Pas de répit pour le renard roux!

Pas de répit pour le Renard roux !

Une atteinte à la vie sauvage et à la démocratie !

  

Depuis le 1er janvier 2013, toutes les décisions des autorités publiques susceptibles d’avoir une incidence sur  l’environnement  doivent  être soumises à consultation du public préalablement à leur adoption. L’objectif  est à la fois l’information et la participation des citoyens, invités à s’exprimer sur les projets de décisions depuis les grandes stratégies nationales jusqu’aux décisions des autorités  locales.

 

Dans le cadre de la consultation publique relative à un projet d’arrêté préfectoral autorisant la destruction des renards par tirs de nuit sur 170 communes du département de la Moselle, une importante mobilisation citoyenne a tenté de donner un peu de répit à l’animal : En vain   !

 

Les  associations  deprotection  de   la   nature,   de   nombreux   scientifiques,  des   élus régionaux,  des  agriculteurs,  et  de  très  nombreux  usagers  de  la  nature  ont  fait  entendre  la voix du renard et celle de la nature en exprimant au préfet leur opposition à ce projet d’arrêté.

 

Malgré cette importante mobilisation, le préfet de la Moselle s’assoit sur les 674 contributions reçues, toutes défavorables à la prise de cet arrêté et décide, en faisant fi de tous les arguments exposés, de le mettre en application  !

 

Plus qu’une atteinte à la biodiversité, à la vie sauvage et au Renard roux, c’est l’idée même que l’on peut se faire d’une démocratie qui est remise en   question.

 

Malgré cette  forte  opposition  et  l’aberration  de  ces  mesures,  la  signature  de  cet  arrêté*  a  eu  lieu  le  30  septembre2016.

 

Les nombreuses contributions appuyées par des études scientifiques ont souligné que :

-  la régulation de l’espèce est inutile et que le statut « d’espèce nuisible » est totalement dénué de sens écologique  ;

-  la prédation exercée par le renard sur les espèces dites « gibier » (faisans, perdrix, lièvre) est peu significative et quand prédation il y a, elle ne peut en aucun cas représenter un motif autorisant             sa destruction acharnée. Son régime alimentaire est composé majoritairement de petits rongeurs (plusieurs milliers par an et par renard ! ) et il ne fait aucun doute qu’il joue un rôle important dans       le contrôle des populations de micromammifères comme bien d’autres espèces dont certaines sont également classées nuisibles (martre, fouine, belette, putois..). Il est à ce titre un précieux allié de l’agriculture et remplace avantageusement certaines substances chimiques hélas encore utilisées en dépit des effets dévastateurs sur la biodiversité  ;

-  l’implantation d ‘une espèce exotique ( le Faisan de Colchide lâché en masse (9000 individus) sur ces 170 communes),n’estpassansconséquencessurlesécosystèmes.Onnepeutprétendre«réguler»unprédateur autochtone au profit d’une espèce issue d’élevage relâchée uniquement pour être tuée par les chasseurs   !

-Unetellerégulation,bientropforte,augmentelerisquesanitairepourl’hommevis-à-visd’une maladie,l’échinococcosealvéolairedontlesrenardsnesontquelesvecteursinvolontaires (tout comme le chien et le chat domestique peuvent l’être).  En tentant d’éliminer  les renards, on ne fait    que modifier les structures des populations et les territoires laissés vacants par les adultes tués, sont rapidementoccupéspardesjeunes,dontonsaitquelachargeparasitaireestbienplusimportante. Bien que seule une vingtaine de cas d’échinococcose alvéolaire soient diagnostiqués annuellement       en France, la maladie semble en augmentation et certaines études permettent de s’interroger légitimementquantàl’incidencedeladestructiondurenardsurlaprogressiondelamaladie. Bien que le principe de précaution soit adossé à la Constitution de l’Etat français, son représentant dans le département de la Moselle ne semble entendre que les sirènes d’un vivier potentiel d’électeurs et refuse de reconnaître l’existence d’un risque sanitaire que par son attitude il cautionne.

 - De nombreuses contributions (dont certaines de chasseurs) ont également mis en exergue le caractère indispensable du rôle que joue le renard au sein de nos écosystèmes, la dangerosité de ces tirs nocturnes, et plus globalement leurs oppositions à cet acharnement    cynégétique.

 

Les nombreuses associations de protection de la nature qui militent pour la protection du renard roux sont scandalisées par de telles mesures, elles se rassemblent, reçoivent de plus en plus de soutiens et communiquent largement : Conférence de presse « Renard roux » le 12 septembre Neuves-Maisons (www.youtube.com/watch?v=mXR6zJWgPk4)

 

Ces dernières viennent de solliciter un rendez-vous avec le préfet de la Moselle et déposeront des recours gracieux.

 

Unepétitioncontrelaprisedecetarrêtécirculesurinternetetarecueilliplusde35000signatures:

www.mesopinions.com/petition/animaux/suppression-chasse-nuit-visant-eliminer-renards/23824

 

Classé « nuisible » dans la quasi-totalité des départements français, le renard roux est chassé 10 mois sur 12, piégé et déterré toute l’année par des moyens le plus souvent barbares et mutilants. Plus de 13 000 renards sont tués à la chasse par an en   Moselle.

 

Au détriment de l’intérêt général, uniquement pour satisfaire des intérêts cynégétiques, le renard roux sera donc détruit même la nuit sur 170 communes mosellanes entre Metz et Châteaux-Salins.

 

 

Le Collectif Renard Grand Est

 Contact presse : franckvigna@sfr.fr / 06 20 18 52 22

 
Le Collectif Renard Grand Est est composé de 44   associations

 

 

* Cet arrêté préfectoral ainsi que la synthèse qui découle de la consultation publique sont disponibles sur : http://www.moselle.gouv.fr/Actualites/Avis-de-mise-a-disposition-du-public-tir-de-nuit-du-renard-sur-le-territoire-Entre-Seille-et-Nied

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