?

 
"L’énergie nucléaire est un atout, même si demeurent des questions sur la gestion des déchets et l’approvisionnement en uranium. »
La toute récente déclaration de la Ministre de l’Ecologie et du développement durable à L’Usine nouvelle (13/01/2015)* relève soit d’ignorance profonde, soit de clientélisme... ou alors d’imposture ?
 
Ignorance, non !
Ségolène Royal sait parfaitement que les déchets nucléaires pèseront lourd dans la balance du futur et mènent tout droit à l’impasse.
Confrontée dans les années 1990 aux projets d’enfouissement de ceux-ci, elle avait su alors s’y opposer fermement et pointer le fardeau qu’ils signifient. 
L’aurait-elle oublié ?
Continuer à produire des déchets radioactifs ingérables et aggraver une situation déjà alarmante en construisant de nouvelles centrales est inacceptable.
 
Clientélisme ?
Jouer les VRP d’un nucléaire aussi controversé, ne pas limiter pas la durée de vie des centrales ou projeter la construction de nouveaux réacteurs, ainsi que Ségolène Royal l’annonce ouvertement, est directement lié aux intérêts industriels et politiciens. 
Faire le jeu du tout-puissant lobby nucléaire est tout simplement incompréhensible, voire suicidaire.

Imposture
Est-ce bien François Hollande qui, en 2012, a dit : j’engagerai la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% à 50% à l’horizon 2025 (…) ? Quid des millions de français qui ont cru qu’un jour, un gouvernement aurait le courage de lancer le début du chantier de la sortie du nucléaire ?

Spéculation
S'agit-il d'une opération de communication pour sauver une filière nucléaire (EDF / AREVA) au bord du gouffre financier ?Ce matin, EDF perdait à 10h30 en Bourse ce qu'elle avait gagné hier suite à l'effet d'annonce. AREVA perdait mardi aussi un énorme contrat avec le Royaume Uni (Retraitement de déchets nucléaires)**.
 
La Coordination BURESTOP s’indigne des déclarations de la Ministre de l’Ecologie et réitère*** sa demande d’entretien auprès d’elle.
Ségolène Royal termine ainsi son entretien : « Il faut écouter les citoyens, répondre à leurs questions dès le début, mieux les associer à l’élaboration des décisions qui les concernent et de solutions garantes de l’intérêt général ».
Ce que les collectifs approuvent mais il est certain qu’ils ne se contenteront pas d’effet d’annonce sans mesures concrètes, et certainement pas de débats dits publics à la sauce Cigéo comme en 2013.
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Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d'en produire !
Contacts - BURESTOP 55 : 06 86 74 85 11 - Mirabel Lorraine Nature Environnement  : 09 81 98 30 12
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*** : Rappelons la demande de RDV envoyée par 7 associations, en date du 08/12/2014, renouvelée dans un message électronique fin décembre, et à ce jour sans réponse.


Dossier sur l'inventaire des déchets HA et MAVL : http://pandor.at/fr/inventaire


Effet yoyo sur le cours des actions EDF en Bourse de l'annonce de Ségolène Royal :

Lorraine
Date: 
Mardi, 13 Janvier, 2015 (Jour entier)

VICTOIRE des Bure Haleurs

Meuse
Date: 
Lundi, 8 Juillet, 2013 (Jour entier)

Vidéo du débat contradictoire sur les risques du projet CiGeo à Bure

BURE : projet de stockage en profondeur

des déchets radiocatifs en Meuse/Haute-Marne

 

Revivez l'intégralité du débat contradictoire sur le projet CiGeo à Bure

entre Bertrand Thuillier, scientifique, et Fabrice Boissier, ANDRA

lors de la réunion du 24 septembre 2012 à Bure







Vidéo-conférence de B.Thuillier sur les risques du projet CIGEO

Le 13 juin 2012 à Ligny-en-Barrois (55) en présence de Corinne LEPAGE, députée européenne, et devant 300 personnes dont beaucoup d'élus, Bertrand THUILLIER, docteur en sciences, est venu exposer avec beaucoup de pédagogie les considérables risques à court terme du projet CIGéo de l'ANDRA à Bure.


Plusieur thèmes ont ainsi pu être abordés et analysés au cours de cette conférence :

1. Nuisances : Rejets gazeux / Transports / Emprise du projet

2. SécuritéRisques pour le personnel / Risques d’explosion / Risques d’incendie

3. Aspects économiquesCoûts directs du site / Coûts potentiels et réversibilité / Coûts environnementaux et d’image 

 

Vous pouvez dès à présent visionner l'intégralité de la vidéo-conférence à ces adresses :

Module 1 : Introduction de Jean-Marc FLEURY - Intervention de Corinne LEPAGE

Module 2 : Conférence de Bertrand THUILLIER (début)

Module 3 : Conférence de Bertrand THUILLIER (suite 1)

Module 4 : Conférence de Bertrand THUILLIER (suite 2)

Module 5 : Conférence de Bertrand THUILLIER (fin) - Questions/Réponses (début)

Module 6 : Questions/Réponses (suite 1)

Module 7 : Questions/Réponses (suite 2)

Module 8 : Questions/Réponses (fin)

Ainsi que le support de la présentation : conférence-débat projet Cigéo à Bure

 

Et aussi le communiqué de presse MIRABEL LNE du 12 Juin 2012 :

BURE/CIGEO : Une révélation! Des déchets radioactifs à l'air libre pendant 100 ans...


Est Républicain du 16 juin 2012 : Bure : Corinne Lepage dit non !

Est Républicain du 13 juin 2012 : BURE : les risques analysés par un scientifique

 


VISITEZ PandOra,







diaporama : CIGEO ou le refus d'enfouir les dechets radioactifs - ni ici, ni ailleurs !


Diaporama libre d'utilisation (sous réserve de mentionner la source) pour organiser conférences, débats, réunions publiques etc...


Comment l'ANDRA a imposé le projet à la population

 

Historique du projet, acceptabilité sociale, nucléarisation du territoire...

 

 

 

PREAMBULE :


Le projet de Centre industriel de stockage géologique Cigéo est un projet unique en son genre puisqu’il a la prétention de pouvoir techniquement et financièrement accueillir -au minimum- sur un même site dans l’Est de la France les déchets HA et MAVL, soit 99% de la radioactivité issue des déchets des 58 réacteurs électronucléaires français et d’en confiner à 500 mètre sous terre la radioactivité pour des centaines de milliers d’années. Le projet Cigéo ne devait être initialement qu’un laboratoire de recherche (c’est ce que les élus 55 et 52 ont naïvement voté) mais il risque de se transformer en une gigantesque boîte de Pandore d’ici 2025.


CIGEO veut s’imposer aux populations locales et plus globalement à l’ensemble du pays, mais CIGEO n’est pas encore décidé, n’a pas encore d’autorisation administrative et il n’y a pas encore de déchets radioactifs à BURE.

 

 

SOMMAIRE DU DIAPORAMA :


Un projet d’enfouissement qui remonte à 30 ans et qui tente de s’imposer par tous les moyens


L’ANDRA joue l’acceptabilité sociale du projet


Un rouleau compresseur sur le terrain et un projet qui a déjà englouti des sommes colossales, avant le DAC !


La colonisation du territoire par la pieuvre nucléaire


Tandis que le gouvernement tente de passer CIGEO en force, pour continuer le nucléaire comme jamais…


…David se bat contre Goliath



Téléchargez le diaporama - Comment l'ANDRA a imposé le projet à la population

Historique du projet, acceptabilité sociale, nucléarisation du territoire...

et le texte d'accompagnement

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Lorraine