Projet CIGEO - Les opposants tiennent leur réunion d'information sur le pavé !


Communiqué Coordination BURESTOP (BURESTOP 55 + EODRA + BZL + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT)

et d'habitants de Mandres en Barrois


COMMUNIQUE  jeudi 08 octobre 2015

Projet CIGEO d'enfouissement des déchets nucléaires
 

Les opposants tiennent leur réunion d'information sur le pavé!


Après avoir déposé un recours contre la délibération du Conseil municipal de Mandres en Barrois (qui livre le bois communal à l'ANDRA), des habitants ont invité les associations opposées au projet de Bure à faire le 02 octobre dernier une soirée d'information sur place pour les habitants des villages environnants.
Devant le refus obstiné du Maire de Mandres d'accorder la salle communale (en raison du thème de la réunion),et malgré un appel téléphonique à la préfecture de la Meuse,c'est dehors que la séance s'est tenue, en toute convivialité: couvertures, vin chaud et soupe chaude, fauteuils de jardin et projection sur ...le mur extérieur de la salle communale!


Transparence et nucléaire n'ont jamais fait bon ménage
Alors que l'ANDRA dispose -pour inonder la population de généralités sur le projet- d'un budget annuel de 650 000€ par an, les citoyens de leur côté doivent rechercher et analyser jour après jour  les informations que l'ANDRA veut bien ou est contrainte de laisser filer pour que le projet suive son cours.
Les derniers documents publiés par l'étude RTE d'alimentation électrique, ainsi que les documents récents de l'ANDRA ont laissé les habitants pantois: ils y ont découvert comment leur territoire de vie et de travail allait être occupé, si le gouvernement donne le feu vert au projet, par 550 à 600 hectares d'installations d'accueil, de stockage, de descenderie, de galeries souterraines, de puits de rejets de gaz radioactifs, de verses de roche excavée...
Il y en aura partout: au dessus, avec une zone de stockage en surface dont l'emprise a triplée; en dessous, des galeries jusque sous les villages , autour, avec les routes et voies ferrées d'amenée des colis, sous les fenêtres des uns, dans les bois et les champs des autres!

Des risques insensés pour les populations, une vision d'apocalypse insupportable pour beaucoup!
Et quelqu'un dans l'assistance de renchérir: et avec tout çà, que le maire ait refusé la salle, c'est franchement dégueulasse! Il est allé jusqu'à récupérer  les clefs de la salle auprès d'une conseillère municipale et n'était plus joignable.

Le projet se concrétise sur le terrain, alors même que le dossier de demande de création n'est pas déposé!
Sur le terrain, on creuse déjà, on bétonne, on reprend des terres agricoles, on achète des bois.
L'ANDRA effectue à grande échelle des travaux "préparatoires": fouilles archéologiques préventives, déviation de route, aménagement de voie ferrée, études pour l'implantation d'un transformateur électrique sur 7 hectares...
En France, il n'est pas interdit de commencer un chantier alors même que le projet n'a pas encore reçu d'autorisation administrative de création. L'industriel prend alors ce que l'on appelle un "risque  financier et industriel". C'est choquant en tous temps et en tous lieux, mais en plus, ici, ce n'est pas un industriel qui prend le risque, c'est l'ANDRA donc l'Etat, et à Bure ce sont déjà plus d'1,5 milliards d'euros d'argent public qui ont été jetés par les fenêtres pour un centre d'enfouissement qui n'a pas d'existence légale! Cherchez l'erreur!
Toute la vie locale s'en ressent: arrêtés préfectoraux pour effectuer les travaux dans les parcelles privées, travaux parfois sans que les propriétaires soient prévenus, surveillance permanente par les forces de gendarmerie et les vigiles de l'ANDRA, bouleversement des terres agricoles, prévisions de coupes dans les forêts...
Dans l'assistance, les gens réagissent: Il faudrait faire des réunions d'information comme çà partout; Ici, c'est Andraville: on ne peut même plus aller se balader dans nos forêts sans qu'on vous demande ce que vous faites là......

Que va t-il se passer dans les mois qui viennent?
La tension est palpable, la crainte de voir le projet  être autorisé pourrait céder la place à la colère, légitime.
"Si çà continue, je sors le tracteur"...dit l'un des habitants...et les associations en appellent à l'action collective.
Ce projet à hauts risques nous menace tous, nous ne voulons pas en être les cobayes.
Seuls, on n'est rien; ensemble, on est plus forts...


Déchets nucléaires, ne pas enfouir, arrêtez d'en produire ! Cigéo, en finir

Contacts presse
Coordination Burestop
: 03 29 75 19 72 / 06 16 35 49 95
www.burestop.eu - http://pandor.at




Lorraine
Date: 
Jeudi, 8 Octobre, 2015 (Jour entier)