Nucléarisation du territoire

 

Recherches sur la nucléarisation du territoire autour de CIGEO

Depuis la loi de 2006 qui a entériné l’enfouissement des déchets radioactifs à Bure comme seule et unique solution de gestion des déchets Haute Activité et Moyenne Activité Vie Longue, un phénomène nouveau s’est subrepticement infiltré sous couvert d’accompagnement économique du territoire: l’implantation exclusive d’entreprises nucléaires autour de CIGEO comme unique réponse économique aux besoins de développement du secteur. Largement financés par les pouvoirs publics –dont le Groupe d’Intérêt Public mais pas seulement-, les emplois créés sont faibles en nombre mais extrêmement coûteux. Au passage, les acteurs du nucléaire récupèrent ainsi leur mise de fonds via les GIP 52 et 55. Dissimulée à la population, cette volonté émane des acteurs du nucléaire (voire des plus hautes instances de l’Etat) et a été mise en œuvre avec l’appui des chambres économiques des départements 52 et 55. Elle s’accompagne de la mise en place de formations aux métiers du nucléaire. De toute évidence, avec les besoins autour de la maintenance des centrales vieillissantes et du démantèlement, notre région a été ciblée pour prendre le relais du Cotentin et de la Vallée du Rhône, déjà saturées. Derrière le vocable de pôle d’excellence se cachent en fait des industries sales et dangereuses.

Ce n'est certes pas dans ce sens que nous aurions envisagé la transition énergétique et le développement économique de notre territoire. La vigilance doit être intensifiée ainsi que la mise en œuvre des solutions de substitution aux énergies fossiles et nucléaire sur l'ensemble du Grand-Est.  Démarrée au dernier trimestre 2016, cette étude se poursuit en 2017.

 

Meuse